Pendant l’Occupation allemande, la Résistance lyonnaise a mis en place des structures clandestines ingénieuses pour mener ses activités.
Parmi elles, une fausse entreprise textile située au 32, rue Burdeau à Lyon a servi de couverture pour des opérations de résistance
L’atelier de tissage mécanique était exploité par Jean-Marie Frénéat et Marcel Sarrazin. Sous l’apparence d’une activité textile légitime, cet atelier servait de façade pour des activités clandestines, notamment le stockage d’armes, la diffusion de journaux clandestins et l’hébergement d’agents de liaison.
Ces actions étaient menées dans le cadre des Forces unies de la jeunesse (FUJ), un mouvement de résistance actif à Lyon.
Actions menées
L’atelier a été un point névralgique pour plusieurs opérations de résistance :
- Stockage d’armes : Les armes destinées aux maquisards et aux opérations de sabotage étaient dissimulées dans l’atelier.
- Diffusion de journaux clandestins : Des publications interdites par l’occupant, telles que des tracts et des journaux de la Résistance, y étaient imprimées et distribuées.
- Hébergement d’agents de liaison : L’atelier offrait un refuge temporaire aux agents de liaison en transit, facilitant ainsi la communication entre différents groupes de résistants.
Chefs et héros
- Jean-Marie Frénéat : Résistant actif, il a échappé à une arrestation en se jetant par une fenêtre de l’atelier pour échapper à la Gestapo.
- Marcel Sarrazin : Associé de Frénéat, il a été capturé et assassiné par les forces allemandes à Saint-Genis-Laval le 20 août 1944.
Fin et conséquences
L’activité de l’atelier a pris fin avec l’intensification de la répression allemande. La découverte de ses activités clandestines a conduit à l’arrestation et à l’exécution de plusieurs de ses membres. Malgré cela, leur engagement a contribué à affaiblir l’occupant et à préparer la Libération.
L’utilisation d’une fausse entreprise textile au 32, rue Burdeau à Lyon illustre l’ingéniosité et le courage des résistants lyonnais. Leur capacité à dissimuler des activités clandestines sous une apparence légitime a été essentielle pour la coordination des actions de résistance dans la région.
Références bibliographiques
- Bruno Permezel, Résistants à Lyon, Villeurbanne et aux alentours – 2824 engagements, BGA Permezel, 2003.
- Laurent Douzou, La Résistance à Lyon (1940-1944), dans Lyon dans la Seconde guerre mondiale, Presses universitaires de Rennes, 2016.
Références internet
- Guide de la Résistance dans le 1er arrondissement de Lyon : Ce document détaille les actions de résistance menées au 32, rue Burdeau, notamment par Jean-Marie Frénéat et Marcel Sarrazin.
Adresse : - Mairie du 1er arrondissement de Lyon
- Musée de la Résistance en ligne : Le site offre des expositions virtuelles et des documents sur les mouvements de résistance à Lyon, y compris des informations sur les activités clandestines couvertes par des entreprises fictives.
Adresse : https://www.museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=95&stheme=478&theme=185