Francesco Fausto NITTI, né le 2 septembre 1899 à Pise (Italie), mort le 28 mai 1974 à Rome (Italie)
Francesco Fausto Nitti naît à Pise et s’engage très tôt dans les combats politiques antifascistes italiens. Son itinéraire le conduit à l’exil, puis à une trajectoire militante et combattante en Europe (dont l’Espagne), avant son implication dans la Résistance en France.
Installé à Toulouse, Nitti s’insère dans les réseaux antifascistes et résistants, et apparaît dans les ressources AERI comme rattaché au réseau Bertaux en Haute-Garonne. Il est également identifié comme évadé du « train fantôme », élément majeur de son parcours de guerre.
La base « Musée de la Résistance en ligne » (AERI) l’inscrit explicitement comme membre du réseau Bertaux. Cette mention permet de rattacher son activité clandestine au noyau toulousain réprimé à la fin de 1941.
Les sources consultées soulignent son rôle d’acteur de terrain et de liaison dans un espace transfrontalier et international marqué par la présence d’exilés antifascistes.
Son parcours montre une capacité à passer de l’action militante à l’action clandestine, puis à la survie en situation d’internement et de déportation.
Le point le plus documenté est son expérience de déporté du « train fantôme » et son évasion, devenue un témoignage de référence, notamment parce qu’il en a laissé un récit publié après-guerre.
Arrestation / évasion / déportation
Nitti est interné au camp du Vernet et identifié par le site du camp comme témoin de la déportation dans le « train fantôme ». Il est aussi présenté comme s’étant évadé pendant ce transfert, ce qui le fait figurer parmi les rescapés connus de cette séquence.
Camarades de combat
Les ressources de contexte sur la résistance étrangère à Toulouse et sur le réseau Bertaux situent Nitti au contact d’autres résistants toulousains et d’exilés antifascistes. Dans le réseau Bertaux, il côtoie des figures comme Pierre Bertaux et Jean Cassou, attestées pour la même séquence toulousaine.
Retour à la vie civile
Après la guerre, il publie un témoignage sur le « train fantôme » et poursuit une trajectoire publique, notamment en Italie, selon les synthèses biographiques accessibles.
Décorations
- La Médaille de la Résistance par décret du 22 septembre 1945 JO 30 septembre 1945 source ordre de la Libération.
- Côte du dossier : 1O47061
Lieux de mémoire
Le camp du Vernet propose un portrait biographique public et constitue un lieu de mémoire directement associé à son parcours d’interné.
Références bibliographiques
Chevaux 8 Hommes 70, Francesco Fausto Nitti, Éditions Chantal, 1945. Témoignage de première main sur la déportation et l’odyssée du « train fantôme ». Le lecteur y trouvera une narration centrée sur l’expérience vécue, les conditions du transfert et la survie, avec un intérêt historique pour l’histoire des déportations tardives de 1944. Ce texte sert souvent de point d’appui aux travaux sur cet épisode.
Le train fantôme, les nazis et la Résistance, Gerhard Bökel, L’Harmattan, 2019. Étude historique consacrée à l’épisode du « train fantôme », à ses acteurs, et au contexte de la fin de l’Occupation. L’ouvrage éclaire la chronologie, les itinéraires et la mémoire de l’événement, en croisant sources et témoignages. Utile pour replacer Nitti parmi les rescapés et témoins.
Francesco Fausto Nitti: l’uomo che beffò Hitler e Mussolini, Pietro Ramella, Aracne Editrice, 2007. Biographie centrée sur le parcours antifasciste, l’exil et les engagements de guerre. Le lecteur peut y attendre un récit au long cours reliant antifascisme italien, séquences françaises et mémoire d’après-guerre. Outil de contextualisation pour comprendre son inscription dans les réseaux européens.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne (AERI) Fiche « personne » (extrait) issue du CD-ROM « La Résistance en Haute-Garonne », indiquant l’état-civil professionnel (journaliste), le rattachement au réseau Bertaux et la mention « évadé du train fantôme ». Source institutionnelle utile pour l’affiliation résistante en Haute-Garonne. https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail_pdf.php?id=21256
Camp du Vernet (Amicale et site-mémoire) Portrait biographique public donnant les dates et lieux de naissance et de décès, et replaçant Nitti dans l’histoire de l’internement au Vernet et de la déportation par le « train fantôme ». Utile pour l’ancrage chronologique et mémoriel. https://campduvernet.fr/francesco-nitti
Observations Le rattachement au réseau Bertaux est confirmé par une fiche AERI « personne » et par des synthèses mémorielles sur le réseau toulousain. La Médaille de la Résistance est mentionnée dans des sources secondaires ; la vérification nominative n’a pas abouti, au moment de la recherche, dans les bases officielles consultées pour la médaille.
Sources consultées le 25 février 2026
- Musée de la Résistance en ligne (AERI) : consultation de la fiche PDF « personne » pour affiliation (réseau Bertaux) et mention « train fantôme ».
- Camp du Vernet : consultation du portrait biographique pour dates/lieux et contextualisation internement/déportation.
- Mémoire Vive de la Résistance : consultation de la page « Réseau Bertaux » pour contexte toulousain.
- Maitron Résistance : recherches nominales, pas de notice « Francesco Fausto Nitti » trouvée dans les résultats consultés.
- Ordre de la Libération (Médaille de la Résistance / Compagnons) : recherches nominales, résultat non trouvé pour une notice dédiée à Nitti dans le corpus consulté.
- Base Léonore : recherches nominales, absence de dossier identifié au moment de la recherche.
- Légifrance : recherches nominales, absence de décret nominatif retrouvé au moment de la recherche.