La forme principale est « maquis de Bréziers » ou « groupe de Bréziers ». Les sources régionales le présentent comme une formation dépendant étroitement du maquis de Chorges et devant être considérée comme une « filiale de Chorges ». Bréziers se situe aujourd’hui dans le département des Hautes-Alpes, France.
Création du maquis
La mise en place du groupe intervient au cours de l’organisation des maquis haut-alpins. Le lieutenant Jean-Bernard ROUXEL détache à Bréziers le lieutenant Jean-Claude et son propre frère Louis ROUXEL afin d’encadrer et former les jeunes recrutés sur place.
Marc CASANOVA joue également un rôle essentiel dans le recrutement en transformant des réfractaires au STO et des jeunes jusque-là cachés en résistants actifs.
Une quinzaine de jeunes sont initialement regroupés. Leur mission est de repérer les volontaires, les entraîner, assurer une formation militaire et les préparer aux parachutages et coups de main.
Jean-Claude et Louis ROUXEL sont chargés de l’encadrement. Marc CASANOVA participe au recrutement et à la structuration. Jean-Bernard ROUXEL intervient comme responsable supérieur du dispositif de Chorges.
Actions menées pendant la Résistance
Les hommes reçoivent une instruction militaire et participent aux opérations de récupération de parachutages et à d’autres coups de main. La population locale contribue à l’hébergement et au ravitaillement.
La documentation consultée ne permet pas d’identifier avec certitude un sabotage ou combat majeur propre au seul groupe de Bréziers, distinct des opérations du maquis de Chorges.
Le groupe dépend directement du maquis de Chorges et relève de la Résistance militaire haut-alpine. Des liens ponctuels existent également avec les groupes voisins des Basses-Alpes.
Chefs et figures marquantes
Jean-Bernard ROUXEL participe à l’organisation générale et à l’envoi des cadres.
Louis ROUXEL est envoyé à Bréziers pour la formation des jeunes.
Le lieutenant Jean-Claude, dont le nom civil n’est pas établi dans la source citée, participe à l’encadrement.
Marc CASANOVA joue un rôle décisif dans la transformation du groupe de réfractaires en formation résistante.
Victimes et morts
Aucune liste spécifique au maquis de Bréziers n’a été retrouvée.
Survivants identifiés
Non établis de manière exhaustive.
Fin du maquis
Le groupe est progressivement intégré aux formations plus importantes du secteur de Chorges lors de la mobilisation générale de 1944.
Conséquences et mémoire
Son histoire illustre la transformation, fréquente dans les Hautes-Alpes, de petits noyaux de réfractaires au STO en unités armées encadrées par des militaires.
Fiabilité B — bonne. L’existence, l’effectif initial, les cadres et le rattachement à Chorges sont attestés par une source régionale détaillée ; les opérations propres au groupe restent moins documentées.
Références bibliographiques
Maquisards et Gestapo Joseph RICHARD, dit Richard DUCHAMBLO, ensemble de cahiers historiques consacrés aux maquis et à la répression dans les Hautes-Alpes.
Références internet
La version numérisée des cahiers de Joseph RICHARD contient une section spécifiquement intitulée « Le Maquis de Bréziers ».
Sources consultées —
MVR ; Maitron ; Fondation de la Résistance ; Musée de la Résistance en ligne ; Mémoire des Hommes ; Ordre de la Libération ; Gallica/BnF ; SHD ; documentation historique des Hautes-Alpes.