La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Schneersohn Schneour Zalman

Schneour Zalman Schneersohn, né en 1898 à Gomel (Empire russe, aujourd’hui Biélorussie), est décédé le 2 juillet 1980 à Brooklyn, New York .

Issu d’une prestigieuse dynastie hassidique Loubavitch, Schneersohn était le fils de Menachem Mendel Schneersohn et de Liba Leah Schneerson.

Il descend directement du Tzemach Tzedek et de Levi Yitzchak de Berditchev .

Après avoir reçu sa semikhah à la yeshiva Lubavitch en Russie, il émigra en Palestine en 1935, mais, après un bref séjour de quelques mois, s’installa en France sur avis du grand rabbin Yosef Yitzchok Schneersohn .

En France à partir de 1935, Schneersohn prit la direction de l’Association des Israélites Pratiquants (AIP), également appelée Kehillat Haharedim, dès 1936. Il consacra ses efforts à fournir secours matériel, éducatif et spirituel aux réfugiés juifs, en établissant écoles, soupes populaires casher, et centres religieux .

Il dirigeait l’AIP, un réseau orthodoxe ultra-conservateur à Paris, prônant l’observance stricte de la Halakha, souvent marginal parmi les autorités consistoriales françaises 

Entre février 1940 et mars 1944, Schneersohn ouvrit plusieurs foyers pour enfants juifs séparés de leurs familles, en collaboration avec l’AIP et l’OSE. Ces foyers, situés notamment au Château des Morelles à Brout‑Vernet, à la Maison de Beaupin à Marseille, au Domaine de Seignebon à Dému, puis à Grenoble, Nice et dans divers bourgs proches de Voiron (Isère), accueillirent des centaines d’enfants.

Lorsque les conditions se détériorèrent, il organisa leur dispersion dans plusieurs lieux sûrs, bien que certains furent néanmoins arrêtés.

À La Martellière, seize enfants et deux adultes furent capturés sur dénonciation en mars 1944, conduits dans les convois 71 et 73, avec un seul survivant, tandis que sa femme, Sara, fut arrêtée, torturée mais, par ruse, préserva son refuge en feignant que son mari avait fui en Suisse.

Arrestation / évasion / déportation

Le rabbin, sa famille et les enfants survivants furent cachés dans divers lieux jusqu’à la libération de Grenoble le 22 août 1944.

À la libération, Schneersohn et les survivants rentrèrent à Paris, où certains jeunes poursuivirent leur formation religieuse.

Camarades de combat

Parmi ses collaborateurs figurait l’historien Léon Poliakov, qui fut son secrétaire à l’AIP.

Plus tard, Poliakov participa, aux côtés du cousin du rabbin, Isaac Schneersohn, à la fondation du Centre de documentation juive contemporaine (CDJC).

Ils opéraient en lien avec l’OSE et d’autres réseaux de secours juifs, menant une résistance moralement et spirituellement ancrée .

Retour à la vie civile

Après-guerre, il poursuivit son œuvre à Paris, au 10 rue Dieu, développant le judaïsme orthodoxe non‑consistorial, dirigeant des établissements religieux et scolaires.

De nombreux intellectuels, dont Olga Katunal et Henri Atlan, lui attribuèrent une influence majeure.

Dans les années 1960, il émigra aux États-Unis où il fonda et dirigea un institut technologique à Borough Park, Brooklyn, intégrant des formations à la technologie pour ses élèves .

Décorations

Aucune décoration (française ou étrangère) n’a été identifiée dans les sources officielles consultées. Wikipédia ne mentionne aucune décoration.

Lieux de mémoire

Aucune rue, place, jardin ou établissement scolaire à son nom n’a été retrouvé dans les sources.

Un site de la ville de Voiron évoque la rafle de La Martellière, mais sans désignation commémorative spécifique sur son nom .

Références bibliographiques

Parmi les ouvrages principaux cités dans les sources figurent :

Lucien Lazare, La Résistance juive en France (Stock, 1987), qui décrit son action ;

Delphine Deroo, Les Enfants de la Martellière (Grasset et Fasquelle, 1999), qui reconstitue l’histoire des foyers;

Susan Zuccotti, The Holocaust, the French, and the Jews (1993).

Ces ouvrages ponctuent son engagement spirituel, éducatif et salvateur.

Références internet

  • Wikipédia (français, article Schneour Zalman Schneersohn) – consultation pour identification de données biographiques, parcours de guerre, post‑guerre, famille, orthographes alternatives AJPN+6W Wikipédia+6Techno-Science.net+6.
  • Wikipédia (rubrique Rabbins français dans la Résistance) – confirmation de son rôle dans la Résistance W Wikipédia+1.
  • Wikipédia (anglais, article Schneour Zalman Schneersohn) – complément d’informations biographiques Wikipédia.

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