La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

SAUVEBOIS Aimé Alias Jimmy

Aimé SAUVEBOIS, né le 19 septembre 1921 à La Flavarderie (commune de Tornac, Gard), mort le 31 mai 1944 au champ de tir de la Madeleine à Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault)

Originaire des Cévennes gardoises, Aimé Sauvebois grandit à Tornac. Entré dans la vie active au début de la guerre, il refuse le Service du travail obligatoire et se soustrait aux réquisitions.

À l’automne 1943, il gagne la Vallée Française, haut lieu cévenol de refuge et d’engagement clandestin. Là, il rejoint les réfractaires rassemblés autour de la ferme de la Picharlerie, alors utilisée comme « maquis-école » pour former les jeunes aspirants maquisards.

Sous le pseudonyme de « Jimmy », il s’intègre aux groupes de l’Armée secrète (MUR/AS) de la Vallée Française. Après sa formation à la Picharlerie, il se rattache au grand maquis itinérant « Bir-Hakeim », en mouvement entre Cévennes, Gard, Lozère et Hérault au printemps 1944.

Déployé dans les groupes AS de la Vallée Française, « Jimmy » participe aux opérations locales du printemps 1944 menées contre les forces d’occupation et les GMR.

Le 7-12 avril 1944, au moment où les troupes allemandes et les GMR lancent des opérations coordonnées dans les Cévennes, les maquis se dispersent et combattent sous forte pression.

Sauvebois tient sa place dans ces engagements qui coûtent de nombreuses pertes aux résistants.

Arrestation / évasion / déportation

Le 8 avril 1944, lors d’une attaque en Vallée Française, Aimé Sauvebois est blessé et capturé avec d’autres maquisards. Transféré et jugé par le tribunal de l’OFK (commandement militaire) de Nîmes le 30 mai 1944, il est condamné à mort et fusillé le lendemain, 31 mai 1944, au champ de tir de la Madeleine, à Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault).

Camarades de combat

Au sein de l’AS et de Bir-Hakeim, ses compagnons incluent des maquisards cévenols de la Picharlerie et des groupes ralliés, parmi lesquels le Gardois Francis Gaussen, arrêté le même 8 avril 1944 et fusillé avec lui à la Madeleine ; l’ensemble est intégré au dispositif MUR/AS aux côtés des formations rassemblées par le « commandant Barot » (Jean Capel).

Décorations

  • Médaille de la Résistance française à titre posthume par décret du 10 novembre 1960

Lieux de mémoire

Nom gravé sur la stèle et le monument aux fusillés de la Madeleine (Villeneuve-lès-Maguelone), haut lieu de mémoire départemental dédié aux exécutions de mars-juillet 1944. Inhumé à Tornac (Gard) où sa sépulture est identifiée.

Références bibliographiques

  • Les maquis du Massif central méridional, 1943-1944, Gérard Bouladou, Lacour Rediviva, 2006. Panorama détaillé des maquis d’Ardèche, Aude, Aveyron, Gard, Hérault, Lozère et Tarn. L’ouvrage restitue le tissu des groupes AS/FTP, les grandes opérations de répression du printemps 1944 et situe précisément le rôle des maquis cévenols (Vallée Française, Picharlerie) et l’itinérance de « Bir-Hakeim ».
  • La Madeleine, 14 mars – 10 juillet 1944 : les fusillés de Villeneuve-lès-Maguelone, André Balent, Études héraultaises, n°48, 2017. Étude archivistique et topographique des exécutions, avec contextualisation des arrestations (8 avril) et des jugements par l’OFK de Nîmes ; bibliographie fournie et iconographie du site mémoriel.
  • Le maquis-école de La Picharlerie (1943-1944), ONACVG Lozère, 2e éd. révisée, 2010. Brochure de référence sur la Picharlerie comme lieu de formation des réfractaires : organisation, cadre géographique, encadrement et passage au maquis « Bir-Hakeim ».

Références internet

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