Albert Lucien Léopold REYNIER, alias Vauban, né le 16 octobre 1889 à La Motte-d’Aveillans, Isère, France, mort le 21 janvier 1949 à Grenoble, Isère, France.
Les sources ouvertes consultées permettent d’identifier Albert Reynier comme instituteur puis directeur d’école après la Première Guerre mondiale. Ancien combattant de 1914-1918, il revient ensuite à la vie civile, travaille en Tunisie, puis reprend une carrière dans l’enseignement à Izeaux et à Grenoble. Wikipédia le présente aussi comme socialiste et franc-maçon ; cette caractérisation relève toutefois ici d’une source secondaire, même si elle s’insère de façon cohérente dans son parcours républicain.
Il entre dans la Résistance à la fin de 1941 au sein du mouvement Combat. Les sources consultées le montrent d’abord engagé dans la diffusion de tracts et de journaux clandestins, avant son accession à des responsabilités plus élevées dans l’Armée secrète iséroise. La notice Wikipédia est ici détaillée et a donc été exploitée de manière développée, en la recoupant avec des sources mémorielles iséroises.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les sources concordent pour le rattacher au mouvement Combat, puis à l’Armée secrète en Isère, avant son insertion dans les structures unifiées de la Résistance départementale. En 1944, il se trouve au cœur des MUR et du Comité départemental de Libération nationale.
Missions et actions
En 1943, Albert Reynier devient chef départemental de l’Armée secrète en Isère sous le pseudonyme de Vauban.
Les sources indiquent qu’il échappe à la répression de la « Saint-Barthélemy grenobloise » de novembre 1943, puis se replie dans le Grésivaudan. Elles le montrent ensuite à la tête du secteur 6 Grésivaudan-Belledonne, où il travaille à une coopération plus étroite entre Armée secrète et FTP.
Le 31 mars 1944, il est désigné futur préfet de l’Isère par le CFLN ; les sources divergent sur la date de désignation finale, certaines mentionnant aussi le 5 mai 1944, mais convergent sur sa prise de fonctions à la Libération, le 22 août 1944.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées ne permettent pas d’établir une arrestation, une déportation ou une évasion au sens strict. Elles permettent en revanche d’attester qu’il échappa à l’arrestation lors de la vague répressive grenobloise du 30 novembre 1943.
Camarades de combat
Les sources le replacent notamment aux côtés d’Alain Le Ray, d’Albert de Seguin de Reyniès, de Pierre Flaureau et, plus largement, des responsables des MUR, de l’Armée secrète et du CDLN de l’Isère.
Retour à la vie civile
À la Libération, Albert Reynier devient préfet de l’Isère et exerce cette fonction de 1944 à 1949. Son rôle est central dans la remise en place de l’administration républicaine dans le département.
La mémoire publique locale lui a conservé une place importante : cérémonies commémoratives, médaillon, et toponymie grenobloise témoignent de cette postérité.
Décorations
- Officier de la Légion d’honneur. Distinction mentionnée par Wikipédia ; décret précis non retrouvé dans cette recherche.
- Croix de guerre 1914-1918. Distinction mentionnée par Wikipédia et reprise dans Wikidata à partir d’une référence archivistique ; décret non retrouvé dans cette recherche.
- Croix de guerre 1939-1945. Distinction mentionnée par les sources mémorielles iséroises et par Wikipédia ; décret non retrouvé dans cette recherche.
- Médaille de la Résistance française avec rosette par décret du 25 Avril 1946 JO 17 Mai 1946 source Ordre de la Libération
- Côte du dossier : 1O53865
Lieux de mémoire
Une rue Albert-Reynier existe à Grenoble. Un médaillon commémoratif lui est également consacré sur le polygone scientifique. Les archives départementales signalent en outre des dossiers d’hommages publics à son nom.
Références bibliographiques
Philippe Barrière, Albert Reynier, préfet de la Résistance. Ouvrage spécifiquement consacré à Albert Reynier, signalé par les sources consultées ; il constitue manifestement la référence bibliographique la plus directement centrée sur sa vie, son rôle dans la Résistance iséroise et son action préfectorale.
Philippe Barrière et al., 1939-1945, l’Isère en résistance. Ouvrage de contexte utile pour replacer Albert Reynier dans les structures départementales de la Résistance, l’Armée secrète, les maquis et la Libération du département.
Charles Muller, Les sentiers de la liberté. Référence signalée par la notice Wikipédia ; elle paraît utile pour le cadre isérois et les engagements résistants locaux, même si la portée exacte pour Albert Reynier n’a pas pu être vérifiée directement dans cette recherche.
Références internet
Wikipédia. Notice biographique détaillée, utile pour l’état civil, le parcours professionnel, l’engagement dans Combat, la direction de l’Armée secrète en Isère et les fonctions préfectorales après la Libération. https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Reynier
Musées de l’Isère. Document de médiation sur Albert Reynier, utile pour confirmer son rôle majeur dans la Résistance iséroise, son pseudonyme Vauban et son itinéraire entre Armée secrète et secteur 6. https://musees.isere.fr/sites/portail-musee-fr/files/inline-files/Casque%20de%20Vauban.pdf
Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère. Dossier de presse sur la Libération, utile pour la désignation de Reynier comme futur préfet et sa prise de fonctions en août 1944. https://musees.isere.fr/sites/portail-musee-fr/files/2025-07/20240823_dp_vivre_la_liberation.pdf
Isère.fr. Page de synthèse sur la Libération du département, utile pour le rôle institutionnel de Reynier à la préfecture au moment de la Libération. https://www.isere.fr/petites-histoires-de-l-isere/la-liberation-lisere-14-jours-qui-ont-change-lhistoire
ANACR Saint-Égrève. Page mémorielle locale utile pour la mémoire d’Albert Reynier et pour un signalement de cote, mais à manier avec prudence car elle n’a pas été recoupée intégralement par une base officielle dans cette recherche. https://anacr-saintegreve.jimdofree.com/m%C3%A9moire-des-rues-saint-martin-le-vinoux/les-r%C3%A9sistants-locaux/albert-reynier/
Dossier d’homologation consulté
Une cote a été signalée par une source mémorielle locale, mais elle n’a pas été confirmée par une consultation directe d’un dossier SHD dans cette recherche. En conséquence, je ne la retiens pas comme donnée définitivement validée.
Observations
La date de désignation comme futur préfet de l’Isère varie selon les sources ouvertes consultées : 31 mars 1944 dans la mémoire muséale et 5 mai 1944 dans une autre source institutionnelle récente. La prise de fonctions en août 1944 est en revanche concordante.
Sources consultées le 16 avril 2026
Wikipédia, notice « Albert Reynier » : état civil, carrière d’enseignant, engagement dans Combat et l’Armée secrète, fonctions préfectorales, décorations mentionnées.
Musées de l’Isère, document « Casque de Vauban » : rôle dans la Résistance iséroise, pseudonyme, secteur 6, seconde Croix de guerre mentionnée.
Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, dossier « Vivre la Libération ! » : désignation comme futur préfet et prise de fonctions à la Libération.
Isère.fr, page sur la Libération de l’Isère : place de Reynier à la préfecture durant la Libération.
Aucune photo retrouvée dans les bases officielles consultées. Le médaillon commémoratif signalé en ligne n’est pas une photographie d’époque du résistant.