Henri Clément Joigny SIMON, né en 1909 Labruguière, 81 – Tarn, France mort en 1944 en déportation (date et lieu exacts non retrouvés dans les bases officielles consultées), nationalité française
Les sources mémorielles consultées indiquent que Jacques-Henri SIMON est issu d’une famille protestante et républicaine d’industriels du textile des Cévennes, et qu’il est juriste de formation.
Il devient avocat et exerce comme avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation, ce qui le place dans les milieux juridiques parisiens au moment de l’Occupation.
Jacques-Henri SIMON est identifié comme un cadre de l’Organisation civile et militaire (OCM) et figure, dans des ressources institutionnelles et mémorielles, parmi les représentants de l’OCM présents à la réunion fondatrice du Conseil national de la Résistance du 27 mai 1943, rue du Four à Paris.
Les ressources de la Fondation de la Résistance (AERI) signalent que Jacques-Henri SIMON intègre l’état-major de l’OCM à l’automne 1942 et que, dans ce cadre, il reçoit des responsabilités liées aux relations extérieures du mouvement. Les mêmes ressources, recoupées avec une notice institutionnelle de l’Ordre de la Libération sur un membre du réseau, situent Jacques SIMON comme une figure dirigeante de la mise en place du réseau Navarre en 1944.
Missions et actions
Dans la notice de l’Ordre de la Libération consacrée à Charles VERNY, il est indiqué qu’en février 1944, Charles VERNY participe, sous la direction de Jacques SIMON, à l’établissement du réseau Navarre.
Ce point constitue, dans les bases consultées, l’élément le plus précis attribuant à Jacques SIMON un rôle opérationnel direct dans la phase de structuration du réseau.
Par ailleurs, l’exposition en ligne de l’AERI évoque Jacques-Henri SIMON comme l’un des responsables OCM portant une parole critique sur certaines orientations de la France combattante, ce qui relève davantage de l’action politique et de l’arbitrage clandestin que d’opérations armées documentées au niveau individuel dans les pages ouvertes consultées.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune page officielle consultée au cours de cette recherche n’a fourni une fiche nominative détaillant l’arrestation et l’itinéraire de déportation de Jacques SIMON avec dates et lieux précis. Les sources mémorielles consultées sur le réseau Navarre établissent néanmoins que le réseau est décimé en avril 1944 par l’arrestation des principaux cadres, contexte compatible avec le fait que Jacques SIMON meurt en déportation en 1944, sans que le lien nominatif et daté puisse être documenté ici par une base officielle ouverte consultée.
Camarades de combat
Les bases mémorielles consultées associent directement Jacques-Henri SIMON à Jacques REBEYROL dans l’état-major de l’OCM à partir de 1942 et les présentent ensemble comme fondateurs du réseau Navarre à partir de septembre 1943. La notice de l’Ordre de la Libération sur Charles VERNY établit aussi un lien direct entre Jacques SIMON et Charles VERNY lors de la mise en place du réseau en février 1944.
Retour à la vie civile
Sans objet, Jacques SIMON étant mort en déportation en 1944 selon les sources ouvertes consultées, sans qu’un retour à la vie civile soit documenté.
Décorations
- Médaille de la Résistance avec rosette à titre posthume par décret du 31 Mars 1947 JO 26 juillet 1947
- Côte du dossier : 1O58115
Aucune autre décoration nominative de Jacques SIMON n’a été confirmée dans les bases officielles ouvertes consultées au cours de cette session.
Lieux de mémoire
Aucune photo d’époque identifiée, datée et sourcée dans une base officielle n’a été retrouvée dans les consultations effectuées. Aucune plaque, rue, ou établissement portant le nom de Jacques SIMON n’a été confirmé dans les bases mémorielles obligatoires consultées pendant cette recherche.
Références bibliographiques
L’Organisation civile et militaire, histoire d’un mouvement de résistance de 1940 à 1946 Arthur CALMETTE, Presses universitaires de France, 1961. Cet ouvrage de référence sur l’OCM est utile pour replacer Jacques SIMON dans l’évolution de l’état-major, les fonctions civiles et politiques du mouvement, les tensions internes et les rapports avec la France combattante. Il apporte un cadre pour comprendre le rôle d’un responsable « relations extérieures » et la place des cadres OCM dans les recompositions de 1943-1944.
Les milieux judiciaires dans la Résistance et à la Libération (article, Revue d’histoire de la justice), dossier accessible en ligne via Cairn. Ce travail met en perspective l’engagement de juristes et d’avocats dans la Résistance et permet d’éclairer le contexte professionnel et relationnel dans lequel s’inscrit un avocat aux Conseils devenu cadre clandestin. Il aide à contextualiser les réseaux et comités juridiques clandestins en lien avec l’OCM.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne (AERI – Fondation de la Résistance) – “Jacques-Henri Simon” (notice média) Page présentant des éléments biographiques de contexte, l’intégration à l’état-major OCM en 1942 et la répartition de rôles au sein du bureau civil (relations extérieures). Elle confirme aussi l’association étroite avec Jacques REBEYROL au sein de l’OCM. URL : https://museedelaresistanceenligne.org/media2718-Jacques-Henri-Simon
Ordre de la Libération – “Charles Verny” (Médaille de la Résistance) Notice institutionnelle établissant un fait précis reliant Jacques SIMON à la création du réseau Navarre en février 1944, en indiquant que Charles VERNY participe à l’établissement du réseau « sous la direction de Jacques Simon ». URL : https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles/charles-verny
La Résistance à Paris – Rue par rue (PDF) Document de repérage mémoriel listant, pour la réunion du 27 mai 1943 du CNR, les participants dont Jacques-Henri SIMON comme représentant de l’OCM, utile pour recouper la présence de l’OCM au CNR dans une source structurée. URL : https://www.libreresistance.com/wp-content/uploads/2018/05/LA-R%C3%89SISTANCE-%C3%80-PARIS.pdf
Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD
Aucune cote nominative de dossier individuel n’a été identifiée et consultée dans les résultats ouverts de la présente recherche.
Observations
Risque d’homonymie élevé sur « Jacques SIMON » : la présente recherche vise spécifiquement Jacques-Henri SIMON associé à l’OCM et au réseau Navarre. Les bases mémorielles consultées n’ont pas fourni, en accès libre pendant cette session, un état civil complet avec date et lieu de naissance et de décès ; seuls l’année de naissance et le décès en déportation en 1944 sont mentionnés dans les sources ouvertes utilisées ici, ce qui impose de laisser les champs exacts non renseignés plutôt que de reprendre des données non confirmées.
Sources consultées le 20 janvier 2026
- Maitron Résistance : recherche nominative « Jacques-Henri Simon » ; aucun résultat probant exploité dans cette session pour établir un état civil complet.
- Fondation de la Résistance / AERI (Musée de la Résistance en ligne) : consultation de pages biographiques et d’expositions mentionnant Jacques-Henri SIMON, son rôle OCM et sa relation avec Jacques REBEYROL.
- Musée de la Résistance en ligne (site) : consultation d’une notice « personne » renvoyant à un support DVD-ROM non accessible en ligne pour la biographie détaillée.
- Mémoire des Hommes : interrogations par recherche web, aucun résultat directement exploitable retenu dans cette session.
- Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne : interrogations par recherche web, aucun résultat directement exploitable retenu dans cette session.
- Ordre de la Libération : consultation de la notice Charles VERNY (Médaille de la Résistance) établissant le lien factuel avec Jacques SIMON pour février 1944.
- Base Léonore : recherches par requêtes web, aucun dossier nominatif identifié et exploitable dans cette session.
- Gallica (BnF) : interrogations par recherche web, aucun document directement exploitable retenu dans cette session.
- SHD : consultation d’instruments de recherche relatifs au réseau Navarre, sans consultation de dossier nominatif individuel.
- Légifrance : recherches sur la mention « Mort en déportation », aucun arrêté nominatif retrouvé concernant Jacques SIMON dans les résultats consultés.
- Wikipédia (recoupée) : consultée pour repérage, aucune donnée non confirmée n’a été intégrée comme fait établi dans le portrait.