Louis Marie Jean MARTIN‑CHAUFFIER Né le 24 août 1894 à Vannes, il est journaliste et historien, diplômé de l’École des Chartes.
Après la débâcle de 1940, il rejoint la Zone libre et devient rédacteur en chef du journal clandestin Libération en 1942. Il est arrêté en mai 1943 par la Gestapo, emprisonné à Fort-Montruc, puis déporté à Neuengamme (avril 1944) puis Bergen-Belsen.
Membre de Libération-Sud, réseau de presse clandestine animé notamment par d’Astier de la Vigerie.
En tant que chef du journal clandestin, il organise la diffusion de la parole résistante et les réseaux de presse clandestine .
Arrêté en mai 1943, emprisonné puis déporté en avril 1944. Il survit à Bergen-Belsen et est libéré à la fin de la guerre .
Retour à la vie civile
De retour, il devient délégué à l’Assemblée consultative provisoire (juillet‑août 1945), puis poursuit sa carrière journalistique et littéraire (Le Parisien, Paris Match, Pléiade).
Décorations
- Chevalier de la Légion d’honneur (mentionné comme tel dans Le Monde lors de son décès)
- Médaille militaire (mentionnée également dans l’avis Le Monde à sa disparition)
- Médaille de la Résistance avec rosette par décret du 03 août 1946
- Croix de guerre 1939–1945
Bibliographie
- L’homme et la bête, Gallimard, 1947 Réflexion sur la condition humaine et la barbarie, nourrie par son expérience en déportation.
- Survivants des camps (préf., Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes), 1994 Préface de Louis Martin‑Chauffier valorisant la mémoire des internés résistants.
- « Louis Martin‑Chauffier », Jean Imbert, Bibliothèque de l’École des Chartes, 1982, n° 140‑142, p. 353‑354 Notice académique de référence sur son parcours universitaire et littéraire .
- Français en Résistance. Carnets de guerre, correspondances*, sous la dir. Guillaume Piketty & al., Presses Universitaires de Rennes, 2015 Analyse des écrits personnels clandestins, dont ceux de Martin‑Chauffier.
Sources Internet
- Wikipédia – Louis Martin‑Chauffier (fr/en) Biographie détaillée, précisant sa naissance (24 août 1894, Vannes), sa mort (6 octobre 1980, Puteaux), son parcours résistants, sa déportation (Neuengamme, Bergen‑Belsen), ses décorations (commandeur de la Légion d’honneur 1954, Médaille de la Résistance, etc.) Maitron+2Wikipédia+2Wikipédia+2.
- Maitron – fiche “MARTIN‑CHAUFFIER Louis, Marie, Jean, dit Martin”
Confirme sa naissance, ses activités de journaliste et résistant, sa déportation et sa libération eBay+15Maitron+15Wikipédia+15.