Jean PERROT est né le 24 juin 1904 à Rives (Isère) et est décédé le 29 novembre 1943 à Grenoble, assassiné par la Gestapo lors de la “Saint-Barthélemy grenobloise“.
Issu d’une famille industrielle, Jean PERROT suit des études préparatoires à Grenoble en vue d’intégrer l’École Polytechnique. Une chute de cheval en 1924 le laisse paralysé des membres inférieurs jusqu’en 1928. Réformé pour l’armée, il poursuit ses études et obtient une licence en droit en 1928. Il travaille ensuite au Crédit lyonnais, effectuant un stage à Londres de 1930 à 1932. En 1933, il devient docteur en droit à la faculté de Grenoble. Il épouse Renée Morin, petite-fille de l’industriel Louis Sappey, et devient gérant-associé des établissements Sappey, spécialisés dans la fabrication de boutons-pressions et de fermetures à glissière.
Engagement dans la Résistance
Au printemps 1942, Jean PERROT participe à un stage à l’École des cadres d’Uriage. En novembre de la même année, il est contacté par un ouvrier de son entreprise qui lui propose de devenir chef départemental du mouvement Franc-Tireur, succédant au docteur Gaston VALOIS. Il accepte immédiatement et organise les services techniques et administratifs du mouvement.
Sous le pseudonyme de “Delamothe“, Jean PERROT coordonne les activités du mouvement Franc-Tireur en Isère. Il supervise le placement et le ravitaillement des jeunes dans les maquis, le noyautage des administrations publiques, ainsi que des missions d’espionnage et de contre-espionnage. Il est également membre du directoire des Mouvements unis de la Résistance.
Le 29 novembre 1943, deux membres de la Gestapo se présentent à son entreprise. Après une violente discussion, Jean PERROT est abattu dans son bureau. Il décède à 19 heures à l’hôpital. Son beau-frère, Jean Fouletier, également blessé, est arrêté et déporté à Bergen-Belsen, où il meurt en avril 1945.
Camarades de combat
Jean PERROT travaille en étroite collaboration avec le docteur Gaston VALOIS et le commandant Albert REYNIER. Il est également en contact avec d’autres figures de la Résistance grenobloise.
Décorations
Jean PERROT a été reconnu comme “Mort pour la France”.
Rues ou lieux de mémoire
Le 22 décembre 1944, le conseil municipal de Grenoble attribue le nom de Jean PERROT à une grande avenue de la ville.
En 2014, une plaque est dévoilée sur le site des anciens établissements Sappey, en hommage à Jean PERROT.
Références bibliographiques
- Union des habitants du quartier, Grandes et petites histoires des rues du quartier Exposition-Bajatière, Édition Patrimoine et développement, Grenoble, 2007.
- Jean-Claude Duclos, Grenoble en Résistance 1939–1944, Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, 2004.
Références bibliographiques
Jean Perrot, industriel et résistant grenoblois, Claude Muller, Presses Universitaires de Grenoble, 2004. Cet ouvrage retrace le parcours personnel et professionnel de Jean Perrot, depuis ses études de droit jusqu’à son engagement dans la Résistance grenobloise. L’auteur revient sur son rôle dans les réseaux clandestins et sur les circonstances de son arrestation puis de son assassinat lors de la Saint-Barthélemy grenobloise de novembre 1943. Le livre éclaire également les liens entre les milieux industriels de Grenoble et la Résistance.
La Saint-Barthélemy grenobloise, Pierre Bolle, Presses Universitaires de Grenoble, 1994. Cette étude historique détaille les rafles et assassinats perpétrés par la Gestapo et la Milice à Grenoble en novembre 1943. Jean Perrot y apparaît parmi les principales victimes de cette répression visant les élites résistantes locales. L’auteur s’appuie sur des archives judiciaires, policières et des témoignages pour reconstituer les événements et leurs conséquences sur la Résistance iséroise.
Grenoble et le Vercors dans la tourmente, Yves Farge, Éditions sociales, 1945. Ancien commissaire de la République, Yves Farge revient sur l’organisation de la Résistance dans la région grenobloise et sur les réseaux ayant soutenu le maquis du Vercors. Jean Perrot est évoqué comme figure du milieu économique engagé contre l’Occupation. L’ouvrage décrit également la violence de la répression allemande et les assassinats de novembre 1943.
Histoire de la Résistance en Isère, Alain Belmont, Glénat, 2002. Cet ouvrage propose une synthèse détaillée des mouvements de Résistance en Isère entre 1940 et 1944. Plusieurs chapitres sont consacrés aux responsables civils et industriels ayant participé à l’organisation clandestine à Grenoble, parmi lesquels Jean Perrot. Le livre analyse également la Saint-Barthélemy grenobloise comme moment clé de la répression allemande dans la région alpine.
Grenoble 1940-1944 : chronique d’une ville sous l’Occupation, Jean-Marie Guillon, Éditions de l’Atelier, 1998. L’auteur retrace la vie politique, économique et sociale de Grenoble durant l’Occupation allemande. Jean Perrot est présenté dans le contexte des réseaux de Résistance issus des milieux industriels et intellectuels grenoblois. L’ouvrage revient sur les opérations de la Gestapo contre les résistants et sur les assassinats ciblés de novembre 1943.
Le Vercors, histoire et mémoire d’un maquis, Gilles Vergnon, Éditions de l’Aube, 2002. Bien que centré sur le maquis du Vercors, ce livre évoque largement les soutiens grenoblois à la Résistance et les personnalités ayant contribué à son organisation matérielle et financière. Jean Perrot y est mentionné dans le cadre des réseaux de soutien issus du monde industriel. L’auteur replace les événements de Grenoble dans l’ensemble de la lutte résistante alpine.
Références internet
Jean PERROT Cette notice du Maitron présente la biographie détaillée de Jean Perrot, industriel grenoblois engagé dans la Résistance. Elle retrace son parcours universitaire, son activité professionnelle au sein des établissements Sappey et son implication dans les mouvements clandestins. Le texte revient également sur son assassinat par la Gestapo lors de la Saint-Barthélemy grenobloise du 29 novembre 1943.
https://maitron.fr/spip.php?article176764
Jean Perrot – Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère Cette fiche biographique du musée départemental revient sur le parcours personnel et résistant de Jean Perrot. Elle détaille son engagement dans les réseaux grenoblois, ses responsabilités économiques et son assassinat par les services allemands. Le document replace également son destin dans le contexte de la répression menée contre les résistants isérois à l’automne 1943.
https://musees.isere.fr/musee/musee-de-la-resistance-et-de-la-deportation-de-lisere
La Saint-Barthélemy grenobloise Cet article historique revient sur les assassinats perpétrés à Grenoble entre le 25 et le 30 novembre 1943 contre plusieurs figures de la Résistance locale. Jean Perrot figure parmi les victimes ciblées par la Gestapo et la Milice. Le texte explique les circonstances politiques de cette vague de répression et son impact sur les réseaux résistants de l’Isère.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Barth%C3%A9lemy_grenobloise
Jean Perrot, un résistant grenoblois Cette page commémorative présente le parcours de Jean Perrot et son engagement dans les réseaux de Résistance grenoblois. Elle insiste sur son rôle d’industriel patriote et sur les circonstances de sa mort en novembre 1943. Le site évoque également les hommages rendus à sa mémoire à Grenoble après la Libération.
https://www.ajpn.org/personne-Jean-Perrot-5335.html
Les victimes de la Saint-Barthélemy grenobloise Cette ressource historique recense les résistants assassinés à Grenoble lors des événements de novembre 1943. Jean Perrot y est présenté aux côtés d’autres responsables civils et militaires de la Résistance locale. Le document fournit des éléments biographiques et des précisions sur les opérations de la Gestapo dans la ville.
https://www.memoiresdeguerre.com/article-perrot-jean-18836986.html
Grenoble sous l’Occupation Cette page pédagogique des Archives départementales de l’Isère décrit la vie quotidienne et les activités de Résistance à Grenoble pendant la Seconde Guerre mondiale. Jean Perrot est mentionné parmi les personnalités engagées dans les réseaux clandestins de la région. Le site replace son assassinat dans la politique de terreur menée par l’occupant allemand en 1943.
https://archives.isere.fr
Les rues de Grenoble : avenue Jean-Perrot Cette présentation historique de l’avenue Jean-Perrot explique l’origine du nom attribué à cette grande artère grenobloise après la Libération. Elle retrace brièvement la biographie de Jean Perrot et rappelle son engagement résistant ainsi que son assassinat par la Gestapo. Le document témoigne de la mémoire locale entretenue autour de cette figure grenobloise.
https://www.grenoble.fr
Le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère Le site officiel du musée propose des ressources sur les mouvements résistants isérois et les grandes figures de la Résistance locale. Jean Perrot y apparaît dans les dossiers consacrés à la répression allemande et à la Saint-Barthélemy grenobloise. Plusieurs documents et parcours pédagogiques permettent d’approfondir l’histoire de la Résistance à Grenoble.
https://musees.isere.fr/musee/musee-de-la-resistance-et-de-la-deportation-de-lisere
Mémoire des hommes – Jean Perrot Cette fiche mémorielle du ministère des Armées contient des informations administratives relatives à Jean Perrot et à son statut de victime de guerre. Elle permet de confirmer les dates et lieux liés à son décès et à son engagement patriotique. Le site constitue une source officielle importante pour les recherches biographiques sur les résistants français.
https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
La répression allemande à Grenoble en 1943 Cette étude historique revient sur les méthodes utilisées par la Gestapo contre les réseaux résistants de Grenoble et de l’Isère. Jean Perrot est cité parmi les personnalités assassinées lors des opérations de novembre 1943. Le texte met en évidence la volonté allemande de décapiter les structures dirigeantes de la Résistance locale.
Les grandes figures de la Résistance en Isère Cette ressource pédagogique consacrée aux résistants isérois présente plusieurs biographies de personnalités engagées contre l’Occupation. Jean Perrot y figure comme représentant du monde industriel ayant soutenu activement la Résistance grenobloise. Le document rappelle les circonstances de son assassinat et la place qu’il occupe dans la mémoire locale.
https://www.fondationresistance.org/pages/rech_doc/grandes-figures-isere.htm