Robert Auguste MOOG, né le 9 décembre 1915 à Paris, France, Date de décès : Inconnue (disparu en 1948).
Né à Paris, Robert MOOG est le fils d’Alice Marie Schneider, blanchisseuse, et d’Auguste Moog, tailleur d’habits. Ses grands-parents paternels étaient alsaciens, ce qui lui permettait de se présenter tantôt comme Français, tantôt comme Allemand, en fonction des circonstances.
Il maîtrisait parfaitement la langue allemande. Le 11 janvier 1936, il épouse Andrée Augustine Marie Juhel à Paris, où il est mentionné comme « employé de commerce » .
Engagement dans la collaboration
Contrairement à d’autres agents retournés, Robert MOOG semble avoir été formé en Allemagne avant la guerre pour infiltrer la Résistance française. Il devient l’agent K30 de l’Abwehr, opérant sous les ordres du capitaine Eugen Kramer.
Il est ensuite mis à la disposition de la Gestapo à Lyon, où il collabore étroitement avec Klaus Barbie .
Missions et actions
En tant qu’agent double, Robert MOOG joue un rôle central dans plusieurs opérations majeures contre la Résistance :
- Opération Fall Jura (Toulouse, 1943) : Infiltration du réseau Gilbert (Prunus), conduisant à l’arrestation de nombreux résistants, dont le capitaine Bulard, abattu par Moog lui-même .
- Arrestation de Berty Albrecht (28 mai 1943) : Participation à un piège tendu à l’hôtel de Bourgogne à Mâcon, entraînant l’arrestation de cette figure majeure de la Résistance .
- Arrestation du général Charles Delestraint (9 juin 1943) : Avec Jean Multon, Moog identifie et fait arrêter le chef de l’Armée secrète à la station de métro La Muette à Paris .
- Affaire de Caluire (21 juin 1943) : Bien que son rôle exact soit sujet à débat, Moog est impliqué dans les événements ayant conduit à l’arrestation de Jean Moulin et d’autres dirigeants de la Résistance .
Robert MOOG n’a jamais été jugé pour ses actions. Après la Libération, il disparaît mystérieusement en 1948. Aucune trace officielle de lui n’a été retrouvée depuis, et son sort demeure inconnu .
Camarades de collaboration
- Jean Multon : Ancien résistant retourné, collaborateur de Moog dans plusieurs opérations.
- René Saumande : Agent K4 de l’Abwehr, associé à Moog dans l’arrestation de Delestraint.
- Klaus Barbie : Chef de la Gestapo à Lyon, sous les ordres duquel Moog a opéré.
Références bibliographiques
- Chauvy, Gérard. L’Affaire Jean Moulin. Seuil, 1993.
- Devigny, André. Je fus ce condamné. Éditions de la Table Ronde, 1973.
- Marnham, Patrick. War in the Shadows: Resistance, Deception and Betrayal in Occupied France. Oneworld Publications, 2020.
Références internet
- Wikipédia : Robert Auguste Moog
- Chemins de mémoire : Mauvaise nouvelle de France
- Wukali : Robert Moog gestapiste français, crapule immondeReddit+2Wikipédia, l’encyclopédie libre+2Reddit+2Chemins de Mémoire+1Chemins de Mémoire+1Wukali+1Wukali+1
Il existe un risque d’homonymie entre Robert Auguste MOOG, agent double au service de la Gestapo durant la Seconde Guerre mondiale, et Robert Arthur Moog, inventeur américain du synthétiseur Moog.