Le réseau GALLIA a été créé en 1943 par le Bureau central de renseignements et d’action (BCRA) et les Mouvements unis de la Résistance (MUR) pour organiser le renseignement militaire en zone Sud, direction confiée à Henri Gorce‑Franklin alias « Franklin » . Il comptait environ 2 500 agents au printemps 1944 selon les MUR, tandis que l’Amicale Mémoire du réseau évoque jusqu’à 4 500 agents immatriculés au BCRA
Le réseau couvrait dès l’automne 1943 sept régions en zone Sud, avec une Centrale et des services à Lyon, regroupant dans un premier temps environ 1 902 agents . Il incluait plusieurs antennes comme GALLIA–Reims, Gallia‑RPA, Gallia‑Kasanga (avec Henriette Guiral) . Lyon constituait le cœur de l’organisation .
Il fournissait aux Alliés des renseignements sur les dispositifs allemands, les implantations et cibles, notamment après les débarquements de Normandie et de Provence .
Chefs et principaux responsables
Henri Gorce‑Franklin (alias Franklin), chef du réseau, compagnon de la Libération.
Eugène Claudius‑Petit et Albert Kohan étaient adjoints initiaux .
Jacques CHABAN-DELMAS, futur Premier ministre, est un cadre du réseau Gallia dans le Sud-Ouest.
Roger LEFORT, responsable de la zone Sud-Est, arrêté puis exécuté en 1944.
Paul MARTY, agent de transmission, tué lors d’une opération de sabotage en juin 1944.
Héros et morts
Yves Ouvrieu (alias Gilles ou Jean Orsini), contrôleur des céréales à Toulouse, chef régional du renseignement, abattu à Saint‑Girons le 27 mai 1944 avec Yvette GARRABÉ.
Yvette Garrabé, sténo‑dactylo, agent du réseau, tuée avec Ouvrieu .
Henriette Guiral (Réseau Gallia‑Kasanga), déportée et morte à Ravensbrück en mai 1945 .
Louis Blasi (alias « Fiat »), commissaire de police de Carcassonne, chef renseignement à Rodez, arrêté et fusillé le 17 août 1944 à Sainte‑Radegonde .
Fin du réseau
Le réseau poursuivit son activité jusqu’à la Libération, sans qu’on identifie un démantèlement brutal. Il se transforma en Amicale Mémoire en 1945 pour entretenir le souvenir des agents, devenue en 2000 l’Amicale Mémoire du réseau GALLIA
Références bibliographiques
- Le Réseau Gallia, 1943‑1944, mémoire de DEA de Jean‑Philippe Meysonnier, Institut d’études politiques de Paris, 1994. Étude universitaire détaillée du réseau, de son organisation à Lyon et en région Sud.
- Bruno Leroux, « Gallia », dans François Marcot (dir.), Dictionnaire historique de la Résistance française, éd. Robert Laffont, 2006. Notice rassemblant synthèse sur création, chefs et rôle du réseau.
Références internet
- Amicale Mémoire du Réseau GALLIA : site de l’Amicale fondée en 1945, présente l’historique du réseau, le nombre d’agents, ses bulletins et témoignages reseaugallia.org.
- Maitron Résistance – fiche Réseau Gallia (FFC) : liste des agents et pseudonymes, confirmation des actions et intégration au BCRA maitron.fr.
- SHD / FranceArchives – notice Réseau Gallia : inventaire d’archives, témoignages d’Henri Gorce‑Franklin, comptes régionaux francearchives.gouv.fr.