La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

La forme principale retenue est « maquis de Vaudoncourt ». Les sources du Musée de la Résistance en ligne emploient expressément cette appellation et identifient le capitaine Georges Meyer, dit « Polyte », comme son chef. La documentation actuellement accessible est toutefois beaucoup moins abondante sur ce maquis que sur les maquis d’Écot et du Lomont. Son existence est néanmoins établie sans ambiguïté.

Création du maquis

Le maquis de Vaudoncourt appartient aux formations FFI constituées dans le Pays de Montbéliard au cours de l’été 1944. Les sources consultées ne permettent pas de fixer avec suffisamment de précision une date unique de création, ni de reconstituer les circonstances exactes de son installation initiale sans recourir à des extrapolations.

Son chef est le capitaine Georges Meyer, dit « Polyte ». La fonction principale du maquis apparaît surtout dans la documentation relative à la constitution ultérieure du maquis du Lomont : lorsque la concentration du Lomont commence en août 1944, Meyer est expressément présenté comme « chef du maquis de Vaudoncourt ».

Organisation interne

Les sources ouvertes retrouvées ne donnent pas un organigramme autonome suffisamment complet du maquis de Vaudoncourt. Elles permettent en revanche d’établir qu’il appartient au dispositif FFI du Pays de Montbéliard et qu’il se trouve sous le commandement militaire de Georges Meyer.

Au moment de l’opération du Lomont, les formations armées du secteur montbéliardais sont organisées en compagnies. Les 17, 18 et 19 août 1944, Meyer conduit les premiers éléments de Montbéliard vers le plateau du Lomont. Ce transfert montre que le maquis de Vaudoncourt ne demeure pas une structure isolée : ses hommes et son encadrement sont intégrés dans une concentration FFI beaucoup plus importante.

Actions menées pendant la Résistance

La documentation actuellement retrouvée ne permet pas d’attribuer au maquis de Vaudoncourt une liste individualisée et datée de sabotages ou d’opérations armées antérieures à août 1944.

Son rôle le mieux attesté est sa contribution à la constitution du maquis du Lomont. Après l’arrestation du colonel Jean Maurin, l’opération d’occupation du Lomont se poursuit sous l’autorité d’Ernest-Frédéric Floege, dit « commandant Paul ». Les premiers éléments montbéliardais commencent à gagner le plateau les 17, 18 et 19 août sous les ordres de Georges Meyer.

Le soir du 18 août, une première compagnie est rassemblée dans les bois du Lomont et une seconde commence son installation. Le maquis de Vaudoncourt constitue donc l’une des formations préexistantes dont les hommes alimentent la grande concentration militaire du Lomont.

Liens avec d’autres réseaux ou mouvements

Le maquis de Vaudoncourt est rattaché aux Forces françaises de l’intérieur du Pays de Montbéliard. Ce dispositif dépend successivement de la structure commandée par Émile Joly, dit « Valentin », puis, après la mort de celui-ci à Écot le 8 juillet 1944, du colonel Jean Maurin, chef de la sous-région D2.

À partir d’août 1944, ses hommes sont absorbés dans l’organisation du maquis du Lomont, placée de fait sous le commandement d’Ernest-Frédéric Floege après l’arrestation de Maurin.

Chefs et figures marquantes

Georges MEYER, dit « Polyte », capitaine FFI, commande le maquis de Vaudoncourt. Il dirige ensuite les premiers éléments montbéliardais montant au Lomont les 17, 18 et 19 août 1944. Il survit à la guerre.

Jean MAURIN, colonel et chef de la sous-région D2, dirige le dispositif FFI dont relèvent les formations du Pays de Montbéliard après la mort d’Émile Joly. Il prépare l’occupation du Lomont mais est arrêté avant de pouvoir prendre personnellement la tête de cette concentration.

Ernest-Frédéric FLOEGE, dit « Paul », agent américain opérant avec la section F du SOE, devient le commandant effectif du Lomont, où sont transférés les premiers éléments conduits par Meyer.

Victimes et morts

La documentation ouverte retrouvée ne permet pas d’établir une liste nominative fiable de résistants morts spécifiquement sous l’appellation « maquis de Vaudoncourt ». Les pertes ultérieurement subies par les hommes intégrés au Lomont ne peuvent être automatiquement imputées au maquis de Vaudoncourt en tant que structure autonome.

Aucune liste n’est donc produite par extrapolation.

Survivants identifiés

Georges Meyer survit à la guerre. D’autres survivants appartiennent nécessairement aux contingents montés au Lomont, mais les sources consultées ne permettent pas de distinguer avec certitude les anciens membres du maquis de Vaudoncourt de l’ensemble des FFI montbéliardais.

Fin du maquis

Le maquis de Vaudoncourt cesse de fonctionner comme formation autonome lors de la concentration des unités FFI du Pays de Montbéliard au maquis du Lomont en août 1944. Cette intégration doit être comprise comme une transformation organisationnelle plutôt que comme un démantèlement par l’ennemi.

Conséquences et mémoire

Le principal rôle historique documenté du maquis de Vaudoncourt réside dans sa contribution à la genèse du Lomont. Son chef, Georges Meyer, assure une fonction opérationnelle déterminante dans le transfert des premiers contingents vers le plateau. Le souvenir de Vaudoncourt apparaît donc aujourd’hui essentiellement dans les travaux consacrés à l’organisation du maquis du Lomont.

Références bibliographiques

Le Dernier des grands maquis de France. Le Lomont, août-septembre 1944, Jean-Pierre Marandin, Éditions du Sékoya, 2015. Cette étude constitue l’une des principales références pour comprendre la réunion des différentes formations résistantes du Pays de Montbéliard, dont les hommes de Vaudoncourt, dans le maquis du Lomont.

Le Pays de Montbéliard 1944 : lutte armée et répression, Jean-Pierre Marandin, Cêtre, 2005. L’ouvrage replace les groupes et maquis locaux dans le cadre de la Résistance montbéliardaise immédiatement avant la constitution du Lomont.

Pages de la Résistance comtoise : les FFI du Doubs et du Jura-Nord, 1943-1944, Fédération départementale du Doubs et du Jura-Nord des Forces françaises de l’intérieur, 1968. Cet ouvrage constitue une source de référence sur l’organisation territoriale des FFI du Doubs.

Références internet

Musée de la Résistance en ligne La ressource consacrée au maquis du Lomont constitue la principale source institutionnelle retrouvée identifiant explicitement Georges Meyer « Polyte » comme chef du maquis de Vaudoncourt et décrivant la montée de ses hommes vers le Lomont. https://museedelaresistanceenligne.org/media2980-Maquis-de-Lomont-carte

Libre Résistance La bibliographie de l’association présente l’ouvrage de Jean-Pierre Marandin sur le Lomont et son intérêt pour l’étude des groupes montbéliardais intégrés dans cette concentration. https://www.libreresistance.com/fr/histoire/bibliographie/

Fiabilité B —L’existence du maquis, son chef et son intégration au Lomont sont établis par une documentation institutionnelle précise. En revanche, la date de création, l’effectif propre, l’organisation interne et les actions antérieures à août 1944 restent insuffisamment individualisés dans les sources ouvertes.

Sources consultées

Mémoire Vive de la Résistance : recherche « maquis de Vaudoncourt » et variantes ; aucune notice thématique dédiée retrouvée. https://mvr.asso.fr/

Le Maitron : recherche « Vaudoncourt », « Georges Meyer » et « Polyte » ; aucun corpus suffisamment détaillé sur le maquis lui-même n’a été retrouvé. https://maitron.fr/

Fondation de la Résistance / Musée de la Résistance en ligne : documentation substantielle retrouvée sur l’intégration du maquis de Vaudoncourt au Lomont. https://museedelaresistanceenligne.org/media2980-Maquis-de-Lomont-carte

Mémoire des Hommes : recherche effectuée ; aucun dossier collectif directement exploitable sous l’intitulé « maquis de Vaudoncourt » retrouvé dans les résultats consultés. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Ordre de la Libération : recherche effectuée ; aucune notice collective spécifique au maquis de Vaudoncourt retrouvée. https://www.ordredelaliberation.fr/

Gallica – Bibliothèque nationale de France : recherche effectuée ; aucun document spécifique suffisamment exploitable retrouvé dans les résultats consultés. https://gallica.bnf.fr/

Service historique de la Défense : recherche effectuée ; aucun instrument de recherche directement intitulé « maquis de Vaudoncourt » retrouvé dans les résultats ouverts. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/

Libre Résistance : bibliographie consultée pour le contexte du Lomont et du réseau Pascal-Sacristan. https://www.libreresistance.com/fr/histoire/bibliographie/

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