Suzanne Germaine OLIVIER 25 septembre 1922, Clermont‑Ferrand – 5 juin 1968, Boulogne‑Billancourt
Née à Clermont-Ferrand de René Justin Honoré Olivier et Marguerite Comment devenue veuve très tôt, (remariée en 1926 avec André Moret). Elle est élevée en milieu urbain jusqu’à son engagement à 19 ans dans la Résistance.
Recrutée par Daniel Cordier début 1943, elle rejoint la Délégation de Jean Moulin à Lyon, pseudonyme « Suzette ». Elle prend en charge la liaison quotidienne Paris–Lyon pour acheminer messages, plans et décisions jusqu’en mars 1943.
Membre active de la Résistance intérieure française, au sein de la Délégation générale dirigée par Jean Moulin sous l’égide du BCRA.
- Liaison clandestine entre Paris et Lyon, transport de correspondance, rapports et directives ;
- Participation active à la coordination nationale des mouvements résistants, assumant un rôle de confiance et d’information stratégique.
Arrestation et déportation
Arrêtée le 11 juin 1943 par le SD à la station Villiers à Paris. Internée à Fresnes, torturée, elle est parmi les dernières à voir Jean Moulin en juillet 1943. Déportée le 19 avril 1944 sous statut NN (« Nacht und Nebel ») à Lauban puis Ravensbrück, elle survit et revient en France après la guerre.
Camarades de combat
Étroitement liée à Daniel Cordier, Laure Diebold, Hugues Limonti, Charles Rapp et d’autres secrétaires et agents de la Délégation de Jean Moulin.
Retour à la vie civile
Après la guerre, elle épouse Roger Lebon, dont elle aura quatre enfants. Elle reste proche de anciens résistants comme Daniel Cordier. Participante à la cérémonie du Panthéon en 1964. Décédée en 1968 à Boulogne‑Billancourt.
Décorations
- Médaille de la Résistance avec rosette par décret du 24 Avril 1946 JO 17 Mai 1946 source ordre de la libération
- Côte du dossier : 1O47509
Rues ou lieux de mémoire
Mentionnée dans la liste officielle des « Femmes dans la Résistance intérieure », mais aucun lieu (rue, plaque) n’a été recensé sous son nom après son décès.
Références bibliographiques
- Alias Caracalla – Mémoires, 1940–1943, Daniel Cordier, Gallimard, 2009. Le témoignage direct de Cordier évoque Suzanne comme lien vital de la Délégation, décrit les liaisons clandestines et les arrestations.
- La victoire en pleurant – Alias Caracalla 1943–1946, Daniel Cordier, Gallimard, 2021. Suit le récit des déportations et libérations, incluant le chemin de Suzanne vers Ravensbrück.
Références internet
- Wikipédia : biographie complète, sources et décorations – https://fr.wikipedia.org/wiki/Suzanne_Olivier fr.wikipedia.orgfr.wikipedia.org+4fr.wikipedia.org+4suzanneolivier.net+4
- Site « Les Français Libres » : notice militaire précisant son statut P2, affectation, dossier, décès – https://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=88585 francaislibres.net
- Chemins de mémoire (Ministère de la Défense) : mention de sa décoration, rôle de secrétaire, liaison entre régions – cheminsdememoire.gouv.fr