Victorin Joseph Henri SARIE, alias « Berger » et « Henriet », né le 17 octobre 1898 à Augnax (Gers), mort le 7 septembre 1985 à Auch (Gers), français. Fonctionnaire de l’administration préfectorale, chef départemental de Combat puis des Mouvements unis de la Résistance dans le Var, chef régional des Mouvements unis de la Résistance pour la région R2 en 1943 et préfet du Var à la Libération.
Jeunesse et formation
Henri Sarie naquit dans une commune rurale du Gers. Les sources institutionnelles consultées établissent son état civil, mais donnent peu de renseignements sur son milieu familial, son enfance et sa formation. Il appartint au corps préfectoral et exerça avant son arrivée dans le Var des fonctions administratives dans le Sud-Ouest. Les indications disponibles le présentent notamment comme chef de division dans une préfecture, puis comme fonctionnaire de la sous-préfecture de Toulon.
Son parcours témoigne d’une solide expérience de l’administration territoriale. Cette connaissance des institutions, des personnels publics et des circuits administratifs devait jouer un rôle majeur dans son activité clandestine, en particulier dans le recrutement de fonctionnaires, la recherche de renseignements et la préparation d’une administration républicaine destinée à remplacer celle du régime de Vichy.
Henri Sarie arriva à Toulon comme secrétaire général ou secrétaire en chef de la sous-préfecture en juillet 1941. La désignation exacte de son emploi varie légèrement selon les sources, qui emploient les expressions « secrétaire général de la sous-préfecture » et « secrétaire en chef de la sous-préfecture ». Cette divergence terminologique ne remet pas en cause son appartenance à l’administration préfectorale ni sa position importante auprès du sous-préfet.
Engagement dans la Résistance
Henri Sarie s’engagea dans la Résistance au sein du mouvement Combat. Sa fonction administrative lui permit de devenir l’un des principaux organisateurs de ce mouvement dans le Var. Il succéda à Robert Blum à la direction départementale de Combat et fut chargé de tâches qui associaient recrutement, organisation clandestine, propagande et pénétration des administrations.
Son activité ne se limita pas à un soutien discret depuis son bureau. Il participa directement à la construction d’une organisation départementale, à la mise en relation de responsables locaux et à la constitution d’un appareil clandestin capable de survivre à la répression. Les travaux historiques consacrés à la région R2 le présentent comme l’une des personnalités essentielles de la Résistance varoise.
La police allemande et ses auxiliaires français finirent par l’identifier. Son nom apparut dans le contexte de l’affaire dite « Flora », vaste opération de répression dirigée au printemps 1943 contre les cadres des Mouvements unis de la Résistance dans le Sud-Est. Menacé d’arrestation, il dut quitter ses fonctions apparentes et entrer dans une clandestinité plus complète. L’affaire Flora désorganisa profondément les structures régionales ; Henri Sarie fit partie des responsables demeurés en mesure de participer à leur reconstitution.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Henri Sarie appartint d’abord à Combat, l’un des principaux mouvements de Résistance de la zone sud. Il devint chef départemental de Combat dans le Var.
Après la fusion de Combat, Libération-Sud et Franc-Tireur au sein des Mouvements unis de la Résistance, il assuma la direction départementale des MUR dans le Var. Les sources le désignent ensuite comme chef régional des MUR pour la région R2, circonscription clandestine comprenant les Bouches-du-Rhône, le Var, les Alpes-Maritimes, le Vaucluse, les Basses-Alpes et les Hautes-Alpes. Il exerça cette responsabilité pendant la période de réorganisation qui suivit l’affaire Flora, avant la désignation de Max Juvénal à la direction régionale à l’automne 1943.
Les pseudonymes « Berger » et « Henriet » sont associés à son activité clandestine dans les annexes nominatives de la thèse de Jean-Marie Guillon. Ils doivent être distingués d’éventuelles variantes ou noms de couverture employés ponctuellement dans la correspondance clandestine, qui n’ont pas été retrouvés avec une certitude suffisante lors des présentes recherches.
Missions et actions
Henri Sarie joua d’abord un rôle d’organisation. Il participa au recrutement des cadres de Combat, à la diffusion de la propagande clandestine et à la coordination des groupes locaux. Grâce à sa connaissance de l’administration, il contribua également au noyautage des administrations publiques, activité consistant à recruter des fonctionnaires, recueillir des informations, freiner l’exécution des mesures de Vichy et préparer la prise de contrôle des services publics au moment de la Libération.
Après les arrestations provoquées par l’affaire Flora, il participa à la reconstitution du directoire régional des MUR. Les travaux de Jean-Marie Guillon indiquent que cette direction provisoire fut assurée par des responsables varois sous son autorité, avant que Max Juvénal ne prenne la tête de la région. Cette responsabilité dépassait alors largement le cadre départemental.
Henri Sarie fut également à l’origine du comité de coordination de la Résistance varoise. Cette structure préfigura le Comité départemental de Libération du Var, chargé de représenter les différentes composantes résistantes et de préparer le rétablissement de la légalité républicaine. Sarie présida le comité de coordination jusqu’en octobre 1943 ; Frank Arnal prit ensuite la présidence du Comité départemental de Libération.
À l’automne 1943, Henri Sarie fut choisi comme futur préfet du Var. Cette désignation clandestine répondait à la volonté de disposer, dès la Libération, d’un représentant de l’État issu de la Résistance et capable d’empêcher l’installation d’une administration militaire alliée ou le maintien de responsables compromis avec Vichy.
Au cours de l’été 1944, il participa à la préparation administrative de la Libération du département. Les sources locales indiquent qu’il prit effectivement ses fonctions à la fin du mois d’août 1944, dans le contexte du débarquement de Provence et de la libération de Draguignan puis de Toulon. Son action porta sur la remise en marche des services publics, les nominations administratives, le maintien de l’ordre, l’épuration et les relations avec le Comité départemental de Libération et les autorités militaires françaises et alliées.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune arrestation certaine d’Henri Sarie n’a été retrouvée dans les sources consultées. En revanche, il fut identifié et recherché au cours de l’affaire Flora en 1943. Cette opération conduisit à l’arrestation de nombreux cadres des MUR et obligea plusieurs responsables, dont Sarie, à se cacher ou à changer de secteur.
Il semble avoir échappé à l’arrestation et poursuivi son activité dans la clandestinité. Les présentes recherches n’ont pas permis d’établir les lieux successifs où il fut hébergé ni les filières précises ayant assuré sa protection.
Henri Sarie ne fut pas déporté. Aucun dossier de déporté ou d’interné à son nom n’a été identifié lors des recherches accessibles.
Parmi les résistants avec lesquels Henri Sarie travailla figure Frank Arnal, pharmacien socialiste toulonnais, membre de plusieurs réseaux de renseignement, organisateur de Combat et des MUR dans le Var, puis président du Comité départemental de Libération. Leur collaboration fut centrale dans la préparation politique et administrative de la Libération du département.
Il fut également en relation avec des responsables régionaux ou départementaux des MUR, parmi lesquels Robert Blum, auquel il succéda à la direction de Combat dans le Var, Max Juvénal, qui prit ensuite la direction régionale des MUR, ainsi qu’avec les responsables des différents services civils et militaires de la Résistance varoise.
Georges Cisson, responsable de la Résistance dans l’administration des Postes, télégraphes et téléphones, appartenait au même ensemble résistant. Après la guerre, Henri Sarie accepta la présidence d’honneur d’une association créée pour perpétuer sa mémoire.
Son action de préfet le conduisit aussi à collaborer avec Frank Arnal, président du Comité départemental de Libération, et avec les responsables des Forces françaises de l’intérieur. Il nomma notamment Marc Rainaut sous-préfet de Toulon le 28 août 1944.
Retour à la vie civile
À la Libération, Henri Sarie ne retourna pas simplement à son emploi antérieur : la fonction qui lui avait été attribuée clandestinement fut confirmée. Il exerça les fonctions de préfet du Var du 23 août 1944 au 24 juillet 1946. À ce titre, il fut l’un des principaux responsables du rétablissement de l’autorité républicaine dans le département.
Son administration dut affronter les difficultés propres à l’après-Libération : pénuries, destructions, remise en état des transports et des services publics, rétablissement des municipalités, épuration administrative et politique, poursuite des collaborateurs et encadrement des tensions entre organisations résistantes.
Sa politique à l’égard de la population italienne du Var a fait l’objet d’études historiographiques. Jean-Marie Guillon a souligné que le département fut traversé par une forte poussée d’italophobie, liée à la guerre, à l’occupation italienne et aux tensions politiques locales. Henri Sarie, ancien responsable de Combat et des MUR, appartenait plutôt à la mouvance radicale et républicaine. Certaines décisions préfectorales prises dans ce contexte doivent être replacées dans les rapports complexes entre sécurité, épuration, nationalité et maintien de l’ordre.
Nommé préfet de la Côte-d’Or le 24 juillet 1946, il entra en fonctions le 21 août suivant et demeura à Dijon jusqu’à sa nomination comme préfet d’Oran le 7 juillet 1949.
Son passage en Côte-d’Or fut marqué par des décisions administratives qui ont parfois suscité des controverses, notamment dans le domaine de la mémoire et des suites judiciaires ou administratives de l’Occupation. L’historien Jean Vigreux le présente néanmoins comme l’une des grandes personnalités de la Résistance varoise devenue préfet après la guerre.
Henri Sarie fut ensuite préfet d’Oran, en Algérie française. Il fut mis en disponibilité en mai 1950 à la suite d’un mouvement préfectoral. Les sources accessibles ne permettent pas de reconstituer avec précision la totalité de ses activités professionnelles ultérieures.
Il mourut le 7 septembre 1985 à Auch, à l’âge de quatre-vingt-six ans.
Décorations
- Médaille de la Résistance française avec rosette par décret du 03 août 1946 JO 13 octobre 1946 source Ordre de la Libération
- Côte du dossier : 1O56828
Les recherches accessibles n’ont pas permis d’identifier de manière suffisamment certaine l’ensemble des décorations attribuées à Henri Sarie.
Il est probable qu’un responsable de son niveau ait fait l’objet de distinctions au titre de la Résistance et de sa carrière préfectorale, mais aucune décoration ne doit être déduite de sa fonction. Aucun dossier nominatif complet de la base Léonore ni aucun décret précisément attribuable à Victorin Joseph Henri Sarie n’a pu être exploité au cours des présentes recherches.
Aucune autre décoration retrouvée lors des présentes recherches dans les bases consultées ; cela ne signifie pas cependant que la personnalité n’ait reçu aucune distinction, mais seulement qu’aucune n’a pu être confirmée par les sources consultées.
Lieux de mémoire
La mémoire d’Henri Sarie demeure principalement associée au Var, à Toulon et à Draguignan, où il exerça son activité résistante puis ses fonctions de préfet de la Libération.
Les archives départementales du Var conservent des documents relatifs à son action préfectorale et à la période de la Libération. Elles constituent aujourd’hui le principal lieu documentaire permettant d’étudier son rôle administratif.
Son nom figure dans les travaux historiques, les expositions et les ressources consacrées à la Résistance varoise, notamment à propos de Combat, des MUR, du Comité départemental de Libération et de la reconstruction des institutions républicaines en août 1944.
Aucune rue, plaque, salle publique ou monument portant avec certitude son nom n’a été identifié lors des présentes recherches.
Références bibliographiques
Jean-Marie Guillon, La Résistance dans le Var : essai d’histoire politique. Cette thèse de doctorat d’État constitue la référence scientifique fondamentale sur la Résistance varoise. Ses annexes permettent d’identifier Henri Sarie, ses pseudonymes « Berger » et « Henriet », son appartenance à Combat et sa responsabilité à la tête des MUR départementaux puis régionaux. Elle replace également son action dans la crise provoquée par l’affaire Flora et dans la préparation du pouvoir résistant à la Libération.
François Marcot, Bruno Leroux et Christine Levisse-Touzé, dir., Dictionnaire historique de la Résistance : Résistance intérieure et France libre. Cet ouvrage de synthèse fournit le cadre indispensable à la compréhension de Combat, des Mouvements unis de la Résistance, des régions clandestines et des Comités départementaux de Libération. Il permet de situer la fonction de Sarie dans l’organisation nationale de la Résistance.
Jean-Marie Guillon, Résistance et xénophobie dans le Var à la Libération. Cet article analyse les tensions liées à la présence italienne dans le Var et les politiques mises en œuvre après août 1944. Il apporte un éclairage critique sur le contexte administratif et politique dans lequel Henri Sarie exerça les fonctions de préfet.
Marc-Olivier Baruch, Servir l’État français : l’administration en France de 1940 à 1944. Sans être centré exclusivement sur Henri Sarie, cet ouvrage permet de comprendre la situation des fonctionnaires sous Vichy, les possibilités de résistance à l’intérieur de l’administration et les enjeux de la prise de pouvoir préfectorale à la Libération.
Jean-Marie Guillon, La Résistance en Provence. Cette synthèse régionale rappelle la désorganisation provoquée par l’affaire Flora et le rôle des responsables varois, sous la direction d’Henri Sarie, dans la reconstitution provisoire du directoire régional des MUR.
Références internet
FranceArchives. La notice nominative « SARIE, Henri Joseph Victorin » fournit l’état civil d’Henri Sarie, ses responsabilités comme chef régional R2 et son rôle dans la création du comité de coordination de la Résistance varoise.
https://francearchives.gouv.fr/fr/facomponent/ffb56f989dcbfd07b5e105bb5a510e772b5f77d9
Mémoire Vive de la Résistance. La page « Picoche » mentionne Henri Sarie comme responsable départemental des MUR dans le Var. Il s’agit d’une page consacrée à une autre personnalité et non d’une notice individuelle au sens du présent prompt.
https://mvr.asso.fr/picoche/
Mémoire Vive de la Résistance. La page « La Résistance en Provence », rédigée à partir des travaux de Jean-Marie Guillon, expose les conséquences de l’affaire Flora et la reconstitution du directoire régional des MUR par des responsables varois dirigés par Henri Sarie.
https://mvr.asso.fr/la-resistance-en-provence-par-jm-guillon/
FranceArchives – Archives départementales de la Côte-d’Or. L’instrument de recherche du cabinet du préfet précise qu’Henri Sarie fut nommé préfet de la Côte-d’Or le 24 juillet 1946, entra en fonctions le 21 août et fut nommé préfet d’Oran le 7 juillet 1949.
https://francearchives.gouv.fr/fr/findingaid/656ebdfbdcbc266c389313c030b7ad9f4d68461d
Persée. L’article de Jean-Marie Guillon, « Résistance et xénophobie dans le Var à la Libération », analyse le contexte politique et social de l’administration préfectorale d’Henri Sarie après août 1944.
https://www.persee.fr/doc/camed_0395-9317_1996_num_52_1_1156
Amicale Mémoire du réseau Gallia. La notice consacrée à Frank Arnal évoque sa collaboration avec Henri Sarie dans Combat et les MUR, ainsi que leur rôle dans la création du Comité départemental de Libération du Var.
https://www.reseaugallia.org/index.php/2015/09/02/arnal-frank/
Musée de la Résistance en ligne. La page consacrée à Marc Rainaut confirme sa nomination comme sous-préfet de Toulon par Henri Sarie, préfet de la Résistance, le 28 août 1944.
https://museedelaresistanceenligne.org/media10193-Marc-Rainaut-commandant-de-la-Brigade-des-Maures-est-dcor-de-la-iSilver-star-i
Archives départementales du Var. Les fonds de la préfecture du Var contiennent des documents concernant Henri Sarie et l’installation des nouvelles autorités républicaines pendant la Libération.
https://archives.var.fr/
HAL – Thèses. Les annexes de la thèse de Jean-Marie Guillon recensent Henri Sarie sous les pseudonymes « Berger » et « Henriet » et le présentent comme responsable de Combat puis chef régional des MUR de la région R2.
https://theses.hal.science/tel-00596588v1/file/ANNEXE1
Dossier d’homologation
L’existence d’un dossier administratif nominatif au Service historique de la Défense est vraisemblable compte tenu des responsabilités résistantes d’Henri Sarie, mais aucune cote GR 16 P certaine n’a pu être retrouvée dans les instruments de recherche directement exploitables au cours des présentes recherches.
Aucun dossier d’homologation FFC, FFI, RIF, DIR, CVR ou dossier de Déporté-Résistant n’a donc été matériellement consulté.
La notice FranceArchives constitue une description archivistique institutionnelle, mais elle ne remplace pas la consultation du dossier original conservé dans les services d’archives.
Observations
Le nom complet est donné par FranceArchives sous la forme Henri Joseph Victorin Sarie, tandis que d’autres relevés d’état civil emploient l’ordre Victorin Joseph Henri Sarie. La première ligne retient l’ordre figurant dans les données d’état civil les plus détaillées, tout en conservant « Henri », prénom d’usage attesté par l’ensemble des sources.
Les pseudonymes « Berger » et « Henriet » sont attestés dans les annexes de la thèse de Jean-Marie Guillon.
Les sources divergent légèrement sur l’intitulé de sa fonction à Toulon : « secrétaire général », « secrétaire en chef » ou cadre de la sous-préfecture. La notice conserve une formulation générale afin de ne pas attribuer un grade administratif non définitivement vérifié.
La date exacte à laquelle il prit effectivement possession de la préfecture du Var varie selon que les sources retiennent la nomination, la prise de fonctions à Draguignan ou la stabilisation de l’administration départementale. La période officielle retenue est celle du 23 août 1944 au 24 juillet 1946.
Aucune notice individuelle MVR n’a été trouvée. La page MVR « Picoche » et la synthèse « La Résistance en Provence » sont des pages générales ou consacrées à un autre sujet ; elles ne remplissent pas les critères d’une notice individuelle définis dans le prompt.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’identité, l’état civil, l’engagement dans Combat et les MUR, les responsabilités départementales et régionales, la fonction de préfet du Var et la carrière préfectorale d’après-guerre sont établis par plusieurs sources concordantes, dont FranceArchives, les archives départementales et les travaux scientifiques de Jean-Marie Guillon. Certaines données secondaires, notamment les décorations et la cote précise d’un éventuel dossier SHD, demeurent toutefois non retrouvées.
Chronologie
| Date | Événement |
| 17 octobre 1898 | Naissance à Augnax (Gers). |
| Juillet 1941 | Arrivée à Toulon comme cadre ou secrétaire général de la sous-préfecture. |
| 1942 | Engagement et prise de responsabilités dans le mouvement Combat dans le Var. |
| 1942-1943 | Chef départemental de Combat ; activités d’organisation, de recrutement, de propagande et de noyautage administratif. |
| Début de 1943 | Participation à la mise en place des Mouvements unis de la Résistance dans le Var. |
| Printemps 1943 | Identifié et recherché dans le contexte de l’affaire Flora ; passage à une clandestinité renforcée. |
| Juin-octobre 1943 | Participation à la reconstitution et à la direction régionale des MUR pour la région R2. |
| 1943 | Création et présidence du comité de coordination de la Résistance varoise. |
| Octobre 1943 | Frank Arnal prend la présidence du Comité départemental de Libération ; Sarie est désigné comme futur préfet du Var. |
| Août 1944 | Installation comme préfet du Var à la Libération. |
| 23 août 1944-24 juillet 1946 | Préfet du Var. |
| 24 juillet 1946 | Nomination comme préfet de la Côte-d’Or. |
| 21 août 1946 | Prise de fonctions à Dijon. |
| 7 juillet 1949 | Nomination comme préfet d’Oran. |
| Mai 1950 | Mise en disponibilité. |
| 7 septembre 1985 | Décès à Auch (Gers). |
Sources consultées
FranceArchives. La notice nominative « SARIE, Henri Joseph Victorin » a fourni les dates et lieux de naissance et de décès, l’identification du producteur d’archives, la fonction de chef régional R2 et le rôle de créateur du comité de coordination de la Résistance varoise. https://francearchives.gouv.fr/fr/facomponent/ffb56f989dcbfd07b5e105bb5a510e772b5f77d9
Mémoire Vive de la Résistance. La page « Picoche » a été consultée dans le cadre de la vérification préalable. Elle cite Henri Sarie comme responsable départemental des MUR dans le Var, mais ne constitue pas une notice individuelle dont le contenu serait principalement consacré à sa biographie. https://mvr.asso.fr/picoche/
Mémoire Vive de la Résistance. La page générale « La Résistance en Provence », fondée sur les travaux de Jean-Marie Guillon, a fourni des éléments relatifs à l’affaire Flora, à la désorganisation des MUR et à la reconstitution du directoire régional par des responsables varois dirigés par Henri Sarie. https://mvr.asso.fr/la-resistance-en-provence-par-jm-guillon/
HAL – Thèses. Les annexes de la thèse de Jean-Marie Guillon ont fourni les pseudonymes « Berger » et « Henriet » ainsi que l’identification d’Henri Sarie comme responsable de Combat et chef régional des MUR en région R2. https://theses.hal.science/tel-00596588v1/file/ANNEXE1
FranceArchives – Archives départementales de la Côte-d’Or. L’instrument de recherche du cabinet du préfet a permis d’établir sa nomination en Côte-d’Or le 24 juillet 1946, sa prise de fonctions le 21 août et sa nomination comme préfet d’Oran le 7 juillet 1949. https://francearchives.gouv.fr/fr/findingaid/656ebdfbdcbc266c389313c030b7ad9f4d68461d
Persée. L’article de Jean-Marie Guillon, « Résistance et xénophobie dans le Var à la Libération », a éclairé le contexte politique, social et administratif de l’exercice préfectoral d’Henri Sarie après la libération du département. https://www.persee.fr/doc/camed_0395-9317_1996_num_52_1_1156
Amicale Mémoire du réseau Gallia. La notice « ARNAL Frank » a apporté des informations concordantes sur la collaboration entre Frank Arnal et Henri Sarie, leur rôle dans Combat et les MUR et la formation du Comité départemental de Libération du Var. https://www.reseaugallia.org/index.php/2015/09/02/arnal-frank/
Musée de la Résistance en ligne. La page consacrée à Marc Rainaut a confirmé sa nomination comme sous-préfet de Toulon par Henri Sarie le 28 août 1944 et a contribué à documenter la prise en main de l’administration à la Libération. https://museedelaresistanceenligne.org/media10193-Marc-Rainaut-commandant-de-la-Brigade-des-Maures-est-dcor-de-la-iSilver-star-i
Archives départementales du Var. Les ressources relatives à la préfecture et à la Libération ont été consultées pour identifier les fonds administratifs concernant Henri Sarie. Le document repéré confirme la conservation d’archives relatives à la Résistance intérieure, au Gouvernement provisoire de la République française et à l’action préfectorale dans le Var. https://archives.var.fr/
OpenEdition Books. Le chapitre « Lumières et ombres » de l’ouvrage consacré au résistant Jean Mairey a fourni un élément historiographique sur Henri Sarie, préfet de la Côte-d’Or et ancienne personnalité majeure de la Résistance varoise. https://books.openedition.org/eud/2428