Commandement militaire et administration
Hôtel Meurice (228, rue de Rivoli) Siège du commandement militaire du Grand Paris (Kommandantur von Gross-Paris). C’est ici que siégeaient les gouverneurs militaires successifs, dont le dernier fut le général Dietrich von CHOLTITZ.
Hôtel Majestic (avenue Kléber) Siège du commandement militaire allemand en France (Militärbefehlshaber in Frankreich – MBF). C’était le véritable cœur de l’administration militaire allemande, gérant l’ensemble de la zone occupée.
Hôtel Lutetia (45, boulevard Raspail) Siège de l’Abwehr, le service de renseignement et de contre-espionnage de l’état-major allemand. C’est l’un des rares centres de commandement d’importance situé sur la rive gauche.
Hôtel Ritz (place Vendôme) Siège de l’état-major de la Luftwaffe (armée de l’air) en France. Le maréchal Hermann GÖRING y disposait d’une suite impériale lors de ses séjours à Paris.
Palais du Luxembourg Siège de l’état-major de la Luftwaffe pour toute la zone Ouest. Les jardins étaient truffés de blockhaus et interdits au public.
Services de police et de répression (Sipo-SD et Gestapo)
Hôtel Continental (3, rue de Castiglione) Siège des services d’information et de censure, ainsi que de certains bureaux de la police de sûreté.
84, avenue Foch Siège du Sicherheitspolizei (Sipo) et du Sicherheitsdienst (SD), souvent désignés sous le terme générique de Gestapo. Les étages supérieurs servaient de bureaux tandis que les caves étaient transformées en cellules de torture.
11, rue des Saussaies Siège de la police de sûreté allemande et de la police centrale. Ce lieu, dépendant du ministère de l’Intérieur, était redouté pour la violence des interrogatoires qui y étaient menés contre les résistants.
93, rue Lauriston Siège de la “Gestapo française” ou Carlingue, composée de collaborateurs et de truands (dirigée par Henri LAFONT et Pierre BONNY) travaillant pour le compte des services allemands.
Autres lieux stratégiques
Hôtel Crillon (place de la Concorde) Siège du commandement de la Feldgendarmerie et lieu d’hébergement pour les dignitaires de passage.
Palais Bourbon Siège de l’administration du Grand Paris et de divers services techniques militaires.
Opéra Garnier Bien que restant un lieu de culture, il était placé sous contrôle direct des autorités allemandes et servait de vitrine de prestige pour l’occupant.
Sources consultées : Fondation de la Résistance, Musée de la Résistance en ligne, Chemins de mémoire, Archives de Paris.