La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

PRONTEAU Jean Alias Cévennes,

Jean PRONTEAU, né le 31 août 1919 à Paris, France, mort le 12 juin 1984 à Paris, France.

Jean Sylvain Albert Pronteau est issu d’un milieu modeste. Boursier, il poursuit ses études secondaires puis entre en lettres supérieures au lycée Henri-IV avant d’interrompre ses études au début de la guerre ; il reprend ensuite des certificats de licence de philosophie.

Une page Wikipédia détaillée existe sur lui et a été utilisée comme source secondaire développée, recoupée ici avec le Maitron, le Musée de la Résistance en ligne et la base Sycomore de l’Assemblée nationale.

Engagement dans la Résistance

Le Musée de la Résistance en ligne présente Jean Pronteau comme un résistant précoce.

Dès le début de 1941, alors qu’il est encore aspirant dans l’armée de l’air, il entre en contact avec le groupe Liberté et diffuse des tracts à Perpignan.

Début 1942, il devient responsable de l’action immédiate puis de l’Armée secrète de Combat pour la région de Toulouse. Le Maitron et Wikipédia confirment son engagement résistant antérieur à son adhésion formelle au Parti communiste en 1943.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Les sources concordent pour le rattacher successivement au mouvement Combat, aux MUR, puis à l’OCM-Jeunes et aux FUJP, dont il devient l’un des responsables nationaux. La MVR le cite également comme successeur de Charles Verny à la tête de l’OCM-Jeunes. Les sources consultées ne permettent pas d’indiquer une cote SHD nominative certaine.

Missions et actions

Fin 1942, recherché par la police, Jean Pronteau quitte Toulouse pour Marseille et participe à la mise en place du Noyautage des administrations publiques pour Combat.

Début 1943, à Lyon, il organise à l’initiative des MUR et de la Délégation générale l’OREA, structure destinée à développer l’action résistante parmi les déportés du travail en Allemagne.

Revenu à Paris en 1943 puis en 1944, il participe aux services de renseignements des mouvements de résistance et au réseau Navarre.

En février 1944, il devient responsable national de l’OCM-Jeunes et l’un des responsables du FUJP. En août 1944, sous le pseudonyme de « Cévennes », il dirige l’insurrection du quartier Latin pendant la Libération de Paris.

Arrestation / évasion / déportation

Les sources consultées ne signalent ni arrestation durable, ni déportation, ni internement. Elles indiquent au contraire plusieurs déplacements clandestins pour échapper à la police, notamment son départ de Toulouse fin 1942, sa fuite de Lyon en juin 1943, puis son refuge dans un maquis des Hautes-Alpes en novembre 1943.

Camarades de combat

Les sources relient Jean Pronteau à Henri Frenay par l’intermédiaire de Combat, à Jacques Piette pour son entrée à l’OCM, à Charles Verny qu’il remplace dans l’OCM-Jeunes, ainsi qu’à Ginette Cros parmi les responsables des FUJP.

Retour à la vie civile

Après la Libération, Jean Pronteau est désigné représentant des FUJP à l’Assemblée consultative provisoire. Il devient ensuite député communiste de la Charente de 1945 à 1958. Il entre au comité central du PCF en 1950, dirige la revue Économie & Politique à partir de 1954, puis est écarté lors de l’affaire Servin-Casanova en 1961.

Par la suite, il mène une carrière d’universitaire et d’éditeur de sciences sociales, avant de rejoindre le Parti socialiste en 1973 ; il entre au secrétariat national du PS en juin 1981.

Décorations

Aucune décoration trouvée dans les bases consultées. Les sources exploitées ici ne mentionnent pas de décoration nominative confirmée pour Jean Pronteau.

Lieux de mémoire

Le Musée de la Résistance en ligne conserve au moins une photographie de Jean Pronteau en octobre 1944, provenant du fonds Pronteau de l’IHTP. La présente recherche n’a pas permis d’identifier un lieu de mémoire nominatif certain.

Références bibliographiques

Philippe Robrieux, Histoire intérieure du Parti communiste, tome 4. Ouvrage utilisé par Wikipédia pour les éléments biographiques de formation, de carrière politique et d’évolution intellectuelle de Jean Pronteau.

Bulletin de l’Institut d’histoire du temps présent, numéro 74, novembre 1999. Dossier consacré à Jean Pronteau à partir de ses archives, utile pour situer la continuité entre son parcours résistant, politique et intellectuel.

Références internet

Le Maitron. Notice biographique développée sur Jean Pronteau, donnant l’état civil, la formation, le parcours résistant et les principales étapes de sa vie politique. https://maitron.fr/pronteau-jean-sylvain-albert/

Musée de la Résistance en ligne. Notice iconographique accompagnée d’un solide contexte historique sur son engagement précoce, son rôle dans Combat, l’OREA, l’OCM-Jeunes et l’insurrection parisienne. https://museedelaresistanceenligne.org/media4408-Jean-Pronteau

Wikipédia. Page biographique détaillée, exploitée comme source secondaire développée et recoupée ici avec le Maitron, le Musée de la Résistance en ligne et l’Assemblée nationale. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Pronteau

Assemblée nationale – base Sycomore. Notice parlementaire officielle utile pour la carrière à l’Assemblée et pour le contrôle de l’état civil, avec une divergence sur la date exacte du décès. https://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche/6512

FranceArchives. Signalement du fonds Jean Pronteau et de composantes consacrées aux FUJP, utile pour l’existence d’archives conservées sur son action. https://francearchives.gouv.fr/fr/agent/229292526 et https://francearchives.gouv.fr/fr/facomponent/43967ea6f20e63429de0519aad7da727ecf55d89

Dossier d’homologation consulté

Aucun dossier d’homologation SHD nominatif n’a été identifié avec certitude dans cette recherche.

Observations

Une divergence existe sur la date de décès : le Maitron, Wikipédia et FranceArchives donnent le 12 juin 1984, tandis que la base Sycomore de l’Assemblée nationale indique le 13 juin 1984. La date du 12 juin 1984 a été retenue car elle est concordante dans plusieurs sources. Aucune photo n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées, hormis la photographie conservée par le Musée de la Résistance en ligne.

Sources consultées le 9 avril 2026 : Mémoire Vive de la Résistance, fiche « Forces Unies de la Jeunesse Patriotique », pour la mention de Jean Pronteau parmi les responsables des FUJP ; MVR, fiche « Mouvement Organisation Civile et Militaire », pour la mention de son rôle à l’OCM-Jeunes ; Maitron, notice « PRONTEAU Jean, Sylvain, Albert », pour l’état civil et le parcours général ; Musée de la Résistance en ligne, page « Jean Pronteau », pour le détail des engagements de 1941 à 1944 ; Wikipédia, page « Jean Pronteau », comme source secondaire détaillée recoupée ; Assemblée nationale, base Sycomore, pour la carrière parlementaire et le contrôle d’état civil ; FranceArchives, pour le signalement du fonds Jean Pronteau.

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