La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

PÉJU Elie

Élie PÉJU, né le 16 février 1901 à Porcieu-Amblagnieu (Isère), mort le 29 juillet 1969 à Lyon (Rhône)

Alias : Jules – Didier – Charbonnier – Perier

Élie Péju est né le 16 février 1901 à Porcieu-Amblagnieu (Isère) dans une famille de militants socialistes et communistes français. Très jeune, il entre dans le monde du travail et, à partir de 1916, il travaille comme employé à l’usine Berliet à Lyon, tout en poursuivant un engagement politique de gauche.

D’abord membre des Jeunesses socialistes, il adhère ensuite au Parti communiste français après la Première Guerre mondiale, avant d’en être exclu en 1926 pour ses positions dissidentes. Durant l’entre-deux-guerres, il fait partie de réseaux communistes dissidents et anime un groupe politique proche des idées de Boris Souvarine.

Engagement dans la Résistance

Très tôt opposé à l’armistice de juin 1940 et aux accords de Munich, Élie Péju s’engage avec force dans la Résistance intérieure française dès l’été-automne 1940. Il constitue à Lyon un petit groupe clandestin avec d’autres militants issus de milieux politiques variés (radicaux, socialistes, anciens communistes), autour de l’idée de s’opposer à Vichy et à l’occupation allemande à travers la propagande, la diffusion de tracts et la préparation d’actions clandestines.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Élie Péju est l’un des fondateurs du mouvement Franc-Tireur, issu du groupe initialement nommé France-Liberté créé à Lyon en novembre 1940. Le mouvement prend rapidement une dimension nationale et éditera son journal clandestin Franc-Tireur, symbole de la lutte républicaine contre l’occupation. Il fait aussi partie des Mouvements unis de la Résistance (MUR) puis du Mouvement de Libération nationale (MLN), qui succède aux MUR.

Missions et actions

Au sein de Franc-Tireur, Élie Péju exerce des activités multiples et essentielles à la Résistance intérieure française :

Il assure la création et la diffusion de publications clandestines, dont le journal Franc-Tireur (le premier numéro tiré en décembre 1941), ainsi que Le Père Duchêne et La Revue Libre, qu’il organise avec des collaborateurs comme Georges Altman ou Marc Bloch.

 Il met son entreprise de déménagement lyonnaise au service de la Résistance pour transporter du matériel, des faux papiers, des armes ou des messages clandestins, ce qui lui permet de renforcer les liaisons entre groupes et réseaux.

Son rôle est aussi celui d’un organisateur des groupes francs, notamment à partir de 1942, et il est en contact direct avec Jean Moulin, délégué du général de Gaulle pour l’unification des mouvements de Résistance.

Lors de la fondation des MUR en 1943, il est chargé de la propagande et devient délégué national de l’organisation. À la Libération, il contribue à la parution officielle du journal Franc-Tireur et participe à la libération de Lyon.

Arrestation / évasion / déportation

Aucune mention d’une arrestation ou déportation n’est relevée dans les sources historiques consultées (bases officielles, archives de l’Ordre de la Libération). Sa Résistance est menée de façon clandestine sans qu’il soit arrêté durant l’occupation allemande.

Camarades de combat

Parmi ses compagnons de lutte figurent les fondateurs de Franc-Tireur et autres résistants lyonnais comme Antoine Avinin, Auguste Pinton, Jean-Jacques Soudeille, Jean-Pierre Lévy, Georges Altman et d’autres membres des réseaux ainsi que les imprimeurs et agents de liaison qui ont participé à la diffusion des publications clandestines.

Retour à la vie civile

Après la guerre, Élie Péju joue un rôle dans la transformation du journal clandestin Franc-Tireur en quotidien légal. Il en devient co-directeur jusqu’en 1948 puis directeur de la rédaction jusqu’en 1957, date à laquelle le journal est racheté et transformé. Par la suite, il se consacre à des activités éditoriales et littéraires, notamment comme PDG de la Société des Éditions cinématographiques et fondateur de la librairie « La Proue » à Lyon.

Décorations

• Compagnon de la Libération : nommé par décret du 27 décembre 1945 (Ordre de la Libération).
• Croix de Guerre 1939-1945 (source Ordre de la Libération).
• Médaille de la Résistance française avec rosette par décret du 24 Avril 1946 JO 17 Mai 1946

• Officier de la Légion d’honneur (information donnée sur le site de l’Ordre de la Libération, non confirmée encore dans base Léonore).

Lieux de mémoire

À Lyon, les hommages à Élie Péju et à sa famille sont visibles dans la dénomination récente d’une passerelle en « Passerelle du Collège – Famille Péju », soulignant l’engagement de toute la famille dans la Résistance, inaugurée en 2025 par la Ville de Lyon.

Références bibliographiques

Franc-Tireur. Le mouvement de résistance lyonnais, par Laurent Douzou, Presses Universitaires de Lyon, 2012. Un ouvrage qui retrace l’histoire du mouvement Franc-Tireur, ses origines à Lyon, ses publications clandestines et l’engagement de ses fondateurs, dont Élie Péju.

Jean Moulin et la Résistance – La République des Catacombes, par Daniel Cordier, Plon, 1999. Analyse détaillée de l’organisation de la Résistance intérieure française et des relations entre les mouvements lyonnais, y compris le rôle de Franc-Tireur et de ses dirigeants.

Références internet

Ordre de la Libération – fiche Élie Péju Informations officielles sur l’engagement, les alias, les activités et les décorations d’Élie Péju, compagnon de la Libération (incluant pseudonymes et actions).https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/elie-peju

Wikipédia – Élie Péju Notice biographique structurée détaillant la vie, l’engagement dans la Résistance, les responsabilités dans Franc-Tireur et les activités d’après-guerre.https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lie_P%C3%A9ju

Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD : non trouvée dans les bases consultées.

Observations orthographiques et divergences

Le nom est orthographié Élie Péju (avec accent) dans les principales sources historiques. Une variante Elie Peju peut apparaître dans des bases moins formelles, mais toutes les sources académiques et institutionnelles utilisent l’orthographe accentuée.

Sources consultées le 14 février 2026

  • Ordre de la Libération (site officiel) : biographie complète, décoration et actions.
  • Wikipedia – Élie Péju (notice structurée et complète, considérée vraisemblable avec mention complémentaire non confirmée dans sites officiels pour certaines décorations).
  • Musée de la Résistance en ligne : contexte du mouvement Franc-Tireur et rôle de Péju.
  • Site municipal de Lyon : informations récentes sur un lieu de mémoire lié à la famille Péju.

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