Groupe d’action Casa (rattaché au réseau Andalousie) est formé en 1943 dans la région Sud-Ouest, France. Il s’agit d’une unité d’action rattachée au réseau de renseignement Andalousie, lui-même lié au BCRA (Bureau Central de Renseignement et d’Action). Le nom “Casa” fait référence au pseudonyme de son responsable.
Le groupe fonctionne comme une unité paramilitaire d’élite ou “groupe-franc”. Il est hiérarchiquement subordonné à la direction du réseau Andalousie mais dispose d’une autonomie opérationnelle pour les missions de terrain.
Les missions incluent la protection des agents de renseignement du réseau Andalousie, le transport de matériel radio, le sabotage de lignes ferroviaires et de communications, ainsi que des actions d’intimidation ou d’élimination contre des collaborateurs notoires. Le groupe participe activement aux combats de la Libération dans le secteur de Bordeaux et des Landes.
Le groupe collabore ponctuellement avec les FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) lors des opérations de l’été 1944.
Jean-Claude CAMORS (dit Casa), chef et fondateur du groupe. Engagé dans l’action clandestine dès 1942, il est tué au combat ou lors d’une mission en 1943.
Robert de LA ROCHEFOUCAULD, membre éminent du groupe, spécialiste des sabotages. Arrêté à plusieurs reprises, il s’évade et survit à la guerre.
Victimes et morts
Jean-Claude CAMORS, mort pour la France en 1943. Plusieurs membres du groupe sont tombés lors des embuscades contre les colonnes allemandes en retraite en août 1944.
Survivants identifiés
Robert de LA ROCHEFOUCAULD.
Fin du réseau
Le groupe est dissous après la Libération du Sud-Ouest en septembre 1944, ses membres étant intégrés dans l’armée régulière ou démobilisés.
Conséquences et mémoire Le groupe Casa a joué un rôle crucial dans la sécurité du réseau Andalousie, permettant la transmission de renseignements stratégiques vers Londres. Une stèle commémore les actions du réseau dans la région bordelaise.
Références bibliographiques
La liberté, c’est mon plaisir de Robert de La Rochefoucauld, Perrin, 2002.
Réseaux et services de renseignement de la France Libre de Jean-Marc Binot et Bernard Boyer, Flammarion, 2008.
Références internet
Mémoire des Hommes Dossiers administratifs des résistants et fiches de morts pour la France. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
Ordre de la Libération Notice sur les réseaux de renseignement de la France Libre. https://www.ordredelaliberation.fr/
Sources consultées Mémoire Vive de la Résistance, Maitron Résistance, Fondation de la Résistance, Mémoire des Hommes, Service Historique de la Défense. Date de vérification : 27 mars 2026.