Gabriel PÉREZ (souvent cité comme Gabriel Pérez Díaz), né en 1909 à Oviedo (Espagne), exécuté à Santander (Espagne), date divergente selon les sources (1946–1948)
Républicain espagnol, Gabriel Pérez combat d’abord en Espagne avant l’exil en France. Les sources espagnoles le désignent sous la forme complète « Gabriel Pérez Díaz », né à Oviedo en 1909.
En France, il devient l’un des chefs guérilleros espagnols opérant avec les FFI dans le Gard.
Le 25 août 1944, il commande, avec Miguel Arcas (« Victor »), des éléments engagés à La Madeleine près de Tornac, où la colonne allemande est contrainte à la reddition. Cette participation, devenue emblématique de l’engagement espagnol, est explicitement rappelée par la muséographie en ligne.
Pérez commande des unités de l’AGE/FFI (guérilleros espagnols intégrés aux FFI du Gard), parfois mentionnées comme « 21e brigade ». L’appartenance opérationnelle aux FFI est confirmée par les pages de la Fondation de la Résistance consacrées à La Madeleine.
Au cours de l’été 1944, Pérez conduit et coordonne des actions de harcèlement et de blocage d’axes dans la vallée des Gardons, aboutissant au combat de La Madeleine. La page dédiée évoque la capture de prisonniers et la prise de matériel, ainsi que le rôle des guérilleros.
Après la Libération, Pérez repart en Espagne dans le cadre des tentatives d’infiltration anti-franquistes. Les sources se rejoignent sur son arrestation en Cantabrie en 1946 lors de l’affaire dite de la « Brigada Pasionaria ».
La date d’exécution à Santander diverge : un dossier associatif documenté indique l’exécution à San Román de la Llanilla (Santander) le 30 avril 1948 ; d’autres récits de mémoire évoquent une exécution fin 1945 ou après un jugement en 1946-1947. En l’état des vérifications ouvertes, l’exécution à Santander est confirmée, mais la date exacte demeure incertaine.
Camarades de combat
À La Madeleine, ses principaux compagnons d’armes sont Miguel Arcas (« Victor ») et les guérilleros espagnols placés sous-direction FFI locale d’Émile Capion (« Carlo »).
Décorations
Les sources mémorielles françaises indiquent que « tous les guérilleros espagnols » ayant combattu à La Madeleine ont reçu la Croix de guerre avec étoile d’argent ;
Un bulletin du Camp du Vernet précise l’« ordre général n°35 du 25/10/1946 » signé du général Olleris (citation collective non nominative).
Aucune mention nominative n’a été trouvée dans Léonore ni à l’Ordre de la Libération.
Lieux de mémoire
Le carrefour de La Madeleine (Tornac) comporte deux monuments rappelant la bataille et, par extension, l’engagement des guérilleros placés sous son commandement.
Références bibliographiques
- Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social – Résistance (Le Maitron), dir. Claude Pennetier, Éditions de l’Atelier, 2006-. Ouvrage de référence pour situer les acteurs et les lieux du Gard, utile au recoupement avec les pages événementielles.
- L’exil des républicains espagnols en France. De la guerre civile à la mort de Franco, Geneviève Dreyfus-Armand, Albin Michel, 1999. Contexte des guérilleros espagnols engagés dans la Résistance et des retours clandestins en Espagne.
- Españoles en la resistencia francesa (1940-1945), Andrés Marín Valencia, Université de Barcelone, 2019. Analyse des structures AGE/FFI et des commandements espagnols en France ; met en perspective les opérations du Gard et les prolongements en Espagne. diposit.ub.edu
Références internet
- Musée de la Résistance en ligne – “Stèle bataille de La Madeleine, Tornac”. Présentation du site mémoriel ; mention du commandement assuré par Gabriel Pérez et Miguel Arcas et de la décoration collective. https://museedelaresistanceenligne.org/media8154-Stle-bataille-de-La-Madeleine-Tornac Musée de la Résistance en Ligne
- Camp du Vernet – Fichier “Guérilleros”. Notices prosopographiques ; mention « Pérez Díaz, né à Oviedo (1909), exécuté à San Román de la Llanilla, Santander (30/04/1948) » et rappel de l’ordre général n°35 (Croix de guerre, étoile d’argent). https://www.campduvernet.eu/medias/files/fichier-guerilleros-138-30-juin-.pdf campduvernet.eu
- “Los guerrilleros que vinieron de Francia: la Brigada Pasionaria”. eldiario.es (Desmemoriados) – Article de synthèse sur l’infiltration de 1946 et l’arrestation de Gabriel Pérez. https://www.eldiario.es/cantabria/desmemoriados/guerrilleros-vinieron-francia-brigada-pasionaria_132_2980210.html elDiario.es