Fondée en 1940, cette union de résistants militaires ne prendra l’acronyme OMBR qu’en juillet 1942.
Avec environ 3 112 membres, elle demeure un petit mouvement armé comparé à l’Armée Secrète belge. Son nom évoque l’ombre (en français) ; sa devise : « Mieux vaut mourir que trahir », et son serment : fidélité à la Constitution belge et obéissance aux chefs. Le secrétariat clandestin siégeait à Bruxelles (52 rue Philippe-de-Champagne).
Réseaux et leaders
L’OMBR s’inscrit dans le paysage belge de la Résistance armée, en réseau avec l’Armée Secrète, le Front de l’Indépendance, le SRA et le Mouvement national belge. Parmi ses chefs, on compte le commandant G. Allaert (1944) et divers agents locaux (ex. Luciaan J. De Keyser à Malines).
Actions et missions
L’OMBR concentre son activité sur des actions armées : sabotage, collecte de renseignements, impression de tracts, aide aux aviateurs ; notamment dans la région de Mons et de la Haute-Saône
Elle participe à la presse clandestine (Coup de Queue à Mons), exploite un réseau de liaison entre maquis et Londres, et contribue à des sabotages ferroviaires (liaison Maubeuge–Charleroi).
Héros et morts.
Des figures marquantes : Herman Bodson (minéralogiste et saboteur), G. Allaert, Marcel Scieur, Robert Verheyden, Karel Soudan (reconnu après la guerre). Le 10 février 1944, la section de Mons est démantelée par les nazis lors d’un raid au Novada café, causant plusieurs arrestations et exécutions.
Disparition et fin
L’OMBR cesse ses activités en 1944, ses effectifs épuisés, après liaison avec d’autres mouvements rue à rue, et à la libération de la Belgique.
Lieux de mémoire
- Monument national à la Résistance, parc d’Avroy à Liège, inauguré en 1959, sculpté par E. De Backer.
- Mémorial de la Résistance à Frameries, Hainaut, érigé en septembre 1948.
- À Mons, plaques commémoratives mentionnant l’OMBR et les opérations de février 1944.
Références bibliographiques
- Agent for the Resistance: a Belgian saboteur in World War II, Herman Bodson, Texas A & M Univ. Press, 1994. L’auteur raconte ses missions de sabotage au sein de l’OMBR, le rôle des maquis et les risques encourus.
- Downed Allied airmen and evasion of capture: the role of local resistance networks in World War II, Herman Bodson, McFarland, 2005. Étude de l’aide apportée aux aviateurs alliés, avec le rôle central joué par l’OMBR et ses connections avec le MI9.
Références internet
- Wikipedia FR – Organisation Militaire Belge de Résistance : Présentation du mouvement, effectifs, devise, chefs, contexte d’insertion parmi les réseaux de résistance en Belgique
https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_militaire_belge_de_r%C3%A9sistance - Liberation Route Europe – Grand-Place de Mons : Description de la naissance de l’OMBR à partir du Front de la Résistance de Mons, et de sa répression en 1944 wargameds.com+8liberationroute.com+8fr.wikipedia.org+8
https://www.liberationroute.com/fr/pois/1937/grand-place-de-mons - TracesOfWar – National Resistance Memorial Leuven : Histoire du monument dédié aux résistants belges liberationroute.com+1liberationroute.com+1
https://www.tracesofwar.com/sights/45640/National-Resistance-Memorial.htm