Joseph MAUGARD est né le 24 décembre 1913 à Marseille (Bouches-du-Rhône) et décédé le 11 septembre 1995 à Montségur‑sur‑Lauzon (Drôme). Avant -guerre, il était cultivateur.
Originaire de Marseille, fils d’une famille modeste, aucune donnée précise sur ses parents. Il accomplit son service militaire en 1935 au 99ᵉ régiment d’infanterie alpine comme éclaireur-skieur.
En mai 1939, il s’engage dans l’infanterie coloniale (1ᵉʳ RICM) et part en juillet 1939 pour la Syrie puis la Tripolitaine. Refusant l’armistice, il rejoint les Forces Françaises Libres en s’évadant du Liban le 27 juin 1940 avec 130 hommes de la compagnie du capitaine Folliot, grâce à de faux ordres de mission.
Il intègre le 1ᵉʳ Bataillon d’Infanterie de Marine (BIM), puis le Bataillon d’Infanterie de Marine et du Pacifique (BIMP), composante de la 1ʳᵉ Division Française Libre.
Il participe à la campagne de Libye dès décembre 1940, notamment à Bir‑Hakeim (27 mai—11 juin 1942), assuré du ravitaillement de son unité dans des conditions extrêmes, franchissant des lignes ennemies de nuit pour alimenter les sections engagées. Ensuite engagé à El Alamein en octobre 1942, puis en Tunisie, puis en Italie où il est blessé à San Giorgio a Liri le 16 mai 1944 lors de la percée de la ligne Gustav.
Camarades de combat
Il servit au sein du BIMP et croisa les officiers comme André Salvat ou Henri Magny. Aucun lien direct confirmé de compagnonnage personnel quotidien n’est précisé dans les sources officielles.
Retour à la vie civile
Après-guerre, promu maréchal des logis-chef, il sert au 8ᵉ cuirassiers. Il quitte l’armée en 1950 et devient ouvrier au Commissariat à l’Énergie Atomique à l’usine de Pierrelatte.
Décorations
- Compagnon de la Libération, décret du 7 mars 1941.
- Chevalier de la Légion d’honneur.
- Médaille militaire
- Croix de guerre 1939‑45 (2 citations)
- Médaille coloniale avec agrafes « Libye‑Bir‑Hakeim » et « Tunisie 42‑43 ».
Rues ou lieux de mémoire
La commune de Montségur‑sur‑Lauzon a nommé l’avenue principale du village en son honneur, deux ans après son décès. Aucun lycée, collège ou jardin n’est connu à ce jour sous son nom dans les sources consultées.
- Références bibliographiques
- Le Corps expéditionnaire français en Italie, Paul GAUJAC, Histoire & Collections, 2003. Ce livre décrit les campagnes d’Afrique du Nord et d’Italie, en particulier les actions du BIMP et mentionne Joseph MAUGARD parmi les compagnons engagés.
- La Campagne d’Italie : Les victoires oubliées des Français (1943‑1945), Jean‑Christophe NOTIN, Perrin, 2002. Analyse stratégique de la 1ʳᵉ DFL dans la percée de la ligne Gustav, avec mention du cas de blessures de MAUGARD à San Giorgio.
- La bataille du Garigliano : de Cassino à Rome, René CHAMBE, Flammarion, 1965. Histoire militaire incluant les combats au Liri et la percée vers Rome, évoque les membres du BIMP.
Références internet
- Ordre de la Libération : fiche Joseph MAUGARD – décrit sa formation, ses actions en Libye, Tunisie, Italie, sa grave blessure à San Giorgio a Liri, et ses décorations postérieures. Source : site officiel de l’Ordre de la Libération, adresse précise : https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/joseph-maugard
- Le Monde – nécrologie publiée 14 septembre 1995 – article sur Joseph MAUGARD, compagnon de la Libération, originaire de Marseille, membre de la 1ʳᵉ DFL.
- TracesOfWar.com – mention succincte de la date de naissance et décès et statut de compagnon de la Libération (décoré en 1941) Wikipédia+2Musée de l’Ordre de la Libération+2Facebook+2lemonde.frtracesofwar.com.