Raymonde Marthe Andrée Rolly (épouse Beer) 17 février 1917 à Koné, Nouvelle-Calédonie 11 juillet 1988 à Tahiti
Fille d’Héloïse Clavier et Henry Rolly, elle gagne Nouméa où elle travaille comme conductrice pour la poste et comme secrétaire, renforçant ses compétences administratives et son sens de l’organisation
Le 14 février 1941, elle quitte la Nouvelle-Calédonie à bord du Suva pour rejoindre la France libre à Londres, après une traversée mouvementée émaillée de poursuite par une unité allemande .
Elle rallie les Forces françaises libres. D’abord conductrice d’officiers gaullistes, elle devient sténodactylo. En 1942, mutée au Nigeria en tant que caporal, elle y sert probablement comme personnel logistique ou d’appui .
Missions et actions
- 1941–1942 : conduite et manutention de documents officiels à Londres, support opérationnel des FFL.
- 1943 : service de soutien administratif au Nigeria.
Arrestation/condamnation
En février 1942, le tribunal militaire de Saïgon la condamne à travaux forcés pour « complicité de livraison de territoire ». La mesure reste symbolique, sa sentence n’ayant pas été appliquée .
Retour à la vie civile
Elle revient en Nouvelle-Calédonie en 1946, devient enseignante, part en retraite à Tahiti avec son mari Herman Beer, et meurt le 11 juillet 1988 .
Décorations
Aucune décoration majeure (Légion d’honneur, Compagnon de la Libération, médaille de la Résistance) n’a été retrouvée dans les registres officiels.
Lieu de mémoire
Une rue du quartier Kaméré à Nouméa porte son nom, témoignage de son engagement .
Références internet
- Wikipédia, article « Raymonde Rolly » : biographie complète, mentionne ses fonctions, parcours, condamnation, retour à Nouméa et décès Wikipédia+1Berghahn Journals+1.
- French Politics, Culture & Society, évoquant les New Caledonian Women in the Free French : mention de Rolly et Jore, soulignant leur départ en 1941 et leur service à Londres Berghahn Journals+1Wikipédia+1.