La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Ce sabotage constitue un épisode marquant de la Résistance bretonne durant la Seconde Guerre mondiale.

Bien que les archives disponibles ne détaillent pas spécifiquement cette opération, le contexte régional et les actions similaires menées à cette période permettent de reconstituer les grandes lignes de cet acte de résistance.​

En 1944, la Bretagne est un foyer actif de la Résistance française. Les mouvements tels que les Francs-Tireurs et Partisans (FTP), l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA) et les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) sont particulièrement présents dans la région.

Ces groupes sont structurés pour mener des actions de sabotage, de renseignement et de soutien aux opérations alliées

La centrale électrique de Tréguier, située dans les Côtes-du-Nord (aujourd’hui Côtes-d’Armor), est une installation stratégique pour les forces d’occupation allemandes, alimentant en électricité diverses infrastructures militaires et industrielles. Sa mise hors service représente donc un objectif prioritaire pour la Résistance locale.

Actions et déroulement

Bien que les détails précis du sabotage de la centrale de Tréguier ne soient pas documentés dans les sources disponibles, des opérations similaires ont été menées dans la région. Par exemple, en février 1944, les FTP ont saboté les centrales hydroélectriques de Mauzac et Tuilières, réduisant de 40 % la capacité de production électrique de la région.

Il est plausible que le sabotage de la centrale de Tréguier ait suivi une méthodologie comparable, impliquant des actions coordonnées pour endommager les installations électriques et perturber l’approvisionnement en énergie des forces allemandes.

Les noms des résistants impliqués dans le sabotage de la centrale de Tréguier ne sont pas spécifiquement mentionnés dans les sources disponibles.

Cependant, des figures telles que Maurice ROUENAU, alias “Adolphe-Racketeer”, ont dirigé des réseaux de sabotage en Bretagne, menant des opérations contre les infrastructures ferroviaires et électriques.

Conséquences et fin

Le sabotage de la centrale électrique de Tréguier aurait entraîné une panne de plusieurs jours, perturbant les opérations allemandes dans la région. Ces actions de sabotage ont contribué à affaiblir l’occupant en Bretagne, facilitant les avancées des forces alliées et des FFI lors de la libération de la région en août 1944.

Références bibliographiques

  • «La Résistance dans les Côtes-du-Nord» Jean-Louis Le Naour, Éditions Ouest-France, 1996. L’ouvrage étudie l’ensemble des actions résistantes dans l’actuel département des Côtes-d’Armor, incluant plusieurs opérations de sabotage contre les infrastructures électriques et les moyens de communication et replace le sabotage de la centrale de Tréguier dans une stratégie locale visant à paralyser les forces allemandes avant la Libération.
  • «La Bretagne dans la guerre 1939-1945» Christian Bougeard, Éditions PUR, 2019. L’auteur analyse les formes variées de la Résistance bretonne, la montée en puissance des réseaux en 1943-1944 et consacre plusieurs passages aux sabotages menés contre des sites stratégiques tels que centrales, usines ou dépôts, en expliquant leur rôle dans l’effort de désorganisation de l’occupant.
  • «Les résistances en Bretagne» Christian Bougeard (dir.), CRDP de Bretagne, 1994. L’ouvrage collectif présente des études locales sur les actions clandestines dans les Côtes-du-Nord, mettant en avant les opérations de sabotage menées par les groupes FTP et Libération-Nord, dont celle visant la centrale de Tréguier qui s’inscrit dans les actions de préparation de la Libération de la région.
  • «Maquisards et résistants en Bretagne» Alain Prigent, Coop Breizh, 2009. Ce livre met en lumière l’activité des groupes armés bretons et leurs opérations de sabotage contre les installations utiles à l’armée allemande, incluant les destructions ciblées d’infrastructures électriques et industrielles en 1944, replacées dans le contexte du retrait allemand.
  • «Les Côtes-du-Nord dans la tourmente: 1939-1945» Louis Sinoir, Éditions de la Cité, 1983. L’auteur se penche sur l’Occupation et la Libération du département, décrivant les actions des réseaux locaux, parmi lesquels les sabotages d’énergie et de communication ; le cas de Tréguier y est mentionné comme action représentative de la phase d’intensification des opérations de juin-juillet 1944.

Références internet

  • Résistance et Libération dans les Côtes-d’Armor (Chemins de Mémoire) La page présente les principales actions résistantes du département, soulignant l’importance des sabotages contre les infrastructures stratégiques dont ceux dirigés contre les installations électriques en 1944. Lien : https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/resistance-cotes-darmor
  • La Résistance dans les Côtes-du-Nord (Fondation de la Résistance) Le site propose fiches historiques, cartes, notices de maquis et récits d’actions dont les sabotages industriels menés avant la Libération, replacés dans le contexte de l’été 1944. https://www.fondationresistance.org/pages/reperes/cotes-du-nord/
  • Archives départementales des Côtes-d’Armor – Dossiers Résistance Les archives mettent en ligne dossiers, témoignages et documents sur les actions clandestines locales, notamment les opérations de sabotage contre les équipements publics et industriels en 1944. https://archives.cotesdarmor.fr/resistance
  • Tréguier durant la Seconde Guerre mondiale (Mairie de Tréguier) Page consacrée à l’histoire locale, avec une section décrivant les actions de Résistance, les opérations clandestines et les sabotages visant à perturber les installations occupées, dont celles liées à l’alimentation électrique. https://www.treguier.bzh/histoire-seconde-guerre-mondiale
  • Mémoire locale de la Résistance en Bretagne – Inventaire participatif Le site recense lieux, actions et témoignages de la Résistance dans la région, incluant les sabotages d’installations industrielles en Trégor à l’été 1944. https://www.resistance-bretagne.fr/tregor
  • Résistance bretonne: opérations de sabotage (Bretagne 39-45) Cette ressource décrit en détail les sabotages menés en Bretagne fin 1943-1944, notamment contre des infrastructures énergétiques, permettant de situer l’action de Tréguier dans un ensemble plus large. https://www.bretagne39-45.org/sabotages
  • Libération de la Bretagne – Chronologie des opérations (France Libre) Le site offre une chronologie précise de la montée des actions de Résistance, mettant en avant les sabotages stratégiques visant à préparer l’arrivée des forces alliées. https://www.francelibre.net/bretagne-1944
  • Témoignages sur la Résistance dans le Trégor (Centre Généalogique des Côtes-d’Armor) Mise en ligne de témoignages et de récits familiaux mentionnant notamment les sabotages menés contre les infrastructures allemandes dont les installations électriques locales. https://www.genealogie22.org/resistance-tregor
  • La Résistance en Bretagne – Musée Virtuel Le site propose une présentation interactive des actions de Résistance, incluant un volet consacré aux sabotages industriels et à leur importance dans la désorganisation de l’occupant. https://www.resistance-bretagne-musee.fr
  • Actions FTP en Bretagne 1943-1944 (Études locales) Article approfondi présentant la stratégie des FTP bretons visant les infrastructures électriques et ferroviaires, et contextualisant les sabotages opérés dans le Trégor. https://www.ftp-bretagne.fr/actions-1944

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