Paul Claude Marie RIVIÈRE, né le 22 novembre 1912 à Montagny (Loire), mort le 15 décembre 1998 à Bron (Rhône).
ALIAS : Claude-François Sif bis Galvani Marquis Charles-Henri Renouard
Issu d’une famille paysanne et catholique de la Loire, Paul Rivière étudie à Montagny puis au séminaire de Saint-Joseph à Francheville, avant de devenir professeur de lettres aux Chartreux à Lyon. Mobilisé dès 1939 comme instructeur à Saumur, il est blessé au combat en 1940 et démobilisé peu après avec la Croix de guerre.
Dès 1941, mis en relation par un jésuite lyonnais avec Henri Frenay, il intègre le mouvement Combat, puis devient agent de liaison auprès de Jean Moulin. Arrêté en juin 1942, il est emprisonné quatre mois à Lyon avant de poursuivre ses activités clandestines à sa libération
Nommé chef des opérations aériennes après l’arrestation de Jean Moulin, il prend la tête de la SAP (Section des Atterrissages‑Parachutages) pour la zone sud, sous les alias Galvani puis Marquis, au sein du BCRA / Combat .
Rivière organise et supervise jusqu’à la Libération d’importantes opérations clandestines : création de terrains de parachutage, réception de centaines de tonnes d’armes, radios, fonds, et agents depuis Londres ou Alger, ainsi que l’exfiltration de personnalités de haut rang (de Gaulle, Chaban‑Delmas, Bourgès‑Maunoury, etc.).
Arrestation / évasion / déportation
Il est emprisonné en 1942 à Lyon pendant quatre mois mais relâché sans charge majeure ; il reprend immédiatement ses activités au service de la Résistance.
Camarades de combat
Il succède à Bruno Larat (arrêté à Caluire) à la tête du COPA devenu SAP, avec des réseaux radio, agents et responsables régionaux tels que Henri Faure (Drôme‑Ardèche), Jean Bernard (Ardèche Nord), sous l’autorité générale du BCRA et du colonel Passy.
Retour à la vie civile
Après la guerre, il reste dans l’armée jusqu’en 1947 (lieutenant-colonel), accomplit plusieurs missions en Indochine, Algérie, et Tokyo, puis entame une carrière politique : député de la Loire (1962–1978), maire de Montagny (1965–1983), membre du Conseil de l’Europe (1967–1978).
Décorations
- Compagnon de la Libération (décret du 24 mars 1945),
- Commandeur de la Légion d’honneur,
- Croix de guerre 39‑45 (6 citations),
- Croix de la Valeur militaire (3 citations),
- Médaille de la Résistance avec rosette, par décret du 31 Mars 1947
- Croix du Combattant volontaire de la Résistance,
- Médaille des Évadés,
- Médaille coloniale (« Extrême‑Orient »),
- Officier de l’Ordre de l’Empire britannique,
- Military Medal (GB),
- Officier de la Couronne belge,
- Croix de guerre belge avec palme, Croix de Guerre tchécoslovaque,
- Croix du mérite militaire polonais.
Lieux de mémoire
Il n’existe pas, à ma connaissance, de lieu public portant son nom.
Ses archives, incluant les câbles codés pour les opérations aériennes, sont conservées au Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD) à Lyon.
Références bibliographiques
- Histoire de la Résistance en France de 1940 à 1945, Henri Noguères, Marcel Degliame‑Fouche, Jean‑Louis Vigier, Robert Laffont, 1967–1981 : relate le rôle de la SAP dans la Libération.
- La nuit sans ombre. Histoire des mouvements unis de résistance, Alban Vistel, Fayard, 1970 : analyse la fusion des mouvements et le rôle de l’appareil parachutages dans le sud-est.
- We Landed by Moonlight, Hugh Verity, Crécy, 2000 : récit aérien et opérationnel, comprend des références à Rivière en tant qu’organisateur.
Références Internet
Paul RIVIÈRE | L’Ordre de la Libération et son Musée Description : Biographie officielle du site de l’Ordre de la Libération, détaillant son parcours : naissance en 1912, engagement dans la Résistance, alias utilisés, blessures, arrestation, responsabilités dans le mouvement Combat et la section SAP en zone sud Musée de l’Ordre de la Libération+14Musée de l’Ordre de la Libération+14Theatrum Belli+14Wikipédia+1.
Paul RIVIÈRE (Musée de la Résistance en ligne) Fiche synthétique indiquant qu’il est le “grand patron de la SAP (Section atterrissages parachutages)” en zone sud, ses missions, son engagement politique après-guerre et sa participation aux gouvernements gaullistes Musée de la Résistance en Ligne+2Musée de la Résistance en Ligne+2Wikipédia+6Musée de la Résistance en Ligne+6Musée d’Histoire Lyon 1939-1945+6.
- Wikipédia : Paul Rivière — version détaillée avec informations sur sa vie familiale, son action dans la Résistance, ses pseudonymes, ses responsabilités dans la SAP, ses mandats politiques, son mariage, ses archives au CHRD Lyon, ainsi que ses décorations Wikipédia