Alexandre PARODI est né le 1er juin 1901 à Paris (17ᵉ arrondissement) et est décédé le 15 mars 1979 à Paris (7ᵉ arrondissement). Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.
Fils de Dominique Parodi, philosophe, haut fonctionnaire et membre de l’Institut, Alexandre PARODI grandit dans un milieu intellectuel républicain.
Il obtient une licence en lettres et fréquente l’École libre des sciences politiques. En 1926, il devient auditeur au Conseil d’État, amorçant une carrière administrative prometteuse.
Engagement dans la Résistance
Opposé au régime de Vichy, il est révoqué de ses fonctions au ministère du Travail en octobre 1940.
Replié au Conseil d’État à Royat, il entre en contact avec des résistants et participe à la création du Comité général d’études (CGE) sous le pseudonyme de “Quartus”. Ce comité, fondé avec Paul Bastid, Robert Lacoste et François de Menthon, élabore des projets pour le futur régime politique et social de la France libérée.
Missions et actions
En 1943, la Gestapo saisit des documents de la Délégation générale à Paris, contraignant PARODI à entrer dans la clandestinité.
Il devient responsable de la commission clandestine de la Presse et de l’Information et participe à la fondation du comité financier de la Résistance. Il échappe à l’arrestation et continue ses activités jusqu’à la Libération.
En mars 1944, Alexandre PARODI est nommé délégué général du Comité français de Libération nationale (CFLN) en France occupée, succédant à Émile Bollaert. Il coordonne l’action des organisations de résistance et prépare les mesures pour faciliter le retour à la légalité républicaine.
Il joue un rôle central dans l’insurrection parisienne d’août 1944 et accueille le général de Gaulle à Paris, défilant à ses côtés sur les Champs-Élysées.
Camarades de combat
Parmi ses proches collaborateurs figurent Paul Bastid, Robert Lacoste, François de Menthon, Pierre-Henri Teitgen, René Courtin, Michel Debré, Jacques Charpentier et Pierre Lefaucheux.
Son frère, René PARODI, magistrat et résistant, est arrêté par la Gestapo et meurt en détention en 1942.
Retour à la vie civile
Après la guerre, Alexandre PARODI est nommé ministre du Travail et de la Sécurité sociale dans le gouvernement provisoire de Charles de Gaulle (septembre 1944 – octobre 1945).
Il contribue à la mise en place de la Sécurité sociale et des comités d’entreprise. Il poursuit une carrière diplomatique en tant que représentant permanent de la France auprès de l’ONU (1946-1949), secrétaire général du ministère des Affaires étrangères (1949-1954), représentant permanent au Conseil de l’OTAN (1955-1957) et ambassadeur au Maroc (1957-1960). De 1960 à 1971, il est vice-président du Conseil d’État.
Décorations
- Grand-croix de la Légion d’honneur
- Compagnon de la Libération (décret du 27 août 1944)
- Grand-croix de l’ordre national du Mérite.
Rues ou lieux de mémoire
- Square Alexandre-et-René-Parodi dans le 16ᵉ arrondissement de Paris, en hommage à Alexandre et son frère René, tous deux compagnons de la Libération.
- Le grand amphithéâtre du site parisien de l’École nationale d’administration (ENA) porte son nom.
- Une école maternelle et primaire à Blois est nommée en son honneur.
Références bibliographiques
- “Dictionnaire des Compagnons de la Libération”, Vladimir Trouplin, Éditions Elytis, 2010. Ce dictionnaire offre une notice détaillée sur Alexandre PARODI, retraçant son parcours dans la Résistance et sa carrière postérieure.
- “L’engagement résistant d’Alexandre Parodi (1940-1944)”, Sébastien Studer, Thèse de l’École nationale des chartes, 2003. Cette thèse approfondit l’action de PARODI dans la Résistance, basée sur des archives inédites.
- “Alexandre Parodi”, Collectif, Imprimerie Jean-Louis, 1980. Recueil d’hommages de personnalités telles que Pierre Laroque, Jacques Chaban-Delmas, Raymond Aron et Michel Debré.
Références internet
- Ordre de la Libération : Fiche détaillée sur Alexandre PARODI, incluant sa biographie et ses actions dans la Résistance.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/alexandre-parodi - Musée de la Résistance en ligne : Photographie et informations sur son rôle au sein du Comité général d’études et de la Délégation générale.
https://museedelaresistanceenligne.org/media2829-Alexandre-Parodi
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- Conseil d’État Cette page du site officiel du Conseil d’État retrace la carrière d’Alexandre PARODI en tant que haut fonctionnaire, en particulier ses fonctions comme vice-président du Conseil d’État de 1960 à 1971. Elle évoque aussi son parcours de résistant et de diplomate.Lien : https://www.conseil-etat.fr/qui-sommes-nous/histoire-et-patrimoine/les-grandes-figures-du-conseil-d-etat/alexandre-parodi
