Robert Lyon est né le 14 janvier 1897 à Paris et mort le 20 octobre 1986 à Saint-Mandé (Val-de-Marne). Issu d’un milieu militaire, il est mobilisé dès la Première Guerre mondiale, puis sert comme interprète dans un régiment britannique en 1939. En août 1941, il est recruté par le Special Operations Executive (SOE), section F, sous les pseudonymes « Adrien », « Bobichon », « Bradley » et parfois présenté comme Gilbert Calvert.
Fils d’un officier, Robert Lyon grandit dans un environnement marqué par la discipline militaire. Sa carrière débute par un engagement volontaire pendant la Première Guerre mondiale, où il acquiert une solide expérience du terrain et des langues étrangères, compétences qui lui serviront lors de ses missions spéciales pendant la Seconde Guerre mondiale.
Après son recrutement par le SOE en août 1941, il est envoyé en France occupée pour y préparer et soutenir des actions clandestines. Dès octobre 1941, il est arrêté à Marseille, interné à Périgueux puis transféré au camp de Mauzac. Il participe à l’évasion collective du 15 juillet 1942, puis gagne l’Angleterre.
En juin 1943, il est parachuté à nouveau en France avec pour mission d’établir le réseau ACOLYTE dans la région de Roanne et Lyon. Ce réseau conduit des opérations de sabotage, prépare l’armement des Forces françaises de l’intérieur (FFI) et intensifie les actions de harcèlement contre l’occupant allemand. Ces actions se poursuivent jusqu’à la libération du secteur en septembre 1944, date à laquelle il retourne à Londres.
Robert Lyon est l’organisateur du réseau ACOLYTE, rattaché à la section F du SOE, opérant principalement en région Rhône-Alpes.
Son travail consiste à coordonner les groupes locaux de résistants, planifier des sabotages d’infrastructures ferroviaires et industrielles, réceptionner et distribuer les parachutages d’armes, et maintenir le lien entre Londres et les maquis.
Arrestation / évasion / déportation
Arrêté en octobre 1941 à Marseille, interné à Périgueux, il est transféré au camp de Mauzac. Il prend part à l’évasion collective du 15 juillet 1942, réussit à rejoindre l’Angleterre et reprend rapidement ses activités clandestines.
Retour à la vie civile
Après la guerre, Robert Lyon est intégré à la direction de la DGER (Direction générale des études et recherches), puis démobilisé avec le grade de chef de mission, assimilé commandant.
Décorations
Selon Wikipédia (non encore confirmées dans toutes les bases officielles) :
- Member of the Order of the British Empire (MBE) à titre militaire
- Légion d’honneur : chevalier puis officier (décrets au Journal officiel)
- Croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945
- Médaille de la Résistance avec rosette, décret du 31 mars 1947 (confirmé par l’Ordre de la Libération)
- Croix du combattant volontaire de la Résistance (France)
- Croix de guerre et Ordre de Léopold (Belgique)
Lieux de mémoire
Il figure dans les listes commémoratives liées au SOE. Aucun lieu public spécifique portant son nom n’a été identifié dans les bases officielles consultées.
Références bibliographiques
Non relevées spécifiquement à son nom, mais son action est citée dans plusieurs ouvrages sur la section F du SOE et le réseau ACOLYTE.
Références internet
- Wikipédia – article « Robert Lyon (agent du SOE) » : biographie complète, pseudonymes, actions, arrestation, évasion, parachutages, décorations.
- Ordre de la Libération – base des décorés : fiche confirmant l’attribution de la Médaille de la Résistance avec rosette.
- Pages historiques sur le réseau ACOLYTE et la section F du SOE.