Jean BISTÉSI est né le 9 juillet 1906 à Fraize (Vosges) et a été abattu le 29 novembre 1943 à Grenoble (Isère) par la Gestapo lors de la “Saint-Barthélemy grenobloise”
Issu d’une famille vosgienne réfugiée à Marseille en 1914, Jean BISTÉSI s’installe à Grenoble en 1924 pour y suivre des études d’électrochimie. En 1927, il intègre le laboratoire de la faculté des sciences, où il travaille au service des échantillonnages et d’analyse des produits électrométallurgiques. Au début de la Seconde Guerre mondiale, il est envoyé en mission en Indochine pour mettre au point un échantillonnage de tungstène, métal stratégique pour l’industrie d’armement
Engagement dans la Résistance
De retour en France en 1940, Jean BISTÉSI choisit le camp de la Résistance en aidant au camouflage des minerais les plus précieux pour la guerre.
En 1942, après une rencontre avec Marie REYNOARD, il rejoint le mouvement Combat.
Il devient chef de la branche Recrutement-Organisation-Propagande (ROP) de ce mouvement, puis chef départemental .
Sous divers pseudonymes tels que “Mutte”, “Besson”, “Piccard” ou “Hourst”, Jean BISTÉSI coordonne les activités du mouvement Combat en Isère. Il supervise le recrutement, l’organisation et la propagande, jouant un rôle central dans la structuration de la Résistance locale .
Le 29 novembre 1943, alors qu’il sort de l’Institut d’électrochimie et d’électrométallurgie après avoir donné un cours, Jean BISTÉSI est abattu sans sommation par la Gestapo lors de la “Saint-Barthélemy grenobloise”, une opération de répression visant à éliminer les chefs de la Résistance iséroise
Camarades de combat
Jean BISTÉSI collabore étroitement avec Marie REYNOARD, qu’il remplace à la tête du mouvement Combat en Isère. Il est également en contact avec d’autres figures de la Résistance grenobloise, telles que Jean PERROT et Gaston VALOIS
Décorations
Jean BISTÉSI a été décoré à titre posthume de la Médaille de la Résistance française avec rosette
Rues ou lieux de mémoire
Une plaque commémorative est inaugurée le 29 novembre 1944 dans le hall de l’Institut d’électrochimie et d’électrométallurgie de Grenoble en mémoire de Jean BISTÉSI.
Une rue de Grenoble porte également son nom .
Références bibliographiques
- André Gueslin, Les facs sous Vichy: étudiants, universitaires et Universités de France, page 129.
- Grenoble Libérée – Grenoble 40-44, une ville en résistance.
Références internet
- Maitron – Fusillés 40-44
Une notice détaillée sur Jean BISTÉSI, ses pseudonymes, son rôle dans la Résistance et les circonstances de son exécution. - Ville de Grenoble – La Résistance
Présentation de la Résistance à Grenoble, mentionnant Jean BISTÉSI parmi les figures locales. - Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère
Le musée évoque Jean BISTÉSI dans ses expositions, notamment son rôle dans le mouvement Combat.