André Albert VAREYON, alias « Det », né le 12 septembre 1925 à Oyonnax (Ain), mort le 28 mars 2019, lieu de décès non confirmé lors des présentes recherches, français.
André Vareyon naquit à Oyonnax dans une famille de quatre enfants. Il était étudiant lorsqu’il rejoignit les maquis de l’Ain en août 1943, à l’âge de dix-sept ans. Les sources accessibles ne précisent ni l’établissement qu’il fréquentait ni la discipline étudiée.
Engagement dans la Résistance
André Vareyon entra dans la clandestinité sous le pseudonyme de « Det ». Il fut d’abord agent de liaison auprès du poste de commandement départemental d’Henri Romans-Petit. Sa connaissance d’Oyonnax et de ses environs paraît avoir été mise à profit dans les préparatifs des actions du maquis.
Une notice nécrologique rapporte qu’il contribua, avec Élie Deschamps, dit « Ravignan », à convaincre Romans-Petit de choisir Oyonnax pour la prise d’armes spectaculaire du 11 novembre 1943. Jugé trop connu dans la ville pour participer sans danger, il aurait été envoyé en mission en Savoie au moment du défilé.
Appartenance à un réseau ou mouvement
André Vareyon appartint successivement ou conjointement aux maquis de l’Ain, à l’Armée secrète et aux Francs-tireurs et partisans français. Le Musée de la Résistance en ligne le présente comme agent de liaison du poste de commandement départemental, chef militaire d’un secteur de l’Armée secrète, instructeur en explosifs puis chef du 2e bataillon des Francs-tireurs et partisans français de l’Ain.
Missions et actions
Le 16 décembre 1943, André Vareyon participa au sabotage des installations électriques du Creusot dans l’équipe d’Édouard Bourret. Ses compagnons étaient Félix Le Noach, Paul Sixdenier et Louis Tanguy.
À l’arrêt du véhicule au barrage allemand, la réaction de Bourret provoqua un échange de coups et de tirs. Vareyon s’échappa avec Louis Tanguy. Les deux hommes réussirent à rejoindre l’Ain, notamment grâce à l’aide de cheminots.
Dans son témoignage rétrospectif, Vareyon livra une version nuancée du résultat du sabotage et fut présenté comme le dernier survivant de l’équipe. Son récit constitue une source mémorielle précieuse, mais postérieure de plusieurs décennies aux faits.
Il devint ensuite chef militaire du secteur de Bourg de l’Armée secrète et instructeur en explosifs. À partir de l’été 1944, il commanda le 2e bataillon des Francs-tireurs et partisans français de l’Ain ; une autre page mémorielle indique qu’en juin 1944 il commandait la cinquième compagnie de ce bataillon, ce qui peut correspondre à une étape antérieure de son accession au commandement du bataillon.
À la Libération, il s’engagea dans la 1re Armée française et poursuivit ainsi le combat au sein des forces régulières.
Arrestation / évasion / déportation
André Vareyon échappa à l’arrestation le 16 décembre 1943. Aucune arrestation ultérieure, incarcération ou déportation n’a été retrouvée dans les sources consultées.
Camarades de combat
Ses principaux chefs et compagnons identifiés furent Henri Romans-Petit, Élie Deschamps, Édouard Bourret, Félix Le Noach, Paul Sixdenier et Louis Tanguy. Son parcours le plaça également au contact des cadres de l’Armée secrète et des Francs-tireurs et partisans de l’Ain.
Retour à la vie civile
Les sources accessibles le désignent après-guerre comme colonel, sans permettre de préciser immédiatement s’il s’agissait d’un grade d’active, de réserve ou d’un grade honorifique lié à ses services. Il demeura très engagé dans la transmission de la mémoire des maquis de l’Ain.
En 1993, il prononça notamment une allocution lors de l’inauguration de la stèle Édouard-Bourret à Saint-Laurent-d’Andenay. Il témoigna également sur le sabotage du Creusot et sur les opérations auxquelles il avait participé.
Il mourut le 28 mars 2019 dans sa quatre-vingt-quatorzième année.
Décorations
Officier de la Légion d’honneur — Décret et date de promotion non retrouvés lors des présentes recherches — Source : avis de décès et communication mémorielle locale.
Médaille de la Résistance française par décret du 11 Mars 1947 JO 27 Mars 1947 source Ordre de la Libération Côte du dossier : 1O61945
Ces distinctions sont concordantes dans plusieurs sources secondaires, mais les décrets correspondants n’ont pas été retrouvés dans les bases institutionnelles directement accessibles.
Lieux de mémoire
La mémoire d’André Vareyon est particulièrement associée à Oyonnax, aux maquis de l’Ain, au Creusot, à Montchanin et à Saint-Laurent-d’Andenay. Ses témoignages sont conservés dans les archives relatives aux activités de la Résistance dans l’Ain et aux cérémonies mémorielles.
Une photographie de lui et plusieurs notices mémorielles sont diffusées par le site des maquis de l’Ain et par le Musée de la Résistance en ligne.
Références bibliographiques
La Résistance dans l’Ain et le Haut-Jura, Association pour des études sur la Résistance intérieure, DVD-ROM, 2013. Cette publication fournit le cadre de son engagement, de ses responsabilités militaires et de son rôle dans le sabotage du Creusot.
Dictionnaire historique de la Résistance, sous la direction de François Marcot, Robert Laffont, 2006. Cet ouvrage permet de replacer l’Armée secrète, les Francs-tireurs et partisans et les maquis de l’Ain dans l’organisation générale de la Résistance intérieure.
Références internet
Maquis de l’Ain et du Haut-Jura. La fiche « André Vareyon, dit Det » indique son entrée au maquis en août 1943, son rôle d’agent de liaison, son commandement en 1944 et sa participation au Creusot.
https://www.maquisdelain.org/personnage-andre-vareyon-244.html
Musée de la Résistance en ligne. La fiche « André Vareyon » précise ses fonctions d’agent de liaison, de chef militaire de secteur, d’instructeur en explosifs et de chef du 2e bataillon des Francs-tireurs et partisans français.
https://museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=2214
Le Progrès. La notice nécrologique « Adieu au colonel André Vareyon » donne sa date et son lieu de naissance et évoque son rôle dans le choix d’Oyonnax pour le défilé du 11 novembre 1943.
https://www.leprogres.fr/ain-01-edition-oyonnax-et-haut-bugey/2019/04/05/adieu-au-colonel-andre-vareyon
FranceArchives. La description archivistique relative à la Résistance dans l’Ain signale son allocution de 1993 lors de l’inauguration de la stèle Édouard-Bourret.
https://francearchives.gouv.fr/fr/facomponent/9b51487ab2de779254771a50494f20b80e483bae
Mémoire Vive de la Résistance. La page thématique sur le sabotage du Creusot le cite comme survivant et témoin rétrospectif.
https://mvr.asso.fr/sabotage-des-usines-schneider-du-creusot/
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote individuelle SHD GR 16 P ou dossier d’homologation des Forces françaises de l’intérieur n’a pu être confirmé dans les ressources directement accessibles.
Observations
Les sources divergent moins sur les faits que sur la formulation de son commandement en 1944 : commandant de la cinquième compagnie du 2e bataillon dans une source et chef du 2e bataillon à partir de l’été dans une autre. Ces indications peuvent correspondre à une promotion successive.
Indice de fiabilité de la notice Niveau B — L’identité, l’engagement dans les maquis de l’Ain, le rôle d’agent de liaison, la participation au sabotage et les responsabilités militaires sont attestés par le Musée de la Résistance en ligne et le site documentaire des maquis de l’Ain. La carrière après-guerre et les décrets de décorations restent à documenter.
Chronologie
| Date | Événement |
| 12 septembre 1925 | Naissance à Oyonnax. |
| Août 1943 | Entrée dans les maquis de l’Ain. |
| Automne 1943 | Agent de liaison auprès du commandement de Romans-Petit. |
| 16 décembre 1943 | Participation au sabotage du Creusot et évasion. |
| Juin-été 1944 | Responsabilités dans le 2e bataillon des Francs-tireurs et partisans français de l’Ain. |
| 1944-1945 | Engagement dans la 1re Armée française. |
| 1993 | Allocution lors de l’inauguration de la stèle Édouard-Bourret. |
| 28 mars 2019 | Décès. |
Sources consultées
Maquis de l’Ain et du Haut-Jura. La fiche « André Vareyon, dit Det » a fourni son statut d’étudiant, la date de son entrée au maquis, son rôle d’agent de liaison, son commandement en juin 1944 et sa qualité de rescapé du Creusot.
https://www.maquisdelain.org/personnage-andre-vareyon-244.html
Le Musée de la Résistance en ligne. La fiche « André Vareyon » a précisé ses fonctions de chef militaire de secteur, d’instructeur en explosifs, de chef du 2e bataillon des Francs-tireurs et partisans français et son engagement dans la 1re Armée. https://museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=2214
Le Progrès. La notice nécrologique du 5 avril 2019 a donné sa date et son lieu de naissance et apporté un témoignage sur sa participation à la préparation du défilé d’Oyonnax. https://www.leprogres.fr/ain-01-edition-oyonnax-et-haut-bugey/2019/04/05/adieu-au-colonel-andre-vareyon
FranceArchives. La description du fonds relatif à la Résistance dans l’Ain a signalé son intervention à l’inauguration de la stèle Édouard-Bourret en 1993.
https://francearchives.gouv.fr/fr/facomponent/9b51487ab2de779254771a50494f20b80e483bae
Mémoire Vive de la Résistance. La page thématique sur le sabotage du Creusot a confirmé sa qualité de survivant et l’existence de son commentaire rétrospectif. https://mvr.asso.fr/sabotage-des-usines-schneider-du-creusot/