Section Atterrissages–Parachutages (SAP), Drôme–Ardèche, active en 1943–1944, encadrée par Henri FAURE (alias Albert, Capitaine Gérard).
Entre juin 1943 et la mi-1944, la Section des Atterrissages–Parachutages (SAP), dirigée localement par Henri Faure alias « Albert » ou « Capitaine Gérard », organise, trace, certifie et supervise jusqu’à onze terrains de parachutage dans les départements de la Drôme et de l’Ardèche.
Ces lieux, répartis sur les secteurs de Brette, Aucelon, et plus largement du Diois, servent à la réception d’armements, de radios, d’agents et de containers parachutés par les Alliés.
Les équipes sont progressivement équipées de systèmes radio (Eurêka, S‑Phone), permettant la navigation et la réception sécurisée aérienne du matériel attendu
En plein cœur de la Résistance unifiée, la SAP est issue de la transformation du COPA (Centre des opérations de parachutage et d’atterrissage) au printemps 1943, après les arrestations de Caluire. Sous l’autorité de Paul Rivière (alias Galvani / Marquis), Henri Faure prend en charge les opérations aériennes dans la Drôme et l’Ardèche. Cette structuration répond à la nécessité stratégique d’approvisionner les maquis alors en plein essor, via des liaisons aériennes parfaitement coordonnées .
Héros et figures marquantes
- Henri FAURE : responsable SAP Drôme–Ardèche, organise et supervise les parachutages.
- Firmin FAURE (Étienne) : son adjoint en Ardèche à partir de juin 1944.
- Jean MATON (Nano), Longepierre (Coste), Léon Faille (Constant), Marius Junique, Philippe Monié (Jacques) : lieutenants SAP dans le secteur.
- Des opérateurs radio (Cornec René, Blass Henri, Claude) et des agents de liaison/délégués (Madame Adamson, Madame Rieu-Charlot, Mademoiselle Dulac, Mademoiselle Courtial) assurent le fonctionnement opérationnel de la SAP .
Victimes
Certains responsables de la SAP ont été arrêtés, torturés, fusillés ou déportés, bien que leurs noms ne soient pas toujours précisés dans les sources consultées.
Survivants
Henri Faure et son équipe parviennent à maintenir le fonctionnement de la SAP jusqu’à la Libération, contribuant à l’équipement des maquis et au succès de nombreuses opérations de résistance. Faure reste une figure centrale de cette période .
Conséquences
La SAP a permis la réception de plus de 600 tonnes d’armes et divers équipements, ainsi que de plusieurs dizaines d’agents ou radios parachutés.
Cette logistique a été essentielle à l’efficacité des maquis dans la région – cette action contribue à la préparation de la Libération.
Par ailleurs, Henri Faure organise le sabotage du pont de Livron dans la nuit du 16 au 17 août 1944 dans ce contexte logistique préparé par la SAP .
Mémoire et lieux commémoratifs
Le pont de Livron, saboté par un commando commandé par Faure, est rebaptisé « Pont Commando Henri Faure » en 1996, en hommage à cette action intégrée dans le cadre SAP.
Références bibliographiques
- Histoires extraordinaires de la Résistance, Paul Dreyfus, Fayard, 1977 : décrit la structuration de la SAP et le sabotage du pont de Livron sous l’impulsion d’Henri Faure, ainsi que l’importance logistique des parachutages en 1943–1944
- Résistances ! La Drôme en armes, Thierry Chazalon, Récits d’Histoire, 2010 : aborde l’organisation locale des parachutages et les terrains établis dans la Drôme.
Références internet
- Musée de la Résistance en ligne – “Terrains de parachutage dans la Drôme” : retrace l’organisation des terrains SAP, les responsables, les radios, et les agents (https://museedelaresistanceenligne.org/media3267-Terrains-de-parachutage-dans-la-Drme)
- Musée de la Résistance en ligne – “Portrait du commandant Henri Faure” : biographie de Faure, description de ses responsabilités et opérations menées (https://museedelaresistanceenligne.org/media7652-Portrait-du-commandant-Henri-Faure-par-Jan-Cristofle)
- Wikipédia – “Section des atterrissages et des parachutages” : historique général de la SAP, sa mission, ses origines (https://fr.wikipedia.org/wiki/Section_des_atterrissages_et_des_parachutages)
- Wikipédia – “Sabotage du pont de Livron” : opération sous Faure, rebaptisation du pont (https://fr.wikipedia.org/wiki/Sabotage_du_pont_de_Livron)