La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

PARODI René

René PARODI est né le 8 décembre 1904 à Rouen (Seine-Maritime). Il est décédé le 16 avril 1942 à la prison de Fresnes (Val-de-Marne), où il a été retrouvé pendu dans sa cellule après avoir été torturé par la Gestapo.

Fils du philosophe Dominique Parodi, membre de l’Institut, et frère d’Alexandre PARODI, futur haut fonctionnaire et résistant, René PARODI suit des études de droit et devient magistrat. Il exerce successivement à Châlons-sur-Marne, Reims, puis Versailles, où il est nommé substitut du procureur.

Engagement dans la Résistance

Engagé volontaire en 1939, René PARODI reprend son poste de substitut au tribunal de Versailles après l’armistice de juin 1940. Dès la fin de l’année 1940, il constitue autour de lui un groupe de patriotes avec lequel il se livre à des activités de propagande, éditant notamment le journal clandestin Résistance.

Aux côtés de Christian Pineau, René PARODI est à l’origine, dès octobre 1940, du Comité d’études économiques et syndicales, qui donne naissance au mouvement Libération-Nord.

Il devient membre du comité directeur de ce mouvement dès sa création en décembre 1941. Parmi les actions menées par son groupe  

  • Sabotage de péniches et blocage du canal de l’Yonne à l’été 1941, entravant ainsi les transports allemands.
  • Éclairage nocturne des usines Renault de Boulogne-Billancourt en mars 1942, facilitant leur destruction lors d’un bombardement britannique.  

Arrestation

Le 6 février 1942, René PARODI est arrêté par la Gestapo à son domicile parisien et incarcéré à la prison de Fresnes. Il est torturé mais ne livre aucune information.

Le 16 avril 1942, il est retrouvé pendu dans sa cellule.  

Camarades de combat

Parmi ses proches collaborateurs dans la Résistance figurent Christian Pineau, cofondateur de Libération-Nord, et le docteur Jean Bernard, futur académicien, qui a participé à la rédaction et à la distribution de tracts au sein du réseau de René PARODI.

Décorations

René PARODI a été nommé Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 20 novembre 1944. Il a également été fait chevalier de la Légion d’honneur.

Rues ou lieux de mémoire

Le square Alexandre-et-René-Parodi, situé dans le 16e arrondissement de Paris, rend hommage aux deux frères résistants. Ce square, ouvert en 1958, abrite notamment un monument à la mémoire du général Koenig.

Références bibliographiques

  • Jean-Paul Jean, René Parodi, le martyr de la résistance judiciaire, in Histoire de la justice, 2012/1 (n° 22), pp. 75-88, Cairn.info. Cet article retrace le parcours de René PARODI et souligne son rôle symbolique dans la Résistance judiciaire.​
  • Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Éditions Elytis. Cet ouvrage propose une biographie détaillée de René PARODI, mettant en lumière son engagement et son sacrifice.​

Références internet

  • Ordre de la Libération : Fiche biographique de René PARODI, détaillant son parcours et ses actions dans la Résistance.
  • Wikipédia : Article consacré à René PARODI, offrant un aperçu de sa vie, de son engagement et de son héritage.
  • APPL – Cimetière du Père Lachaise : Page dédiée à René PARODI, incluant une photographie de sa sépulture.  

Photographie

René PARODI, vers 1940. Source : Musée de l’Ordre de la Libération

Risques d’homonymie

Il existe un peintre nommé René Parodi (1914-1989), sans lien avec le résistant. Il convient de ne pas les confondre.

Lettre d'information

Les derniers PDF

AG MVR 2025

Messe de la France Libre en Hommage au Général De Gaulle à l’occasion du 55eme anniversaire de sa mort

Cérémonie Commémorative LA CROIX VALMER – Square du Souvenir – 15 AOUT 2025

MARSEILLE-FETE-DU-14-JUILLET-2025

Commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

CEREMONIE-COMMEMORATIVE-DU-8-MAI-1945-A-MARSEILLE

Appel à cotisation 2025

RAPPORT AG MVR 13 DECEMBRE 2024