Le Maquis de Faïta, également connu sous le nom de Maquis Vincent-Faïta, fut l’un des principaux groupes de résistants actifs dans la Haute-Vallée de l’Aude durant la Seconde Guerre mondiale.
Formé à la fin de l’été 1943, il a joué un rôle crucial dans la lutte contre l’occupation allemande et la collaboration du régime de Vichy.
Création et Organisation
Le Maquis de Faïta a été fondé à la fin de l’été 1943 par Victor Teisseyre, alias “Papa”, assisté de Loupia, alias “Blücher”, et de Foulquier de Chalabre.
Le groupe opérait principalement entre Chalabre, Courtauly et Sonnac-sur-l’Hers, dans le département de l’Aude.
Composé majoritairement de jeunes réfractaires au Service du travail obligatoire (STO) et de militants communistes, le maquis était structuré en petites unités mobiles, facilitant les actions de guérilla et les déplacements rapides pour échapper aux forces ennemies.
Actions et Réseaux
Le Maquis de Faïta a mené diverses opérations de sabotage, de renseignement et d’attaques contre les forces allemandes et la milice française.
Il a collaboré avec d’autres groupes de résistants, notamment le Maquis de Gaja-la-Selve, qui a rejoint le Maquis de Faïta en juillet 1944 après avoir été traqué par la milice.
Cette fusion a renforcé les capacités opérationnelles du groupe.
Le maquis a également participé à des actions coordonnées avec les Forces françaises de l’intérieur (FFI) et a reçu le soutien de la population locale, malgré les risques encourus.
Chefs et Héros
- Victor Teisseyre (“Papa”) : Fondateur et chef principal du maquis.
- Loupia (“Blücher”) : Adjoint de Teisseyre, responsable de l’organisation militaire.
- Foulquier : Membre fondateur, originaire de Chalabre.
- Joseph Alcantara (“Paul”) et André Riffaut (“Michel Gabin”) : Chefs du maquis tombés lors des combats de juillet 1944.
- Auguste Cathala : Habitant de Montjardin, il a été exécuté le 23 mai 1944 pour avoir aidé les maquisards, sauvant ainsi le groupe au prix de sa vie.
Morts et Fin du Maquis
Le 26 juillet 1944, le Maquis de Faïta a subi de lourdes pertes lors d’une attaque allemande à la source de Founroubado, près de Lairière.
Le lendemain, cinq maquisards ont été tués au col de la Flotte.
Ces attaques ont décimé le groupe, entraînant la mort de plusieurs de ses chefs.
Sous la direction de nouveaux leaders, le maquis s’est replié sur Salvezines et a fusionné avec le Maquis Jean Robert, poursuivant la lutte jusqu’à la Libération.
Références Bibliographiques
La Résistance dans l’Aude, par Julien Allaux, Éditions du Sapin d’Or, 1986.Cet ouvrage de 54 pages offre une vue d’ensemble des mouvements de résistance dans le département de l’Aude, avec des informations sur les différents maquis, y compris le Maquis de Faïta.
Résistances et clandestinité dans l’Aude, collectif, 2020. Ce document présente une analyse approfondie des réseaux de résistance et des actions clandestines dans l’Aude, mettant en lumière le rôle du Maquis de Faïta et de ses membres.
Références Internet
Maquis FTP Jean Robert & Faïta :Site dédié à la mémoire des maquis Jean Robert et Faïta, contenant des documents, témoignages et archives sur leurs actions durant la Seconde Guerre mondiale. maquisftp-jeanrobert-faita.org+3ladepeche.fr+3maquisftp-jeanrobert-faita.org+3
Chalabre 24h Actus :Article relatant le sacrifice d’Auguste Cathala, qui a permis au Maquis de Faïta d’échapper à une arrestation massive en mai 1944. L’Est Républicain+14chalabre24hactus.blogspirit.com+14chalabre24hactus.blogspirit.com+14
Maitron des Fusillés :Fiches détaillées sur les événements tragiques ayant touché le Maquis de Faïta, notamment les attaques de juillet 1944 à Lairière et au col de la Flotte.
Monument de Mémoire
À Chalabre, un monument aux morts situé avenue de la Gare rend hommage aux habitants tombés pour la France, incluant ceux de la Seconde Guerre mondiale.
Ce monument, érigé en 1923 et complété après 1945, est un lieu de mémoire pour les résistants locaux, dont les membres du Maquis de Faïta.
Chaque année, des cérémonies commémoratives sont organisées en juillet au monument de Salvezines et en forêt de Resclause, ainsi qu’en août dans les gorges d’Alet, pour honorer la mémoire des maquisards tombés, notamment le lieutenant américain Paul Swank et ses compagnons.