Le maquis de Grandrupt se forme dans les Vosges, France, à l’approche de la libération de l’Est de la France en 1944. Il est initialement constitué par des membres du Groupement de Résistance des Vosges. Sa mission est de préparer le terrain pour les troupes alliées en harcelant les arrières de l’armée allemande dans le massif vosgien.
Le groupe est structuré de manière rigoureuse avec une forte influence de l’Armée Secrète. Il est implanté dans les zones boisées autour de Grandrupt-de-Bains, Vosges, France. Le commandement est assuré par des officiers et sous-officiers d’active ou de réserve, garantissant une discipline militaire.
Le maquis s’illustre par des combats acharnés en septembre 1944. Les résistants mènent des actions de retardement contre les colonnes ennemies. Le combat de la ferme de Viombois est l’un des épisodes les plus marquants, bien que situé à la limite du secteur, impliquant des membres rattachés à cette mouvance.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Il est étroitement lié au réseau Centurie et à l’Organisation de Résistance de l’Armée. Des contacts radio sont maintenus avec les services alliés pour coordonner les parachutages d’armes indispensables aux combats de montagne.
Chefs et figures marquantes
Lucien DIDIER dirige des éléments locaux et coordonne l’accueil des volontaires.
Paul ODINOT exerce une influence majeure sur la structuration des maquis vosgiens avant d’être capturé par les autorités occupantes.
Victimes et morts
Le maquis paie un lourd tribut lors des combats de septembre 1944. De nombreux jeunes résistants sont tués lors des engagements autour de la ferme de Viombois et de Grandrupt, Vosges, France. Les noms de ces victimes sont inscrits sur les monuments locaux.
Survivants identifiés
Jean-Marie LALLEMAND survit aux combats et participe activement aux commémorations d’après-guerre. Les survivants ont majoritairement rejoint la 1re Armée française pour la campagne d’Allemagne.
Fin du maquis
Le maquis est dissous lors de la jonction avec les troupes de la 7e Armée américaine et de la 2e DB à l’automne 1944. Les hommes sont alors incorporés dans les unités régulières pour les dernières batailles de l’Est.
Conséquences et mémoire
L’engagement à Grandrupt, Vosges, France, a permis de fixer des troupes allemandes qui auraient pu s’opposer plus efficacement à l’avance alliée. Un monument imposant à Viombois et des plaques à Grandrupt honorent la mémoire de ces combattants vosgiens.
Références bibliographiques
La Résistance dans les Vosges par Jean-Marie Chirol, Éditions du Sapin d’Or, 1980. Cet ouvrage décrit minutieusement les combats de l’été et de l’automne 1944 dans le département. Il apporte des détails sur le maquis de Grandrupt et son environnement stratégique.
Le maquis de Viombois par Jean-Pierre Harbulot, Éditions Place Stanislas, 2011. Bien que centré sur le combat de Viombois, ce livre explique la formation des maquis dans cette zone des Vosges.
Références internet
Fondation de la Résistance Le site propose des dossiers sur la résistance en montagne et dans les zones forestières de l’Est de la France. https://www.fondationresistance.org/
Mémoire des Hommes Base de données permettant de retrouver les fiches individuelles des résistants vosgiens. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/