Le puits de Célas est situé sur la commune de Mons, Gard, France, à proximité du hameau de Célas. Les faits s’inscrivent dans le contexte de la répression allemande et collaborationniste dans le Gard durant l’été 1944, période marquée par une intensification des actions de la Résistance et par des représailles systématiques.
Dans ce secteur, plusieurs groupes de résistants liés notamment à l’Armée secrète et aux MUR tentent d’organiser des maquis. Le projet de maquis à Bouquet, conduit notamment par Hugues ZERBINI, s’inscrit dans cette dynamique. Les forces allemandes, appuyées par des éléments collaborationnistes, mènent des opérations de traque et de démantèlement.
Déroulement de l’événement
Les événements se déroulent entre le 9 juin 1944 et le 12 juillet 1944. Des résistants arrêtés dans la région d’Alès, de Salindres et de Bouquet, Gard, France, sont détenus, interrogés et pour certains torturés par les forces allemandes.
Après leur exécution, les corps sont dissimulés dans le puits de Célas. Ce procédé vise à faire disparaître les traces des exécutions et à empêcher l’identification des victimes.
Le 5 juillet 1944 marque une étape importante avec l’arrestation de plusieurs responsables du groupe de Salindres au mas de Quissargues, commune de Bouquet, Gard, France. Ces arrestations sont consécutives à une dénonciation selon les sources locales.
Les corps des victimes seront retrouvés après la Libération. Les sources locales et mémorielles indiquent qu’environ trente corps ont été découverts dans le puits.
Figures marquantes
Hugues ZERBINI, chef du groupe de résistance de Salindres, rattaché aux MUR et à l’Armée secrète, arrêté le 5 juillet 1944, exécuté le 12 juillet 1944.
Marcel PANTEL, adjoint de Hugues ZERBINI, arrêté le 5 juillet 1944 au mas de Quissargues, exécuté après détention.
Henri LANOT, membre du même groupe, arrêté dans les mêmes circonstances ; les sources consultées ne permettent pas de préciser avec certitude son sort final dans le cadre de cette recherche.
Lucien JALABERT, résistant ayant appartenu à différents maquis cévenols, capturé et exécuté ; il est associé dans les sources locales au charnier de Célas.
Victimes
Les victimes sont principalement des résistants locaux appartenant à différents groupes actifs dans le Gard, notamment autour d’Alès et de Salindres.
Les sources disponibles évoquent la découverte d’environ trente corps dans le puits de Célas. Une liste nominative exhaustive n’a pas été établie dans le cadre des sources consultées ici, ce qui constitue une limite documentaire qu’il convient de signaler.
Ces exécutions s’inscrivent dans une politique de terreur visant à briser les réseaux résistants en pleine montée des opérations de l’été 1944.
Survivants
Aucun survivant direct de cet épisode précis n’a été identifié dans les sources consultées. Les résistants arrêtés dans ce cadre ont, pour une part significative, été exécutés.
Résistants identifiés comme morts au puits de Célas (liste partielle et vérifiée)
Hugues ZERBINI, alias Zède
Chef du groupe de résistance de Salindres (MUR, Armée secrète).
Arrêté le 5 juillet 1944 au mas de Quissargues, Bouquet, Gard, France.
Exécuté le 12 juillet 1944.
→ Identifié comme victime du puits de Célas par sources concordantes (Maitron, Musée de la Résistance en ligne, sources locales).
Marcel PANTEL
Adjoint de Hugues ZERBINI.
Arrêté le 5 juillet 1944 au mas de Quissargues.
Interné au fort Vauban d’Alès puis exécuté.
→ Associé au charnier de Célas dans le Maitron et les sources locales.
Lucien JALABERT
Résistant passé par plusieurs maquis cévenols (Aire de Côte, Collet-de-Dèze).
Capturé puis exécuté.
→ Mentionné comme victime du puits de Célas dans les sources locales et le Maitron.
Conséquences
L’événement illustre la violence de la répression allemande dans le sud de la France à l’été 1944. Il entraîne la disparition de cadres locaux de la Résistance, notamment autour du groupe de Salindres.
Ces exécutions ont un impact local important, tant sur les structures résistantes que sur les populations civiles. Elles participent à renforcer, après la Libération, la mémoire des martyrs de la Résistance dans le Gard.
Le puits de Célas devient ainsi un lieu emblématique des crimes commis contre les résistants dans la région.
Mémoire et lieux commémoratifs
Un mémorial a été édifié sur le site du puits de Célas, commune de Mons, Gard, France. Une stèle de la Résistance a également été inaugurée en 1996 à Bouquet, Gard, France, rappelant l’arrestation des résistants au mas de Quissargues.
Ces lieux constituent aujourd’hui des points de commémoration des victimes et sont intégrés aux circuits mémoriels locaux.
Références bibliographiques
La Résistance dans le Gard, AERI, 2009. Ouvrage de référence régionale présentant les réseaux, maquis et événements du Gard, incluant les actions et la répression dans le secteur d’Alès et des Cévennes.
Les Cévennes dans la guerre 1939-1945, ouvrage collectif, Presses du Languedoc. Étude régionale permettant de replacer les événements de Célas dans le contexte militaire et social cévenol.
Dictionnaire des fusillés et exécutés par condamnation et comme otages ou comme résistants, Le Maitron. Base essentielle pour identifier les victimes de la répression allemande, dont plusieurs liées aux événements du Gard.
La Résistance en France, Olivier Wieviorka, Perrin. Ouvrage général permettant de comprendre les mécanismes de répression allemande à l’été 1944.
Histoire de la Résistance dans le Gard, publications locales et associatives. Documentation complémentaire sur les maquis cévenols et les exécutions de 1944.
Références internet
Mairie de Bouquet présente une synthèse historique du maquis de Bouquet et du charnier de Célas, avec description des arrestations, des exécutions et de la découverte des corps. https://www.mairiedebouquet.com/2016/09/1944-maquis-de-la-resistance-a-bouquet-et-charnier-de-celas/
Maitron des fusillés fournit des notices biographiques de résistants exécutés, notamment Hugues ZERBINI et Marcel PANTEL, permettant de documenter les victimes. https://maitron.fr/
Musée de la Résistance en ligne propose des notices individuelles confirmant les engagements, arrestations et exécutions de résistants du Gard. https://www.museedelaresistanceenligne.org/
Mémoire Vive de la Résistance contient la fiche du mémorial du puits de Célas, utile pour la mémoire postérieure de l’événement. https://mvr.asso.fr/memorial-du-puits-de-celas/
Archives départementales et sites mémoriels locaux du Gard apportent des éléments sur la découverte du charnier et la commémoration locale. Sources consultées via les publications municipales et associatives.
Sources consultées — date de vérification : 3 mai 2026
Mémoire Vive de la Résistance, fiche « Mémorial du puits de Célas » https://mvr.asso.fr/memorial-du-puits-de-celas/
Mairie de Bouquet, page « Maquis de la Résistance à Bouquet et charnier de Célas » https://www.mairiedebouquet.com/2016/09/1944-maquis-de-la-resistance-a-bouquet-et-charnier-de-celas/
Maitron Résistance, notices Hugues ZERBINI, Marcel PANTEL, Lucien JALABERT https://maitron.fr/
Musée de la Résistance en ligne, notice Hugues ZERBINI https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=20378
Fondation de la Résistance, bases documentaires générales consultées (aucune fiche spécifique identifiée)
Service historique de la Défense, consultation indirecte via cotes mentionnées dans le Musée de la Résistance en ligne
Mémoire des Hommes, aucune fiche événementielle spécifique identifiée pour le puits de Célas
Gallica BnF, aucune source directement exploitable identifiée dans cette recherche
Ordre de la Libération, aucune fiche spécifique liée directement à cet événement identifiée