Jean Louis MALLET naît le 5 juillet 1889 à Alleuze (Cantal), issu d’une famille de paysans. Il est un des cinq enfants. Il étudie la médecine à Montpellier, puis sert comme lieutenant médecin pendant la Première Guerre mondiale, où il met ses compétences au service des blessés .
De retour ancien combattant, il s’installe en médecin généraliste à Saint‑Flour et devient maire d’Alleuze dès 1925, puis conseiller général du canton de Saint‑Flour‑Sud de 1928 à 1940
Anticipant les dangers à venir, il fonde en 1935 un journal paysan d’opposition (“La Glèbe”) . En novembre 1941, il rejoint le mouvement Combat, avec René Amarger, et organise un réseau de résistants dans le Cantal, s’appuyant sur ses tournées médicales pour recruter et sécuriser les actions locales
Il constitue un réseau d’entraide aux réfractaires au STO, d’abris pour résistants et Juifs, et organise la logistique des premiers maquis isolés dans l’arrondissement de Saint‑Flour
Missions et actions
- Mobilisation du personnel médical pour soigner clandestinement les résistants.
- Organisation de points de ravitaillement, d’hébergement, de liaison et recueil de renseignements.
- Soutien des maquis du Mont‑Mouchet : transferts sanitaires, abris d’urgence
Arrestation
Le 10 juin 1944, les Allemands (Sipo-SD) procèdent à de nombreuses arrestations à Saint‑Flour. Famille MALLET est visée : son épouse, ses deux fils (Pierre, 16 ans, et Étienne, 19), et d’autres résistants sont arrêtés.
Le 22 juin, Louis MALLET et son fils Étienne sont arrêtés près des gorges de la Truyère en tentant d’échapper aux représailles allemandes. Ils sont fusillés le 23 juin 1944 à Pratviel (Chaudes‑Aigues). Leur fils Pierre avait été exécuté précédemment à Soubizergues . Leur épouse et leur fille Madeleine sont déportées, mais survivent
Camarades de combat
Il collabore étroitement avec René Amarger (Franc-Tireur), ainsi que des membres de Combat actifs dans le Cantal. Ses fils étaient ses aides proches et agents de liaison
Décorations
- Chevalier de la Légion d’honneur
- Croix de guerre
- Médaille de la Résistance Française à titre posthume par décret du 14 septembre 1960 JO 21 septembre 1960 source ordre de la Libération
- Côte du dossier : 1O40959
Rues et lieux de mémoire
- Monument du Docteur Mallet : stèle en basalte et bronze à Saint‑Flour rendant hommage à Louis MALLET et ses fils
- Stèle sur le site du pont de Soubizergues : rappelle l’exécution de son fils Pierre parmi les 25 fusillés
- Monument au Puy des Orgues à Saint‑Flour : rend hommage à tous les résistants de la région dont Louis MALLET et son fils Étienne
- Plaque à Chaudes‑Aigues (Pratviel) : lieu exact de l’exécution. Cérémonies annuelles autour du 23 juin
Bibliographie
- Fusillés de Soubizergues, terre de sang, Gérard Mayet, Auto‑édition, 1995. Récit poignant des événements, incluant l’histoire tragique de la famille MALLET.
- Le Docteur Louis Mallet : héros de la Résistance cantalienne, Musée de la Résistance (Anterrieux), 2005. Analyse historique centrée sur Louis MALLET et ses fils, riche en documents d’archives et témoignages.
- Des braises sous la cendre, René Amarger, Souvenir d’un résistant, 2003. Témoignage du compagnon de Combat qui évoque la personnalité et l’engagement de Louis MALLET dans l’organisation de la Résistance dans le Cantal.
Références internet
- Mémoire et Espoirs de la Résistance – Louis Mallet : biographie retraçant son engagement, sa mort et l’hommage rendu à Saint‑Flour. reussir.fr+4fr.wikipedia.org+4fr.wikipedia.org+4m.facebook.com+1sentier-des-maquisards.saint-flour-communaute.fr+1memoresist.org
- Maitron – Louis Mallet (Faust) : notice avec détails sur l’arrestation, le lieu de mort, et la reconnaissance historique. lesbonheursdepaulochon.blogspot.com+2maitron.fr+2fr.wikipedia.org+2
- Chemin des Maquisards – Le Dr Louis Mallet : présente son rôle clé dans les réseaux Combat et Franc‑Tireur dans le Cantal. sentier-des-maquisards.saint-flour-communaute.fr+1francearchives.gouv.fr+1