Louis VALLON est né le 12 août 1901 à Crest (Drôme) et est décédé le 1er mars 1981 à Paris (13e arrondissement).
Fils d’un instituteur, également nommé Louis Vallon, qui devint professeur à l’École primaire supérieure de Crest et fut maire de la ville à la Libération, Louis VALLON grandit dans un environnement républicain et socialiste.
Il effectua sa scolarité à l’école primaire de Crest, au lycée de Valence, puis au lycée Saint-Louis à Paris.
En 1921, il fut admis à la fois à l’École normale supérieure et à l’École polytechnique, choisissant cette dernière. Il devint ingénieur radioélectricien jusqu’en 1929.
Engagement dans la Résistance
Mobilisé en 1939 avec le grade de capitaine dans une unité du génie de la ligne Maginot, Louis VALLON fut fait prisonnier et libéré en 1941.
Il rejoignit alors la Résistance au sein du réseau Notre-Dame, retrouvant son camarade socialiste Pierre Brossolette.
En juillet 1942, il arriva à Londres et commença à travailler avec le colonel Passy, chef du Bureau central de renseignement et d’action (BCRA), dont il devint le chef de la section civile.
En tant que chef de la section civile du BCRA, Louis VALLON joua un rôle central dans la coordination entre la Résistance intérieure et la France libre.
Il participa à l’organisation de missions clandestines en France et à la structuration des réseaux de résistance.
En 1943, il fut nommé chef d’état-major adjoint de la 1re division française libre en Libye.
Parmi ses camarades de combat figurent Pierre Brossolette, avec qui il collabora au sein du réseau Notre-Dame et du BCRA, ainsi que le colonel Passy, chef du BCRA. Il travailla également avec d’autres figures de la Résistance, telles qu’André Philip et Charles Vallin.
Retour à la vie civile
Après la guerre, Louis VALLON s’engagea en politique. Initialement membre de la SFIO, il fut ensuite l’un des fondateurs du Rassemblement du peuple français (RPF), de l’Union démocratique du travail (UDT) et de l’Union des démocrates pour la République (UDR).
Il fut député RPF de 1951 à 1955, UDT de 1962 à 1967, puis UDR de 1968 à 1973. Spécialiste des finances publiques, il fut rapporteur général de la commission des Finances de 1962 à 1967.
En 1965, il présenta l’amendement Vallon, introduisant le principe de la participation des travailleurs aux plus-values en capital des entreprises.
Références bibliographiques
- Louis VALLON, L’Anti-de Gaulle, Éditions du Seuil, 1969. Dans cet ouvrage, Louis VALLON exprime ses critiques envers la politique de Georges Pompidou et analyse les raisons du rejet du référendum de 1969.
- Louis VALLON, La France fait ses comptes, Presses universitaires de France, 1959. Préfacé par Pierre Mendès France, ce livre traite des finances publiques françaises et propose des réformes économiques.
Références internet
- Musée de la Résistance en ligne : Ce site propose une biographie détaillée de Louis VALLON, mettant en lumière son parcours dans la Résistance et ses engagements politiques. Musée de la Résistance en Ligne
- Encyclopædia Universalis : L’article consacré à Louis VALLON retrace son parcours de résistant et d’homme politique, soulignant son rôle au sein du BCRA et ses activités parlementaires. Encyclopædia Universalis
- Wikipédia : La page dédiée à Louis VALLON offre une vue d’ensemble de sa vie, de ses engagements politiques et de son rôle dans la Résistance. Wikipédia, l’encyclopédie libre
Homonymes
Il est important de ne pas confondre Louis VALLON, résistant et homme politique, avec la marque de crémant de Bordeaux “Louis Vallon”, qui n’a aucun lien avec le résistant.
Illustration
Une photographie d’époque montre Louis VALLON aux côtés de Paul Coire, Pierre de Gaulle et Gaston Palewski, écoutant le général de Gaulle lors d’un rassemblement. Cette image illustre son engagement politique et sa proximité avec les figures majeures de la France libre.