La forme principale retenue est maquis du Loup. Les sources consultées emploient aussi la forme maquis du Loup situé dans le secteur de l’Aisne. Un risque d’homonymie doit être signalé avec le maquis Le Loup du Morvan, distinct, actif dans la Nièvre et l’Yonne ; la présente fiche concerne uniquement le groupe attesté dans l’Aisne par les notices biographiques consultées.
Le maquis du Loup est présenté par les sources consultées comme un maquis relevant des FFI et du mouvement Libération-Nord dans le secteur de l’Aisne. Sa mise en place est attribuée à Guy Deliot et Jean Gadois. Les notices disponibles indiquent un engagement clandestin dès 1942 pour Guy Deliot et situent dès 1943 l’organisation de zones refuges et la structuration du maquis par les deux fondateurs.
La documentation retrouvée ne permet pas de reconstituer avec précision une hiérarchie complète ni des subdivisions territoriales. Les sources attribuent toutefois à Guy Deliot le recrutement, l’approvisionnement en armes et la formation des volontaires, tandis que Jean Gadois est décrit comme centré sur la logistique et l’organisation militaire des groupes francs. La structure apparaît donc comme celle d’un maquis FFI à base clandestine, appuyé sur des zones refuges et des groupes opérationnels.
Actions menées pendant la Résistance
Les actions explicitement attestées sont des sabotages contre des voies ferrées, des lignes de communication allemandes et des infrastructures industrielles utilisées par l’effort de guerre allemand. Les notices mentionnent aussi des embuscades dans les forêts de l’Aisne et une participation aux combats de la Libération dans le secteur de Saint-Quentin, Aisne, France.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Le maquis du Loup de l’Aisne est rattaché par les sources aux Forces françaises de l’intérieur et au mouvement Libération-Nord. Aucune autre articulation organique plus précise n’a été retrouvée dans les bases consultées.
Chefs et figures marquantes
Guy DELIOT est présenté comme l’un des fondateurs et organisateurs du maquis du Loup ; il en assure le recrutement, l’approvisionnement en armes et la formation des volontaires. Il survit à la guerre et meurt le 4 octobre 2011 à Saint-Quentin, Aisne, France.
Jean GADOIS est présenté comme cofondateur ; il intervient dans la logistique, l’organisation militaire et des opérations de sabotage. Il survit à la guerre et meurt le 27 août 2007 à Saint-Quentin, Aisne, France.
Victimes et morts
Aucune liste nominative des morts du maquis du Loup de l’Aisne n’a été retrouvée dans les sources consultées. Les notices dépouillées ne donnent pas de bilan humain global du groupe.
Survivants identifiés
Les deux fondateurs explicitement identifiés dans les sources, Guy Deliot et Jean Gadois, ont survécu à la guerre.
Fin du Maquis
Les sources consultées ne décrivent pas précisément les circonstances de dissolution du maquis. Elles permettent seulement d’établir sa participation aux combats de la Libération dans le secteur de Saint-Quentin, ce qui place sa disparition fonctionnelle dans le contexte de la libération locale de 1944 et de l’intégration générale des maquis FFI dans les structures régulières de l’après-Libération. Cette dernière précision relève d’une contextualisation générale ; elle n’est pas documentée plus finement pour ce maquis dans les notices retrouvées.
Conséquences et mémoire
Les sources consultées attribuent au maquis du Loup un rôle de harcèlement de l’occupant, de protection des réfractaires au STO et d’appui aux combats de la Libération dans le secteur de Saint-Quentin.
La mémoire du groupe est attestée par l’existence signalée d’une stèle du maquis du Loup dans l’Aisne.
Références bibliographiques
Le Maquis du Loup ouvrage local signalé par la notice Guy Deliot comme retraçant l’épopée des résistants de l’Aisne et le rôle de Guy Deliot dans la structuration du groupe.
La Résistance dans l’Aisne ouvrage signalé par la notice Jean Gadois comme documentant les réseaux et les chefs de maquis du département entre 1940 et 1944.
Références internet
Mémoire Vive de la Résistance notice biographique de Guy Deliot, mentionnant sa qualité de fondateur et organisateur du maquis du Loup dans le secteur de l’Aisne. https://mvr.asso.fr/deliot/
Mémoire Vive de la Résistance notice biographique de Jean Gadois, mentionnant sa qualité de cofondateur du maquis du Loup et son appartenance aux FFI et à Libération-Nord. https://mvr.asso.fr/gadois/
Mémoire des Hommes base officielle de vérification des homologations FFI, citée dans les notices consultées. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
Service historique de la Défense dossiers individuels cités dans les notices consultées : GR 16 P 170942 pour Guy Deliot et GR 16 P 239335 pour Jean Gadois. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/
Sources consultées : Mémoire Vive de la Résistance ; Mémoire des Hommes ; Service historique de la Défense ; Fondation de la Résistance ; Musée de la Résistance en ligne ; Maitron Résistance ; Ordre de la Libération ; Gallica ; sites mémoriels locaux repérés par recherche web. Les recherches menées n’ont pas permis de retrouver, en accès ouvert, une notice autonome détaillée hors Mémoire Vive pour ce maquis de l’Aisne ; un risque de confusion avec le maquis Le Loup du Morvan a été écarté dans la présente fiche.