André ULMANN, alias « Antonin Pichon », né en 1912 à Paris, mort en septembre 1970 à Paris, Français, journaliste, résistant et déporté à Mauthausen, Melk et Ebensee, matricule 60 435.
Né dans une famille juive alsacienne, André Ulmann obtient deux baccalauréats, lettres et mathématiques, puis suit des études de droit et de lettres.
Il devient journaliste, travaille à L’Information sociale, puis rencontre Jacques Maritain et Emmanuel Mounier. En 1932, il devient secrétaire de rédaction de la revue Esprit.
Engagement dans la Résistance
Pendant la guerre, Ulmann participe avec Michel Cailliau à la création du Mouvement de Résistance des prisonniers de guerre et déportés, futur MRPGD/MNPGD.
Il entre dans la clandestinité sous le nom d’Antonin Pichon et mène notamment des missions en Suisse et en Allemagne.
Appartenance à un réseau ou mouvement
MRPGD puis MNPGD, dans l’environnement de Michel Cailliau, François Mitterrand, Edgar Morin et Pierre Vanhaeren.
Missions et actions
Ses missions portent sur l’organisation clandestine des prisonniers de guerre, la liaison et le renseignement.
Après sa déportation, son action résistante se poursuit à l’intérieur même du système concentrationnaire.
Arrestation / évasion / déportation
Arrêté en 1943, Ulmann est déporté à Mauthausen sous le matricule 60 435.
En avril 1944, grâce à sa connaissance de l’allemand, il est affecté au Kommando de Melk, où il travaille au secrétariat du service du travail. Il utilise cette position pour tenter de protéger les détenus et agir en liaison avec les organisations clandestines du camp.
Il est gravement blessé lors du bombardement du 8 juillet 1944, mais poursuit son activité. En avril 1945, il est évacué vers Ebensee, où il est libéré en mai 1945.
Camarades de combat
Michel Cailliau, François Mitterrand, Edgar Morin, Pierre Vanhaeren, puis dans les camps les membres des comités clandestins français et internationaux.
Retour à la vie civile
Au retour de déportation, André Ulmann participe à l’Assemblée consultative et devient le président-fondateur de l’Amicale française de Mauthausen.
Il reprend parallèlement sa carrière de journaliste.
Décorations
Les distinctions exactes doivent être vérifiées par leurs actes d’attribution avant insertion définitive.
Lieux de mémoire
Mauthausen, Melk, Ebensee et le monument consacré à la mémoire française de Mauthausen. Son rôle de fondateur de l’Amicale constitue un élément central de sa mémoire.
Références bibliographiques
Poèmes du camp. Mauthausen, Melk, Ebensee, André Ulmann, Julliard, 1969.
Le neuvième cercle, Christian Bernadac, témoignages relatifs à Melk.
Références internet
Amicale de Mauthausen — André Ulmann. Biographie de référence. https://campmauthausen.org/histoire/des-hommes-et-des-femmes/portraits/portraits-ulmann/
MVR — Kommando de Melk. Présence d’Ulmann dans le corpus mémoriel du camp. https://mvr.asso.fr/kommando-de-melk/
Dossier d’homologation consulté
Aucun dossier physique SHD consulté.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A
Chronologie
1912 — Naissance à Paris.
1932 — Secrétaire de rédaction d’Esprit.
1941-1943 — Résistance des prisonniers de guerre.
1943 — Arrestation.
1944 — Mauthausen puis Melk.
8 juillet 1944 — Blessé lors du bombardement de Melk.
Avril 1945 — Évacuation vers Ebensee.
Mai 1945 — Libération.
1945 — Fondation de l’Amicale de Mauthausen.
1970 — Décès à Paris.
Sources consultées
Amicale de Mauthausen — André Ulmann. https://campmauthausen.org/histoire/des-hommes-et-des-femmes/portraits/portraits-ulmann/
MVR — Kommando de Melk.: https://mvr.asso.fr/kommando-de-melk/