Les lycéennes et lycéens résistants du lycée Anatole‑Le Braz à Saint‑Brieuc en 1943–1944, notamment l’acte spectaculaire des « bombeuses » contre les soldats allemands.
À partir de mai 1943, un groupe de lycéens du lycée Anatole‑Le Braz, soutenu par des enseignants comme Yves Lavoquer, s’engage dans la résistance via le Front Uni des Jeunesses Patriotiques (FUJP). En novembre 1943, plusieurs opérations spectaculaires sont menées, dont l’assassinat d’un soldat allemand à Plérin par Pierre Le Cornec et ses camarades, avec vol d’arme.
Le 10 décembre 1943, une rafle massive conduit à l’arrestation de 18 lycéens — 8 sont déportés, 3 condamnés à mort : Georges Geffroy, Pierre Le Cornec, Yves Salaün — fusillés au Mont‑Valérien le 21 février 1944. Plusieurs autres meurent en déportation ou en exil, victimes de la répression .
Le lycée fut également utilisé par les Allemands comme dépôt de munitions. Lors de leur départ, ils firent exploser ces munitions le 5 août 1944, causant d’importants dégâts structurels.
2. Réseaux, chefs et figures marquantes
- Yves Lavoquer (professeur au lycée) ; organisateur de Libération‑Nord dans les Côtes‑d’Armor, il encadre les lycéens et contribue à structurer la résistance locale.
- Le réseau FUJP permettait aux jeunes de s’organiser politiquement avant de passer à l’action clandestine.
- Georges Geffroy, Pierre Le Cornec, Yves Salaün : figures héroïques et symboles de la jeunesse militante. Condamnés à mort et fusillés.
Héros, morts et bilan
- Fusillés : Geffroy, Le Cornec, Salaün.
- Déportés : huit en décembre 1943, dont quatre morts en camp, un peu après le retour.
- Autres victimes : professeurs, pasteur, résistants locaux, victimes de la rafle et de la répression.
Fin et impact
- Fin 1944 : libération de Saint‑Brieuc. Ruines du lycée après l’explosion des munitions allemandes
- Ce groupe incarne l’engagement juvénile et le courage face à l’occupant. Leur action a marqué durablement la mémoire locale et nationale.
Monument de mémoire
- Le lycée Anatole‑Le Braz, devenu collège, conserve un monument-claque en bronze dans sa cour, réalisé par Francis Renaud, à la mémoire des lycéens martyrs (Geffroy, Le Cornec, Salaün).
- La rue des Lycéens-Martyrs à Saint‑Brieuc perpétue leur souvenir.
Références bibliographiques
- De la nuit à l’aurore, ou des lycéens dans la guerre 1939‑1945, Association des anciens élèves du Lycée Anatole‑Le Braz de Saint‑Brieuc, préface Alain Decaux, 1995. Ce livre retrace le parcours des élèves-résistants, la rafle de décembre 1943, la déportation et les fusillés du Mont‑Valérien. baiedesaintbrieuc.com39-45.org+7letelegramme.fr+7fr.wikipedia.org+7
- Histoire de la résistance en Bretagne, Christian Bougeard, Jean‑Paul Gisserot, 1992. Étude approfondie des réseaux, dont FUJP et actions lycéennes à Saint‑Brieuc fr.wikipedia.org+1fr.wikipedia.org+1.
Références internet
- Wikipedia – Résistants du lycée Anatole‑Le BrazPrésentation détaillée des lycéens résistants, leur arrestation, déportation, exécution et reconnaissance posthume kristianhamon.blogspot.com+6fr.wikipedia.org+6letelegramme.fr+6.
- Mémoire et Espoirs de la Résistance – page Pierre Le CornecBiographie riche en détails, arrestation, tortures, exécution, commémorations et lieux de mémoire memoresist.org.
- Le Télégramme – “Le 5 août 1944, le lycée briochin Anatole‑Le Braz était éventré”Témoignages sur l’explosion du dépôt allemand et les dégâts causés par les munitions letelegramme.fr+2letelegramme.fr+2letelegramme.fr+2.