Groupe du Vagabond Bien Aimé (parfois désigné sous le nom de Réseau Vagabond).
Le groupe est créé au début de l’année 1941 à Paris, France. Il doit son nom au pseudonyme de son fondateur, l’industriel et officier de réserve René DUPUIS, dont le nom de code était “Vagabond”. L’objectif initial est la collecte de renseignements militaires et la constitution de dépôts d’armes.
Le groupe est initialement structuré autour de relations personnelles et professionnelles dans le milieu de l’industrie et de la bourgeoisie parisienne. Il se développe ensuite en cellules spécialisées dans le renseignement ferroviaire et industriel.
Le groupe se concentre sur l’observation des mouvements de troupes allemandes, l’identification des usines travaillant pour l’occupant et la cartographie des défenses côtières. Il organise également des passages vers la zone libre.
Le groupe est rattaché au réseau Hector (dirigé par le colonel Heurteaux) et plus tard au réseau Ceux de la Libération (CDLL).
René DUPUIS (dit Vagabond), chef du groupe. Arrêté en 1942, il est déporté et meurt au camp de concentration de Mauthausen en 1944.
Alfred GÉRARD, cadre du groupe, participe aux missions de renseignement technique. Arrêté et déporté, il survit à la guerre.
Victimes et morts René DUPUIS, mort en déportation le 25 mars 1944. Plusieurs autres membres arrêtés lors de la chute du réseau Hector en 1941-1942 ne sont pas rentrés de captivité.
Survivants identifiés Alfred GÉRARD.
Fin du réseau Le groupe est démantelé par l’Abwehr en 1942 suite à des trahisons internes et à l’effondrement progressif de l’organisation Hector. Les rescapés rejoignent d’autres mouvements de la zone nord.
Conséquences et mémoire Le groupe a fourni des plans précis de sites industriels parisiens aux services britanniques. Son action est honorée sur des plaques commémoratives à Paris.
Références bibliographiques
Le réseau Hector de Jean-Pierre Azéma, dans Revue d’Histoire de la Deuxième Guerre Mondiale, 1970.
L’armée de l’ombre de Henri Noguères, Fayard, 1967.
Références internet
Fondation pour la mémoire de la déportation Fiches de transport et de décès en camp. https://www.bddm.org/
Musée de la Résistance en ligne Historique des réseaux de la zone occupée. http://museedelaresistanceenligne.org/
Sources consultées Mémoire Vive de la Résistance, Fondation de la Résistance, Mémoire des Hommes, Gallica, Service Historique de la Défense. Date de vérification : 27 mars 2026.