Robert TATI, né le 3 mars 1927 à Villefranche-sur-Saône (Rhône), mort le 7 mars 1944 à Lyon (Rhône)
Robert Tati est issu d’une famille installée à Villefranche-sur-Saône puis à Lyon. Il est adolescent lorsque débute l’Occupation.
Très jeune, il rejoint la Résistance communiste locale. Les sources le rattachent à un maquis rural de la vallée de l’Azergues, dit « Vendémiaire », et à une équipe urbaine lyonnaise connue sous le nom de « groupe des Cordeliers ».
Membre des Francs-tireurs et partisans (FTPF) dans le « groupe des Cordeliers » à Lyon et lié au maquis Vendémiaire de la vallée de l’Azergues.
Les sources publiques ne détaillent pas ses missions (transmissions, liaisons ou opérations armées). Le contexte place le groupe des Cordeliers parmi les équipes de FTP lyonnaises actives début 1944
A 17 ans, il est arrêté à Lyon dans une souricière début mars 1944 et abattu d’une balle alors qu’il tente de s’évader ; son corps est transporté à la morgue le 7 ou 8 mars 1944.
Camarades de combat
Antoine FONLUPT, responsable FTP lyonnais, est cité comme son supérieur direct ; plus largement, l’activité FTP-MOI et FTP à Lyon (bataillon Carmagnole & Liberté) forme le contexte opérationnel des équipes de la presqu’île et du secteur Cordeliers en 1943-1944.
Décorations
Aucune décoration officielle n’a pu être confirmée dans les bases nationales consultées (Médaille de la Résistance, Compagnons de la Libération, Légion d’honneur, JO/Gallica/Légifrance).
Lieux de mémoire
Plaque « À la mémoire de Robert Tati » au début du quai Perrache (Lyon 2e), attestée par le catalogue iconographique de la Bibliothèque municipale de Lyon et des relevés de plaques mémorielles.
Références bibliographiques
- Carmagnole et Liberté. Les étrangers dans la Résistance en Rhône-Alpes, Claude Collin, Presses universitaires de Grenoble, 2013. Ouvrage de synthèse sur les FTP-MOI à Lyon et Grenoble qui éclaire la guérilla urbaine, les structures et les méthodes d’action. Utile pour situer les équipes FTP lyonnaises (dont celles actives autour des Cordeliers) dans l’ensemble régional.
- Une ville dans la guerre. Lyon 1939-1945. Les collections du CHRD, Isabelle Doré-Rivé (dir.), Éditions Fage/CHRD, 2012. Catalogue raisonné et richement illustré du CHRD, offrant des repères chronologiques et thématiques sur Lyon en guerre, la répression et les réseaux de Résistance. Pertinent pour contextualiser les équipes lyonnaises de 1943-1944.
Références internet
- Maitron – Dictionnaire des fusillés, “Robert TATI”. Notice biographique (origine familiale, engagements, exécution à Lyon en mars 1944) et rattachements au maquis Vendémiaire et au groupe des Cordeliers. https://fusilles-40-44.maitron.fr/tati-robert-jean/ Fusillés 40-44
- Maitron – Notice “Antoine FONLUPT”. Passage explicitant l’arrestation d’un jeune résistant de 17 ans, « vraisemblablement Robert Tati », mort lors d’une tentative d’évasion début mars 1944. https://fusilles-40-44.maitron.fr/fonlupt-antoine-eugene-joseph/ Fusillés 40-44
- Numelyo (BM Lyon) – Plaque 13, quai Perrache. Fiche iconographique décrivant la plaque « À la mémoire de Robert Tati, assassiné par l’ennemi, le 8 août 1944, à l’âge de 17 ans ». https://numelyo.bm-lyon.fr/ … (entrée « 13, quai Perrache ») numelyo
- CHRD – ressources et publications. Présentation des collections et de l’ouvrage Une ville dans la guerre, repères sur la Résistance à Lyon. https://www.chrd.lyon.fr/ chrd.lyon.fr
Divergences La notice individuelle « Robert Tati » retient l’exécution le 7 mars 1944 à Lyon. En revanche, une plaque commémorative posée 13, quai Perrache (Lyon 2e) mentionne « assassiné par l’ennemi, le 8 août 1944, à l’âge de 17 ans ». Divergence donc entre sources mémorielles locales (plaque) et le Maitron ; en l’état, la date du 7 mars 1944 est retenue par la base biographique nationale, tandis que la plaque atteste d’un ancrage mémoriel au 8 août 1944.