Jacques-Yves MULLIEZ, alias Jacques Delorme, Jacques Fargier, Lieutenant Maubert, né le 25 novembre 1917 au Longeron, Maine-et-Loire, France, mort le 2 novembre 2015 à Villeneuve-d’Ascq, Nord, France.
Jacques-Yves Mulliez fait ses études à Roubaix puis à Reims, avant d’intégrer l’Institut technique roubaisien. Ingénieur de formation, chef scout, il suit les cours d’élève officier de réserve à Saint-Cyr et sert comme sous-lieutenant au 13e bataillon de chasseurs alpins en 1940.
Le Musée de la Résistance en ligne précise qu’il participe à la campagne de Norvège puis à la campagne de France, avant d’être fait prisonnier le 12 juin 1940 et libéré grâce à l’intervention du maire de Marcq-en-Barœul.
De retour dans la région lilloise le 7 juillet 1940, il entre en Résistance, organise un réseau de renseignement dans le Nord et fonde le journal clandestin Les Petites Ailes.
Recherché par la Gestapo en 1941, il gagne la zone non occupée, prend le nom de Jacques Delorme, puis mène des activités de renseignement pour le réseau Gallia en Isère.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Missions et actions
Deux mois après son entrée à Tencin-Theys, il est chargé de fonder l’école des cadres de Périgueux.
Arrêté le 10 octobre 1943, il s’évade en gare de Périgueux sous le feu de ses gardiens.
Du 16 octobre au 20 décembre 1943, il prépare l’école des cadres de Morion, en Savoie, dont il prend le commandement.
En 1944, il rejoint le 1er Bataillon Savoie et participe notamment à la libération de Modane les 12 et 13 septembre 1944.
Arrestation / évasion / déportation
Il est arrêté une première fois à Lyon en 1942, puis de nouveau en décembre 1942.
Il est arrêté à Périgueux le 10 octobre 1943 et s’évade.
Il est encore arrêté le 20 août 1944 et parvient de nouveau à s’échapper.
Aucune déportation n’est indiquée pour lui dans les sources consultées.
Camarades de combat
Retour à la vie civile
Les sources consultées établissent son décès à Villeneuve-d’Ascq en 2015 et mentionnent la publication de Ma guerre secrète, ouvrage de souvenirs publié en 2010.
La page Wikipédia, détaillée mais signalée comme devant être mieux sourcée, le présente comme membre de la famille Mulliez et rappelle son parcours résistant.
Décorations
- Croix de guerre 1939-1945 avec étoile d’argent, citation à l’ordre de la division du 30 mars 1945, mention Musée de la Résistance en ligne, décret non retrouvé dans cette recherche.
- Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de vermeil, citation à l’ordre du corps d’armée du 10 novembre 1945, mention Musée de la Résistance en ligne, décret non retrouvé dans cette recherche.
- Médaille de la Résistance française, avec rosette par décret du 14 juin 1946 JO 11 juillet 1946 source ordre de la décoraion
- Côte du dossier : 1O46358
- King’s Medal for Courage in the Cause of Freedom, mention Musée de la Résistance en ligne, décret ou source britannique non retrouvé dans cette recherche.
- Légion d’honneur, officier, mention Musée de la Résistance en ligne et Wikipédia ; décret de promotion non retrouvé dans cette recherche.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire individuel n’a été retrouvé dans les bases consultées. Sa mémoire est associée aux écoles de cadres de Périclès, au réseau des Petites Ailes, au 13e bataillon de chasseurs alpins et au 1er Bataillon Savoie.
Références bibliographiques
Ma guerre secrète, Jacques-Yves Mulliez, Les Lumières de Lille, 2010. Témoignage autobiographique signalé par le Musée de la Résistance en ligne et Wikipédia. L’ouvrage porte sur son parcours clandestin, son activité de renseignement, ses arrestations et son rôle dans les écoles de cadres.
Histoire de la Résistance en France, Henri Noguères, Robert Laffont, 1967. Ouvrage général de référence, utile pour replacer le service Périclès, les MUR et les écoles de cadres dans l’histoire nationale de la Résistance intérieure.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne Notice Jacques-Yves Mulliez, avec photographie, parcours militaire, activité clandestine, Tencin-Theys, Périgueux, Morion, Savoie, décorations et cote SHD GR 16P 437 317. https://museedelaresistanceenligne.org/media10353-Jacques-Yves-Mulliez
Wikipédia Page détaillée Jacques-Yves Mulliez, utile en complément mais signalée comme devant être mieux sourcée ; elle confirme notamment l’état civil, la formation, la Résistance et la bibliographie. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques-Yves_Mulliez
Dossier d’homologation consulté
Dossier SHD non consulté directement en ligne. La cote SHD GR 16P 437 317 est indiquée par le Musée de la Résistance en ligne.
Observations
La page Wikipédia est détaillée mais comporte un avertissement de sourçage. Les décorations sont mentionnées par le Musée de la Résistance en ligne, mais les décrets complets n’ont pas été retrouvés dans cette recherche.
Chronologie du résistant
| Date | Événement |
| 25 novembre 1917 | Naissance au Longeron |
| 12 juin 1940 | Fait prisonnier pendant la campagne de France |
| 7 juillet 1940 | Retour dans la région lilloise et entrée en Résistance |
| été 1941 | Repli en zone non occupée |
| 1er juillet 1943 | Lieutenant instructeur à Tencin-Theys |
| 10 octobre 1943 | Arrestation puis évasion à Périgueux |
| 12-13 septembre 1944 | Participation à la libération de Modane |
| 2 novembre 2015 | Décès à Villeneuve-d’Ascq |
Sources consultées
Mémoire Vive de la Résistance : recherche Jacques-Yves Mulliez, aucune fiche individuelle exacte trouvée. https://mvr.asso.fr/
Musée de la Résistance en ligne : notice Jacques-Yves Mulliez, biographie et cote SHD. https://museedelaresistanceenligne.org/media10353-Jacques-Yves-Mulliez
Wikipédia : page Jacques-Yves Mulliez, état civil et parcours détaillé, à utiliser avec recoupement. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques-Yves_Mulliez
Aucune photo officielle librement exploitable n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées.