La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

MOLLE Eugène Aimé

Eugène Aimé MOLLE, né le 24 avril 1895 à Aubenas (Ardèche), mort le 20 mars 1978 à Saint-Tropez (Var), français.

Eugène Aimé Molle naquit le 24 avril 1895 à Aubenas, dans l’Ardèche. Les sources militaires et biographiques le présentent fréquemment sous la forme abrégée « Aimé Molle », tandis que son identité complète apparaît comme Eugène Aimé Molle. Il embrassa très tôt la carrière des armes et intégra l’École spéciale militaire de Saint-Cyr.

La Première Guerre mondiale interrompit ou accéléra sa formation. Il servit dans les 2e et 4e bataillons de chasseurs à pied, unités d’infanterie légère particulièrement engagées dans les opérations de montagne et les combats difficiles. Il termina le conflit avec le grade de capitaine. Son comportement au feu lui valut six citations, ce qui atteste une activité opérationnelle soutenue et reconnue par le commandement.

Un journal tenu par Aimé Molle entre le 3 août 1914 et le 8 juin 1915, alors qu’il servait comme lieutenant au 4e bataillon de chasseurs à pied, est signalé dans les fonds privés du Service historique de la Défense. Ce document constitue une source de première main sur son expérience initiale de la guerre, mais son contenu intégral n’a pas été consulté au cours des présentes recherches.

Entre les deux guerres, il poursuivit une carrière d’officier d’infanterie. Les étapes intermédiaires de son avancement, ses affectations et sa formation d’état-major ne sont pas entièrement détaillées dans les ressources accessibles en ligne, mais sa présence dans les unités de chasseurs et ses responsabilités ultérieures montrent qu’il acquit une solide expérience du commandement, de l’instruction et des opérations en terrain difficile.

Engagement dans la Résistance et dans la libération du territoire

Eugène Molle ne fut pas un résistant clandestin au sens habituellement donné à ce terme. Il appartenait à l’armée régulière et joua son rôle principal dans la reconstitution des forces françaises, les campagnes de Norvège, d’Italie et de France, puis dans l’intégration militaire des unités issues de la Résistance intérieure.

En mai 1940, il participa à la campagne de Norvège au sein du corps expéditionnaire français commandé par le colonel Antoine Béthouart. Il prit part à la préparation et à l’exécution de l’offensive sur Narvik, qui aboutit à la prise de la ville le 28 mai 1940. Il fut cité à l’ordre de la 1re division légère de chasseurs.

Après la reprise des opérations françaises en Afrique du Nord, il exerça de décembre 1943 à juin 1944 le commandement du 8e régiment de tirailleurs marocains. Il participa avec cette unité à la campagne d’Italie, au cours de laquelle les formations de l’armée d’Afrique furent engagées dans des combats particulièrement difficiles. Le 5 juillet 1944, il fut promu général et prit le commandement de l’infanterie de la 2e division d’infanterie marocaine.

Son rôle dans l’histoire de la Résistance commence véritablement à l’automne 1944, lorsque les unités des Forces françaises de l’intérieur, souvent constituées dans les maquis ou les combats de la Libération, affluèrent vers la 1re armée française afin de poursuivre la guerre contre l’Allemagne.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Le général Molle n’appartint à aucun réseau clandestin identifié. Il releva de l’armée régulière française et, à partir de l’automne 1944, de l’état-major de la 1re armée commandée par le général Jean de Lattre de Tassigny.

Sa relation avec les Forces françaises de l’intérieur fut institutionnelle et militaire. Le décret du 23 septembre 1944 officialisa la fusion progressive des FFI avec les forces régulières. Le général de Lattre lui confia ensuite la mission de préparer l’intégration des unités résistantes dans la 1re armée.

Le titre de « général adjoint chargé des FFI » résume cette fonction. Il ne désignait pas un commandement clandestin, mais une responsabilité d’état-major portant sur l’organisation, l’instruction, l’équipement, l’encadrement et l’emploi militaire des formations issues de la Résistance.

Missions et actions

Selon le propre exposé du général Molle, le 25 septembre 1944, alors qu’il se trouvait à Grenoble à la tête de l’infanterie de la 2e division d’infanterie marocaine, il reçut un télégramme le convoquant d’urgence au poste de commandement du général de Lattre à Besançon. Dès le lendemain, de Lattre lui confia la mission de superviser l’ensemble des questions relatives à l’équipement, à l’instruction, à l’organisation et à l’encadrement des unités FFI qui rejoignaient la 1re armée.

Le général Molle prit effectivement contact avec les formations FFI à partir du 1er octobre 1944. Il décrivit des unités animées d’un désir très fort de combattre, mais souvent mal vêtues, insuffisamment armées et très diversement organisées. Certaines se présentaient comme des colonnes, des brigades, des corps francs, des régiments, des bataillons ou des commandos, avec des effectifs et des structures très éloignés des normes de l’armée régulière.

La première difficulté fut matérielle. La 1re armée dépendait largement de l’intendance américaine, qui ne distribuait équipements et armements qu’en fonction d’effectifs officiellement reconnus. Il fallut donc négocier des dotations supplémentaires et prélever, lorsque cela était possible, du matériel sur les unités déjà constituées afin d’équiper les nouveaux combattants.

La mission ne se limitait cependant pas à distribuer des uniformes et des armes. L’enjeu principal consistait à transformer des unités nées dans la clandestinité, aux effectifs et aux cadres très variables, en formations capables de participer au combat interarmes moderne. Molle devait harmoniser les structures sans détruire les liens de confiance forgés dans les maquis.

Le général de Lattre refusa en principe une « cannibalisation » brutale des unités résistantes, c’est-à-dire leur dispersion complète dans les régiments existants. Il souhaitait conserver autant que possible leurs cadres, leurs appellations et leur cohésion. Molle fut chargé de mettre en œuvre cette ligne, malgré les réticences de certains officiers d’active.

Il privilégia la persuasion et la négociation. Les anciens maquisards étaient très attachés à leurs chefs et à leurs identités collectives ; une intégration imposée autoritairement aurait pu provoquer des ruptures ou des départs. Son rôle fut donc aussi psychologique et politique, même s’il resta exercé dans le cadre militaire.

Une fois les unités sommairement équipées et réorganisées, elles furent mises à la disposition des divisions engagées sur le front. Lors de l’attaque du 14 novembre 1944, un groupement FFI fut ainsi intercalé entre la 2e division d’infanterie marocaine et la 1re division française libre dans le massif boisé de Granges. Il atteignit le 18 novembre la région de la Savoureuse, entre Giromagny et Valdoie.

La seconde phase de l’amalgame consista à intégrer des bataillons FFI dans des régiments réguliers. La 9e division d’infanterie coloniale remplaça notamment des unités de tirailleurs sénégalais par de jeunes FFI, tout en maintenant en grande partie l’organisation et les cadres de ceux-ci. Des formations similaires furent ensuite adjointes à des régiments de tirailleurs algériens ou marocains.

Ce processus s’inscrivait aussi dans le remplacement d’une partie des troupes coloniales africaines, parfois désigné par le terme de « blanchiment ». L’amalgame ne peut donc être compris uniquement comme une reconnaissance de la Résistance : il répondait également aux besoins en effectifs de la 1re armée, aux contraintes climatiques, aux choix politiques du Gouvernement provisoire et à la recomposition de l’armée française.

Le 10 octobre 1944, de Lattre conféra officiellement à Molle le titre de « général adjoint chargé des FFI ». Les souvenirs de l’intéressé montrent toutefois que sa mission avait commencé dès la fin de septembre. Cette différence ne constitue pas nécessairement une contradiction : le 25 septembre correspond à la désignation initiale, tandis que le 10 octobre paraît être la date de formalisation du titre.

Arrestation / évasion / déportation

Eugène Molle ne fut ni arrêté, ni interné, ni déporté. Officier de l’armée régulière, il participa aux campagnes militaires de 1940 puis de 1943 à 1945.

Aucun épisode d’évasion ou de captivité n’a été retrouvé dans les sources consultées. Cette rubrique doit donc être comprise comme sans objet pour son parcours personnel.

Camarades de combat

Jean de Lattre de Tassigny fut l’autorité militaire qui confia au général Molle la responsabilité de l’amalgame. De Lattre définit la ligne générale : respecter autant que possible la cohésion des unités FFI, les adapter aux normes de l’armée régulière et les intégrer progressivement aux formations combattantes de la 1re armée.

Jacques Chaban-Delmas, ancien délégué militaire national, reçut également une mission générale liée à l’intégration des FFI dans les troupes régulières. Son action se situait davantage à l’échelle politique et nationale, tandis que Molle intervenait directement au sein de la 1re armée.

Le colonel Jean Vallette d’Osia joua un rôle majeur dans l’organisation des formations alpines issues de la Résistance. Lorsque Molle prit ensuite le commandement de la 27e division d’infanterie alpine, Vallette d’Osia devint son adjoint.

Le général Antoine Béthouart fut son chef lors de la campagne de Norvège. Eugène Molle servit également au sein d’unités marocaines et combattit avec les cadres et soldats de l’armée d’Afrique pendant la campagne d’Italie et la libération de la France.

Retour à la vie civile et carrière après-guerre

La mission d’amalgame prit fin vers la fin de l’année 1944 ou en janvier 1945. Molle considérait alors que le problème était résolu dans ses grandes lignes, même si l’intégration complète des formations FFI se poursuivit encore pendant plusieurs mois.

Il quitta ses fonctions auprès de l’état-major de la 1re armée pour prendre le commandement de la 27e division d’infanterie alpine. Cette division était presque entièrement constituée à partir de formations FFI des Alpes, encadrées par des officiers d’active et de réserve. Molle souligna lui-même qu’il ne quittait donc pas réellement l’univers des anciens maquisards.

La 27e division fut intégrée au détachement d’armée des Alpes, commandé par le général Paul-André Doyen. Elle participa aux opérations offensives menées dans les Alpes au printemps 1945 et pénétra en Italie après le repli des forces allemandes.

Après la guerre, Eugène Molle poursuivit sa carrière militaire. Il commanda notamment l’École spéciale militaire de Saint-Cyr à Coëtquidan à la fin des années 1940. L’exposé consacré à l’amalgame aurait probablement été rédigé vers 1948-1949, alors qu’il occupait cette fonction.

En 1952, il commandait la 9e région militaire à Marseille. Il termina sa carrière comme inspecteur et commandant désigné de la zone de défense no 4. Il atteignit le grade de général de corps d’armée.

Il mourut le 20 mars 1978 à Saint-Tropez, dans le Var, à l’âge de quatre-vingt-deux ans.

Décorations

Eugène Molle fut élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur le 29 avril 1955. Il avait auparavant été promu grand officier le 27 octobre 1948. Ces grades sont rapportés par la synthèse biographique fondée notamment sur l’ouvrage de Michel et Béatrice Wattel consacré aux grands-croix de la Légion d’honneur.

Il était titulaire de la Croix de guerre 1914-1918 avec six citations, récompensant ses actions pendant la Première Guerre mondiale.

Il reçut également la Croix de guerre 1939-1945 avec six citations, au titre de ses services pendant la campagne de Norvège, la campagne d’Italie et les opérations de libération.

Il fut nommé commandeur de la Legion of Merit des États-Unis. La date et le texte officiel d’attribution n’ont pas été retrouvés lors des présentes recherches.

Une source généalogique secondaire mentionne en outre la Croix de guerre norvégienne avec glaives, qui lui aurait été remise en 1946. Cette distinction n’a pas été confirmée par une source institutionnelle norvégienne dans les présentes recherches et n’est donc pas retenue comme entièrement vérifiée.

Lieux de mémoire

Aubenas constitue le lieu de naissance du général Molle. Saint-Tropez est celui de son décès.

Narvik est associé à sa participation à la campagne de Norvège et à l’offensive française de mai 1940.

Les champs de bataille d’Italie, puis Grenoble, Besançon, le camp du Valdahon, les Vosges et la région de Belfort sont liés à ses fonctions pendant la campagne de 1944 et la mise en œuvre de l’amalgame.

Les Alpes et la 27e division d’infanterie alpine constituent un autre élément majeur de sa mémoire militaire.

Le Service historique de la Défense conserve son dossier d’officier général sous la cote 14 YD 850.

Le Service historique de la Défense conserve également un fonds iconographique du général Aimé Molle. Celui-ci porte notamment sur la vie quotidienne des soldats des bataillons de chasseurs et sur différentes périodes de sa carrière.

Aucun monument ou voie publique portant spécifiquement son nom n’a été identifié dans les sources consultées.

Références bibliographiques

Claire Miot, La Première Armée française. De la Provence à l’Allemagne, 1944-1945, Paris, Perrin, 2021. Cet ouvrage constitue l’étude scientifique récente la plus importante sur la composition, les opérations et la transformation de la 1re armée. Il analyse particulièrement l’intégration des FFI, les problèmes d’effectifs, le remplacement de certaines troupes coloniales et le rôle du général Molle dans les affaires FFI.

François de Lannoy et Max Schiavon, Les généraux français de la Victoire, 1942-1945, Paris, E-T-A-I, 2016. Cet ouvrage rassemble les parcours des principaux officiers généraux engagés dans les campagnes de la Libération. Il permet de replacer Eugène Molle parmi les cadres de la reconstitution militaire française.

Michel Wattel et Béatrice Wattel, Les Grand’Croix de la Légion d’honneur, de 1805 à nos jours : titulaires français et étrangers, Paris, Archives et Culture, 2009, p. 296. Cette référence apporte les informations relatives à sa carrière générale, à ses promotions dans la Légion d’honneur et à ses principales décorations.

Paul Gaujac, L’Armée de la victoire, tome III : De Naples à l’île d’Elbe, 1943-1944, Paris, Charles-Lavauzelle, 1985. Cet ouvrage retrace les opérations du corps expéditionnaire français en Italie et permet de situer le commandement exercé par Molle au 8e régiment de tirailleurs marocains.

Pierre-Emmanuel Klingbeil, Le Front oublié des Alpes-Maritimes, 15 août 1944-2 mai 1945, Nice, Serre, 2005. Cette étude documente la reconstitution des unités alpines, les opérations du détachement d’armée des Alpes et le commandement de la 27e division d’infanterie alpine par le général Molle.

Références internet

Musée de la Résistance en ligne. Le document intitulé « Exposé du général Aimé Molle sur l’amalgame des unités FFI dans la 1re armée française fin 1944 » reproduit le témoignage personnel du général sur sa désignation, ses méthodes, les difficultés matérielles et humaines de l’intégration et son départ pour la 27e division alpine.

Mémoire Vive de la Résistance. La notice thématique « L’amalgame » présente le cadre historique de l’intégration des FFI dans l’armée régulière, le décret du 23 septembre 1944 et la mission confiée au général Molle par de Lattre le 10 octobre. https://mvr.asso.fr/lamalgame/

Service historique de la Défense. L’état des fonds privés iconographiques de l’armée de Terre mentionne un fonds consacré au général Aimé Molle et décrit la nature générale des photographies conservées.

FranceArchives. La notice de l’état des fonds privés iconographiques de l’armée de Terre signale le fonds du général Aimé Molle et permet d’en identifier le cadre archivistique.
https://francearchives.gouv.fr/fr/findingaid/fd072dab3d1a7014bebb4890f972a240a220b3a9

Wikipédia francophone. La notice « Eugène Molle », fondée notamment sur son dossier du Service historique de la Défense et plusieurs ouvrages militaires, fournit son état civil, ses principales affectations, ses décorations et la chronologie générale de sa carrière. Les informations reprises ont été recoupées autant que possible avec le témoignage personnel du général et les sources archivistiques identifiées.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A8ne_Molle

Dossier d’homologation consulté

Le général Eugène Aimé Molle ne relève pas d’un dossier d’homologation de résistant comparable aux dossiers SHD GR 16 P, puisqu’il appartenait à l’armée régulière.

Son dossier d’officier général est conservé au Service historique de la Défense sous la cote 14 YD 850. La cote est citée dans la bibliographie de sa notice militaire, mais le dossier complet n’a pas été consulté en ligne.

Le Service historique de la Défense conserve également un fonds privé et iconographique du général Aimé Molle, comprenant notamment des documents relatifs à son service dans les bataillons de chasseurs et à différentes périodes de sa carrière.

Les fonds de la 1re armée française comportent en outre de nombreux documents relatifs à l’amalgame, notamment des états d’unités FFI, des notes d’effectifs et des documents de l’état-major. Plusieurs de ces références ont été exploitées dans les travaux de Claire Miot.

Observations

Les sources utilisent alternativement les formes « Eugène Molle », « Aimé Molle » et « Eugène Aimé Molle ». La forme complète retenue est « Eugène Aimé Molle », tandis que « Aimé Molle » semble avoir été son prénom usuel dans les documents militaires.

Une légère divergence chronologique existe sur le début formel de sa mission. Dans son témoignage, Molle indique avoir été convoqué le 25 septembre 1944 et chargé de sa mission dès le lendemain ; d’autres sources datent du 10 octobre l’attribution du titre de « général adjoint chargé des FFI ». Il convient de distinguer la mission initialement confiée à la fin de septembre de sa formalisation administrative ou fonctionnelle en octobre.

Le terme « amalgame » ne doit pas être interprété comme une simple incorporation individuelle des anciens résistants. La politique défendue par de Lattre et mise en œuvre par Molle cherchait à préserver une partie des unités, des cadres et des identités issues des maquis, tout en les transformant en formations conformes aux normes de l’armée régulière.

Cette politique coexistait avec le remplacement partiel de troupes originaires d’Afrique subsaharienne et d’Afrique du Nord. La mémoire de l’amalgame doit donc tenir compte à la fois de la reconnaissance militaire des FFI et du processus de « blanchiment » qui accompagna certaines réorganisations.

L’exposé du général Molle est un document rétrospectif, probablement rédigé en 1948 ou 1949 et remis en forme par sa famille en 2002. Il constitue un témoignage de première importance, mais doit être lu comme un récit personnel postérieur aux faits et confronté aux archives d’état-major.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A —L’identité, l’état civil, la carrière militaire, la campagne de Norvège, le commandement en Italie, la promotion au grade de général, la mission d’amalgame, le commandement de la 27e division alpine, les fonctions après-guerre et les principales décorations sont établis par un dossier militaire identifié, des travaux historiques concordants et un témoignage personnel du général Molle. Les principales réserves portent sur les détails de sa carrière entre les deux guerres, certaines décorations étrangères et la chronologie administrative exacte de sa prise de fonction auprès des FFI.

Chronologie

DateÉvénement
24 avril 1895Naissance à Aubenas (Ardèche).
1914Formation à Saint-Cyr puis engagement dans la Première Guerre mondiale.
3 août 1914-8 juin 1915Tenue d’un journal de campagne alors qu’il sert au 4e bataillon de chasseurs à pied.
1914-1918Service dans les 2e et 4e bataillons de chasseurs à pied ; six citations ; fin de guerre comme capitaine.
Mai 1940Participation à la campagne de Norvège et à l’offensive de Narvik.
28 mai 1940Prise de Narvik ; citation à l’ordre de la 1re division légère de chasseurs.
Décembre 1943-juin 1944Commandement du 8e régiment de tirailleurs marocains pendant la campagne d’Italie.
5 juillet 1944Promotion au grade de général et commandement de l’infanterie de la 2e division d’infanterie marocaine.
25 septembre 1944Convocation par le général de Lattre à Besançon.
26 septembre 1944Mission de superviser l’organisation, l’équipement, l’instruction et l’encadrement des unités FFI.
1er octobre 1944Début des contacts directs avec les formations FFI arrivant auprès de la 1re armée.
10 octobre 1944Attribution formelle du titre de « général adjoint chargé des FFI ».
14-18 novembre 1944Engagement d’un groupement FFI entre la 2e DIM et la 1re DFL dans les Vosges et vers la Savoureuse.
Fin de 1944-janvier 1945Achèvement de la phase principale de l’amalgame.
Début de 1945Prise de commandement de la 27e division d’infanterie alpine.
Printemps 1945Opérations dans les Alpes et pénétration en Italie.
Vers 1948-1949Commandement de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr à Coëtquidan ; rédaction probable de son exposé sur l’amalgame.
27 octobre 1948Promotion à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur.
1952Commandement de la 9e région militaire à Marseille.
29 avril 1955Élévation à la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur.
20 mars 1978Mort à Saint-Tropez (Var).

Sources consultées

Musée de la Résistance en ligne, « Exposé du général Aimé Molle sur l’amalgame des unités FFI dans la 1re armée française fin 1944 ». Ce document a fourni le témoignage personnel du général sur sa convocation, les difficultés matérielles, l’organisation des formations FFI, les méthodes employées et son départ pour la 27e division alpine.

Mémoire Vive de la Résistance, « L’amalgame ». Cette notice a fourni le cadre général du processus, le décret du 23 septembre 1944, le rôle de de Lattre, la date du 10 octobre et la fonction de Molle comme général adjoint chargé des FFI. https://mvr.asso.fr/lamalgame/

Service historique de la Défense, état des fonds privés iconographiques de l’armée de Terre. Cette source a signalé l’existence d’un fonds général Aimé Molle et la nature générale des documents photographiques conservés.

FranceArchives, état des fonds privés iconographiques de l’armée de Terre. Cette notice a confirmé l’existence du fonds général Aimé Molle dans les collections du Service historique de la Défense.
https://francearchives.gouv.fr/fr/findingaid/fd072dab3d1a7014bebb4890f972a240a220b3a9

Wikipédia francophone, « Eugène Molle ». Cette synthèse a été utilisée pour l’état civil, les affectations, les dates de promotion, les décorations et la cote du dossier militaire. Les informations reprises ont été recoupées avec le témoignage du général et les références bibliographiques mentionnées.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A8ne_Molle

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