Henri KRASUCKI (1924–2003) fut un résistant, déporté, syndicaliste et dirigeant communiste français. Membre actif des FTP-MOI pendant la Seconde Guerre mondiale, il devint plus tard secrétaire général de la CGT et une figure emblématique du mouvement ouvrier français.
Né le 2 septembre 1924 à Wołomin, en Pologne, Henri KRASUCKI émigre en France en 1928 avec sa mère pour rejoindre son père, Isaac, militant communiste polonais réfugié à Paris. La famille s’installe à Belleville, quartier ouvrier et cosmopolite du 20ᵉ arrondissement. Après avoir obtenu un CAP d’ajusteur, il travaille chez Renault à Boulogne-Billancourt
Engagement dans la Résistance
Dès 1940, Henri KRASUCKI rejoint les Jeunesses communistes clandestines, puis la section juive de la Main-d’œuvre immigrée (MOI). Il devient responsable du recrutement des jeunes pour les FTP-MOI à Paris. Sous les pseudonymes de « Mésange » et « Bertrand », il participe à des actions de sabotage et de propagande
Arrestation et déportation
Le 23 mars 1943, Henri KRASUCKI est arrêté à Paris avec sa compagne Paulette Sliwka. Torturé par la police française, il est ensuite interné à Fresnes, puis transféré à Drancy. Le 23 juin 1943, il est déporté à Auschwitz par le convoi n°55. Affecté au camp annexe de Jawischowitz, il est ensuite transféré à Buchenwald en janvier 1945, où il participe à l’insurrection du camp avant sa libération
Retour à la vie civile et engagement syndical
De retour en France en avril 1945, Henri KRASUCKI reprend son métier d’ajusteur et s’engage activement dans le mouvement syndical. Il devient permanent de la CGT en 1947, puis secrétaire général de l’Union départementale de la Seine en 1949. Il gravit les échelons pour devenir secrétaire général de la CGT de 1982 à 1992, succédant à Georges Séguy
Décorations
Les sources disponibles ne mentionnent pas explicitement les décorations reçues par Henri KRASUCKI.
Lieux de mémoire
- Place Henri-Krasucki : inaugurée en 2005 dans le 20ᵉ arrondissement de Paris, à proximité de son ancien domicile au 107 rue des Couronnes
- Plaque commémorative : apposée au 8 rue Stanislas-Meunier (Paris 20ᵉ), lieu de son arrestation en 1943
Références bibliographiques
- Henri Krasucki : 1924–2003, Christian Langeois, Le Cherche Midi, 2012.
- Henri Krasucki (en souvenirs), Pierre Tartakowsky, Éditions Aden, 2003.
- La CGT. Audience et organisation, Dominique Andolfatto et Dominique Labbé, La Découverte, 1997.
- Le Mémorial de la déportation des Juifs de France, Serge Klarsfeld, FFDJF, 2012.
Références internet
- Fondation de la Résistance Portrait détaillé de Henri KRASUCKI, mettant en lumière son rôle dans la Résistance et son parcours syndical.
Lien : https://www.fondationresistance.org/pages/rech_doc/portrait-3.htm - Musée de la Résistance en ligne Photographie anthropométrique de Henri KRASUCKI prise lors de son arrestation en 1943, avec contexte historique.
Lien : https://museedelaresistanceenligne.org/media10646-Henri-KrasuckiMusée de la Résistance en Ligne - Le Maitron – Dictionnaire biographique Biographie détaillée de Henri KRASUCKI, couvrant son engagement dans la Résistance et sa carrière syndicale.
Lien : https://maitron.fr/spip.php?article137530
pseudonymes de « Mésange » et « Bertrand »,