Les sources consultées établissent qu’à partir du 7 août 1940 Josef BÜRCKEL est nommé chef de l’administration civile en Lorraine annexée, puis autorité centrale du Gau Westmark incluant la Moselle. La Fondation de la Résistance, le Mémorial Alsace-Moselle et les travaux scientifiques sur la Moselle annexée convergent sur cette chronologie.
Sous son autorité, la Moselle connaît une politique méthodique de germanisation, de nazification et d’expulsions massives. Les Archives d’Alsace et le Musée de la Résistance en ligne indiquent que 84 000 à 90 000 Mosellans sont expulsés entre juillet et novembre 1940, en priorité parmi les populations jugées francophiles ou indésirables. La même politique débouche ensuite sur l’incorporation de force des Mosellans dans l’armée allemande en août 1942.
Le lien avec la Résistance est direct, car cette politique provoque refus, passages clandestins, réfractariat et engagement résistant.
Circonstances
La Moselle annexée est soumise à un régime d’intégration forcée au Reich différent du régime d’occupation militaire appliqué au reste de la France. Les sources consultées soulignent que Josef BÜRCKEL reçoit pour mission d’accélérer la germanisation du territoire et de briser toute résistance politique, culturelle ou nationale. Il s’appuie sur l’appareil administratif nazi et sur la Sipo-SD pour atteindre cet objectif.
Cette situation explique la formation de résistances spécifiques en Moselle : évasions, aide au passage, refus de l’annexion, réfractariat à l’incorporation de force et engagement clandestin. L’histoire de la Résistance mosellane ne peut donc pas être dissociée de la politique menée par Josef BÜRCKEL.
Figures marquantes
Eugène PORET apparaît, dans la même notice, comme le compagnon de Charles STENGER dans cette organisation de passage clandestin. Les résultats ici consultés ne donnent pas davantage de détail biographique, mais son rôle dans l’aide aux fugitifs est clairement attesté.
Josef BÜRCKEL est l’autorité allemande centrale de cette fiche. Les sources consultées le présentent comme Gauleiter et chef de l’administration civile en Moselle annexée, responsable de l’expulsion des populations jugées indésirables, de la germanisation et de l’incorporation de force.
Victimes
Les victimes les plus massives de la politique de Josef BÜRCKEL sont d’abord les expulsés mosellans de 1940, puis les résistants et réfractaires réprimés dans les années suivantes. Les chiffres avancés par les sources mémorielles et archivistiques consultées se situent autour de 84 000 à 90 000 expulsés entre juillet et novembre 1940.
Pour la répression à Metz même, les travaux sur Fort de Queuleu établissent qu’entre octobre 1943 et août 1944 ce lieu sert de camp spécial pour l’internement des résistants et des réfractaires de l’Alsace-Moselle. Cette source ne fournit pas ici une liste nominative complète, mais elle atteste le caractère central de Metz dans la répression de l’opposition à l’annexion.
Survivants
Charles STENGER figure parmi les survivants explicitement documentés par les sources consultées. Son parcours ultérieur, conservé par le Musée de la Résistance en ligne, montre la continuité d’un engagement né directement du refus de la politique d’annexion. Les résultats consultés ne permettent pas d’établir ici une liste nominative plus large de survivants avec le même degré de précision.
Conséquences
La politique de Josef BÜRCKEL a eu des conséquences humaines et politiques considérables en Moselle : expulsions de masse, rupture des cadres français, nazification accélérée et incorporation de force. Elle a également nourri des formes spécifiques de Résistance, souvent liées à la frontière, au passage clandestin et au refus de la germanisation.
Pour la mémoire, son nom reste associé à l’annexion de fait, aux expulsions et à la persécution des opposants. Les ressources mémorielles sur Metz et sur le Fort de Queuleu inscrivent durablement cette répression dans l’histoire locale de la Résistance.
Mémoire et lieux commémoratifs
Le Fort de Queuleu, à Metz, constitue l’un des principaux lieux de mémoire associés à la répression des résistants et réfractaires en Moselle annexée.
Le Mémorial Alsace-Moselle à Schirmeck permet aussi de replacer Josef BÜRCKEL dans l’histoire plus large de l’annexion et de la germanisation de la Moselle.
Références bibliographiques
La Résistance alsacienne dossier de la Fondation de la Résistance. Bien que centré sur l’Alsace, ce volume traite aussi de la Moselle annexée et du rôle de Josef BÜRCKEL dans le Gau Westmark. Il offre une excellente synthèse comparée sur les deux territoires et sur les formes de refus suscitées par la germanisation. Il constitue une base de travail solide pour replacer Metz dans l’ensemble Alsace-Moselle.
De gré ou de force. L’expulsion des Mosellans, 1940-1945 publication des Archives départementales de la Moselle. Cet ouvrage est la référence la plus directement adaptée pour comprendre les expulsions décidées sous l’autorité de Josef BÜRCKEL. Il éclaire les mécanismes administratifs, les populations visées et l’ampleur de la rupture subie par la Moselle. Il est indispensable pour la phase initiale de l’annexion.
La Gestapo en Moselle. Pratiques d’incarcération en temps de guerre article scientifique de la Revue historique des armées. Cette étude est essentielle pour comprendre la répression à Metz, notamment à Fort de Queuleu. Elle montre comment résistants et réfractaires à l’annexion sont traités comme ennemis à anéantir. Elle apporte un complément indispensable à l’étude du seul cadre administratif.
Mémorial Alsace-Moselle dossier ou album général. Cette référence offre une synthèse claire sur la germanisation, la nazification, les expulsions et l’incorporation de force dans les territoires annexés. Elle permet de situer Josef BÜRCKEL dans une histoire régionale comparée avec Robert WAGNER. Elle est utile pour l’arrière-plan général de la fiche.
La Moselle et l’Allemagne, 1945-1951 thèse de Bernard MEDDAHI. Cette étude est postérieure à la guerre dans son cœur chronologique, mais elle revient utilement sur le cadre d’annexion, l’autorité de Josef BÜRCKEL et les héritages de sa politique. Elle est précieuse pour l’épaisseur administrative et mémorielle du sujet.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne Cette base fournit les notices les plus directement exploitables pour relier la politique de Josef BÜRCKEL à des parcours de résistance mosellans, en particulier celui de Charles STENGER. Elle est essentielle pour le versant résistant du sujet. https://museedelaresistanceenligne.org/media10486-Charles-Stenger-1918-1992
Mémorial Alsace-Moselle Le mémorial propose une synthèse institutionnelle sur l’annexion, la germanisation et la nazification de l’Alsace-Moselle, avec mention explicite de Robert WAGNER et Josef BÜRCKEL. Il constitue une source de cadrage très fiable. https://www.memorial-alsace-moselle.com/
FranceArchives La notice consacrée à l’expulsion des Mosellans renvoie à une publication des Archives départementales de la Moselle, très utile pour vérifier les faits d’expulsion sous l’autorité de Josef BÜRCKEL. https://francearchives.gouv.fr/fr/article/94090841
Revue historique des armées Cet article scientifique éclaire la répression à Metz et le rôle de Fort de Queuleu dans l’internement des résistants et réfractaires. Il constitue une référence sérieuse pour le lien entre annexion et répression. https://journals.openedition.org/rha/7648
Musée de la Résistance en ligne, ressource sur les expulsés mosellans Cette ressource rappelle l’ampleur des expulsions décidées sous l’autorité de Josef BÜRCKEL et permet de lier la politique d’annexion à ses premières victimes civiles. https://museedelaresistanceenligne.org/media1774-Insigne-de-lassociation-des-expulss-lorrains-drmois
Sources consultées : Mémoire Vive de la Résistance, Musée de la Résistance en ligne, Fondation de la Résistance, Mémorial Alsace-Moselle, FranceArchives, Archives départementales de la Moselle en repérage, Revue historique des armées, SHD en repérage, Mémoire des Hommes en repérage, Ordre de la Libération en repérage, Gallica BnF en repérage, Wikipédia recoupée uniquement en contrôle complémentaire.