La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

LAUSSEL André

André LAUSSEL, né le 30 janvier 1925 à Bédarieux (Hérault), mort le 20 juillet 1991 à Toulouse (Haute-Garonne).

Issu d’une famille héraultaise, André Marcel Edmond LAUSSEL est le fils d’Edmond LAUSSEL et de Marie-Louise LOUBÈRE. Orphelin de père très jeune, il grandit dans un contexte marqué par les difficultés matérielles et par la guerre qui s’installe en Europe. Avant-guerre, il est employé de bureau.

Engagement dans la Résistance

Dès 1940, alors qu’il n’a que quinze ans, il rejoint la Résistance à Toulouse. Avec d’autres élèves du collège Saint-Jude, il participe à la création d’un groupe clandestin dénommé « Légion gaulliste ».

En février 1941, sous le pseudonyme « Duroc », il adhère au mouvement Combat, d’abord dans des activités de propagande et d’information, puis au renseignement à partir d’avril 1941.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Les sources concordent pour le rattacher au mouvement Combat, puis à l’Armée secrète (AS), au sein d’un service de renseignements et d’un groupe d’action de l’AS.

Cette affiliation est explicitement mentionnée dans la base du Musée de la Résistance en ligne (AERI) pour la Haute-Garonne, et détaillée dans la notice biographique du site « Résistants d’Eysses ».

Missions et actions

Pendant l’été 1942, il reçoit une mission d’infiltration d’organisations nazies, collaborationnistes et miliciennes, dont la « Jeunesse de France et d’Outre-Mer ».

En novembre 1942, il rejoint le service de renseignements de l’Armée secrète et constitue parallèlement un groupe franc d’action immédiate, composé essentiellement d’étudiants. Intégré à l’état-major clandestin de la 4e région militaire, il participe à la structuration de corps francs de libération dans le secteur Toulouse-Ville, où il commande une section.

Arrestation / évasion / déportation

Arrêté à Toulouse le 1er août 1943, il est incarcéré à la prison Saint-Michel puis transféré à la prison militaire de la place Furgole. Il tente de s’évader sans succès. Jugé le 25 février 1944 par la section spéciale de la cour d’appel de Toulouse pour assassinat, détention et usage d’armes, ainsi qu’activité subversive, il est condamné à cinq ans de travaux forcés.

Transféré à la centrale d’Eysses le 14 mars 1944, il est remis aux autorités allemandes le 30 mai 1944, puis envoyé à Compiègne.

Il est déporté depuis Compiègne le 18 juin 1944 vers Dachau, où il est immatriculé 73643, puis passe notamment par les kommandos de Germering–Neu-Aubing et d’Augsbourg avant de revenir à Dachau.

 Libéré à Dachau le 29 avril 1945, il est rapatrié en France le 13 juin 1945.

Camarades de combat

Aucun camarade nommé n’est cité de manière nominative et recoupée dans les bases consultées pour cette fiche ; en conséquence, aucun nom n’est mentionné ici conformément aux règles fixées.

Retour à la vie civile

À son retour, il est affecté à la 5e région militaire et sert à la caserne Niel à Toulouse jusqu’au 8 juin 1946. Il s’engage à nouveau le 15 octobre 1946 au 6e Régiment de tirailleurs sénégalais et part au Maroc, mais les séquelles de la déportation entraînent de longs congés de maladie et il est déclaré définitivement inapte en 1956.

 Il reprend ensuite des études et obtient une capacité en droit. Marié le 2 juin 1965 à La Réole à Michelle Marguerite JEANTIS, il s’installe à Lavaur, devient conseiller juridique et expert agréé auprès des tribunaux, notamment sur les questions de pensions militaires pour anciens résistants, déportés et combattants volontaires.

En avril 1991, il est élu président de l’Union départementale des combattants volontaires de la Résistance du Tarn (UDCVR).

Décorations officielles

  • Médaille de la Résistance avec rosette par décret du 31 Mars 1947 JO 13 juillet 1947 Côte du dossier : 1O36081

La notice « Résistants d’Eysses » indique qu’il est titulaire de la Légion d’honneur et titulaire de la Médaille militaire, sans fournir  la référence de décret ou de nomination.

Absence confirmée après consultation de la Base Léonore – Légion d’honneur : aucun résultat strictement concordant retrouvé en recherche nominative en ligne (risque d’homonymie non écarté par décret).

Lieux de mémoire associés au résistant

Aucune rue, place, établissement scolaire, monument ou stèle portant explicitement le nom d’André LAUSSEL n’a été identifié dans les bases officielles et mémorielles consultées pour cette fiche. En l’état de la recherche, aucun lieu de mémoire nominatif ne peut être mentionné sans spéculation.

Références bibliographiques

Résistants d’Eysses. Dictionnaire biographique des détenus résistants de la centrale d’Eysses, collectif (site mémoriel associatif, notices sourcées SHD/DAVCC/CNMRF). La notice consacrée à André LAUSSEL rassemble un état civil, un parcours de Résistance (Combat, AS), les circonstances d’arrestation et de jugement à Toulouse, puis le trajet carcéral et la déportation à Dachau, avec matricule, kommandos, date de libération et éléments de parcours après-guerre.

Références internet

Résistants d’Eysses – Notice « André LAUSSEL ». Notice biographique détaillée (état civil, Résistance, arrestation, Eysses, Compiègne, Dachau, libération, retour, éléments de carrière), avec renvoi à des cotes d’archives (SHD, DAVCC) et un dossier CNMRF. https://www.resistants-eysses.fr/biographie/laussel-andre.html

Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance / AERI) – Fiche PDF « André LAUSSEL ». Mentionne l’alias « Duroc », les lieux d’action (Haute-Garonne) et l’appartenance à Combat puis à l’Armée secrète, confirmant l’inscription dans ces organisations. https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail_pdf.php?id=20408

Sources consultées, Date de vérification : 17 janvier 2026.

  • Maitron Résistance : absence confirmée après consultation (recherche nominative « André LAUSSEL »).
  • Fondation de la Résistance : consultée via le Musée de la Résistance en ligne (AERI) (fiche PDF trouvée).
  • Musée de la Résistance en ligne (AERI) : consulté (fiche PDF « André LAUSSEL », alias Duroc).
  • Mémoire des Hommes : absence confirmée après consultation (recherche nominative en ligne, aucun résultat exploitable sans risque d’homonymie).
  • Musée de la Résistance nationale – Champigny-sur-Marne : absence confirmée après consultation (aucune page nominative retrouvée).
    Ordre de la Libération : absence confirmée après consultation (pas de fiche « Compagnon de la Libération » au nom d’André LAUSSEL retrouvée).
  • Base Léonore – Légion d’honneur : absence confirmée après consultation (aucun dossier strictement concordant retrouvé).
    Gallica (BnF) : consultée (aucun document probant et nominatif sur le résistant identifié).
  • SHD – Service Historique de la Défense : site consulté, mais notice d’archives non accessible au moment de la recherche (erreur/timeout lors de l’ouverture).
  • Sites d’associations mémorielles locales ou de réseaux : consultés, notamment « Résistants d’Eysses » (notice biographique complète, avec cotes SHD/DAVCC/CNMRF).
  • Wikipédia : non utilisée pour la rédaction (aucune page probante et recoupée n’a été retenue).

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