L’URSS continue son avance méthodique sur tous les fronts. L’objectif prioritaire est la prise de Budapest, clé du flanc sud de l’Allemagne.
Pendant ce temps, l’Armée rouge achève la libération de la Yougoslavie et pénètre dans la Slovaquie orientale.
En Prusse orientale, la résistance allemande tient encore, mais les lignes s’érodent. À l’est de la Vistule, les préparatifs de l’assaut final sur la Pologne sont en cours.
Situation territoriale
- Hongrie :
- Les Soviétiques tiennent la plaine hongroise orientale (Debrecen, Szolnok).
- Poussée vers le Danube, combats féroces autour de Kecskemét, Szeged, Eger.
- Approche de Budapest, encerclée au sud et à l’est.
- Slovaquie :
- Percée soviétique par les cols des Carpates orientales.
- Prise de Košice.
- Yougoslavie :
- Le nord (Voïvodine) est libéré, collaboration active avec les partisans de Tito.
- Pologne orientale :
- Les Soviétiques restent sur les positions de la Vistule, devant Varsovie, Cracovie, Radom.
- Consolidation logistique et stratégique en vue de l’offensive de janvier 1945.
Opérations majeures
- Offensive vers Budapest :
- Offensive lancée par les 2e et 3e Fronts ukrainiens.
- Combats violents pour atteindre le Danube et couper les lignes allemandes autour de la capitale.
- Libération du nord de la Yougoslavie :
- Prise de Novi Sad, Subotica.
- Offensive des Carpates :
- Lente progression à travers les cols, franchissement difficile mais soutenu par des unités tchèques et slovaques.
Pertes et forces en présence
- URSS :
- Pertes estimées : 120 000 tués et blessés en novembre (fronts Sud, Centre et Baltique).
- Troupes massées autour de Budapest : plus de 300 000 soldats.
- Allemagne et Hongrie :
- Pertes estimées : 180 000 hommes sur tous les fronts de l’Est.
- De plus en plus d’unités allemandes sont sous-équipées, manquent de munitions ou de mobilité.
- La résistance hongroise faiblit dans plusieurs secteurs.
État du terrain
- Début de l’hiver : chutes de neige dans les Carpates, le Danube gèle par endroits.
- Le terrain devient boueux, glissant, entravant la manœuvre mécanisée.
- Difficultés de ravitaillement pour les forces allemandes dans les Balkans et à l’est de la Hongrie.
Points d’accrochage et batailles
- Budapest :
- Approchée par l’est (Monor, Cegléd) et par le sud (Szolnok).
- Violents combats pour prendre les hauteurs de Buda et les ponts du Danube.
- Bataille du Tisza moyen :
- Passage difficile du fleuve, ponts minés.
- Voïvodine (Yougoslavie) :
- Reprise de villes importantes, affrontements avec les troupes allemandes en repli.
Résistances rencontrées
- Les forces allemandes, appuyées par des unités hongroises, se battent férocement autour de Budapest.
- La ville est fortifiée, avec des bastions SS et des unités de l’armée régulière.
- Dans les Carpates, la résistance allemande retarde l’avance soviétique, mais ne l’arrête pas.
Succès soviétiques
- Encerclement opérationnel de Budapest amorcé.
- Libération de la Voïvodine, ouverture d’un axe vers la Croatie et l’Autriche.
- Solidification des positions le long de la Vistule, en prévision de l’offensive d’hiver.
Échecs soviétiques ou ralentissements
- Budapest ne tombe pas en novembre : les défenses tiennent malgré les percées soviétiques.
- Difficultés de franchissement du Tisza, ralentissements dans les approches directes.
- La poche de Courlande (Lettonie) continue de résister, bien que coupée.
Décisions stratégiques
URSS :
- Planification de l’assaut final contre Budapest pour décembre–janvier.
- Coordination avec les partisans en Slovénie et Croatie pour ouvrir les routes alpines.
- Achèvement du déploiement pour l’opération Vistule-Oder en Pologne (prévue janvier 1945).
Allemagne :
- Ordre de défendre Budapest à tout prix.
- Renforcement du secteur hongrois avec la 6e Armée SS Panzer (récupérée de France).
- Retrait partiel des Balkans (Croatie centrale, Slovénie) pour consolider Vienne et Bratislava.
Perspectives
L’URSS est sur le point de prendre Budapest et de pénétrer en Autriche.
L’armée soviétique se prépare à frapper l’Allemagne elle-même, à travers la Pologne et la Hongrie.
La position allemande dans les Balkans est intenable, les poches de résistance deviennent secondaires.
La guerre entre dans sa phase terminale à l’Est : le Reich est désormais encerclé.