Jean-Marie BONIC
Né le 27 mars 1925 à Lorient, Jean-Marie BONIC est un jeune ouvrier chaudronnier. Membre des Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF), il sert comme agent de liaison au sein du bataillon de la division de Lorient. Capturé par les services de sécurité allemands lors d’une mission de renseignement dans la zone côtière en mai 1944, il est transféré à la citadelle de Port-Louis. Son corps est identifié après la libération de la poche de Lorient parmi les victimes du charnier. Son nom est gravé sur le monument des fusillés de la citadelle ainsi que sur le monument aux morts de Lorient.
Louis LE PAIH
Né le 20 juillet 1912 à Inzinzac-Lochrist, Louis LE PAIH est un ouvrier aux Forges d’Hennebont. Engagé précocement dans la Résistance, il intègre les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) du Morbihan. Il participe à de nombreuses actions de sabotage contre les infrastructures ferroviaires utilisées par la Kriegsmarine. Arrêté le 14 mai 1944 à la suite d’une dénonciation, il subit des interrogatoires brutaux au siège de la Gestapo avant d’être conduit à la citadelle de Port-Louis. Il est fusillé entre le 23 mai et le 10 juin 1944. Son acte de décès porte la mention « Mort pour la France ».
Albert LE NY
Né le 15 août 1912 à Baud, Albert LE NY est un instituteur engagé dans la résistance intellectuelle puis militaire. Il occupe des fonctions de cadre au sein du mouvement Libération-Nord avant de rejoindre les maquis du Morbihan. Responsable de la coordination des parachutages dans son secteur, il est intercepté par une patrouille allemande en juin 1944. Détenu à la citadelle, il est l’un des 69 martyrs dont les corps furent retrouvés dans les fossés de la forteresse en mai 1945. Une école du Morbihan porte aujourd’hui son nom en hommage à son sacrifice.
Pierre LE BIHAN
Né le 4 mai 1922 à Port-Louis, Pierre LE BIHAN est un marin-pêcheur. Membre du réseau de renseignement de la France Libre spécialisé dans la surveillance de la base sous-marine de Keroman, il fournit des informations cruciales sur les sorties des U-Boote. Arrêté en flagrant délit d’observation à proximité de la citadelle le 20 juin 1944, il est immédiatement incarcéré dans les cellules de la forteresse. Il est exécuté sans procès quelques jours plus tard. Sa dépouille est identifiée par sa famille grâce à ses vêtements lors de l’exhumation du charnier.
Joseph LE MOING
Né le 12 février 1904 à Bubry, Joseph LE MOING est un agriculteur et père de famille. Il hébergeait des parachutistes alliés et des résistants traqués dans sa ferme, qui servait de base arrière au maquis local. Lors d’un ratissage massif de la Wehrmacht en juillet 1944, il est arrêté pour complicité avec l’ennemi. Transféré à Port-Louis, il subit le même sort que ses compagnons d’armes. Son exécution sommaire illustre la violence de la répression exercée contre les civils ayant soutenu la résistance active en Bretagne.
Mémoire et lieux commémoratifs
Mémorial des 69 fusillés, Citadelle de Port-Louis, Morbihan.
Monument aux martyrs de la Résistance, Inzinzac-Lochrist, Morbihan.
Rue Jean-Marie Bonic, Lorient, Morbihan.
Plaque commémorative Albert Le Ny, École publique de Baud, Morbihan.
Références bibliographiques
Les fusillés de la citadelle de Port-Louis, Joseph Le Guennec, Éditions de la Citadelle, 1947. L’ouvrage retrace l’identité et le parcours de chaque victime identifiée après la guerre.
Mémorial des résistants du Morbihan, Association Mémoire et Résistance, Éditions du Département, 2002. Contient les notices biographiques détaillées des combattants exécutés à la citadelle.
Références internet
Mémorial de la Citadelle de Port-Louis sur Le Maitron. Base de données biographique des fusillés et exécutés de 1940 à 1944. https://maitron.fr
Registre des victimes de Port-Louis sur Mémoire des Hommes. Accès aux fiches individuelles du Ministère des Armées. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
Sources consultées : Date de vérification : 18 février 2026
Maitron Résistance, Mémoire des Hommes (Fonds fusillés), Archives Départementales du Morbihan, Fondation de la Résistance.