André LAURENS, né le 14 mai 1920 à Sainte-Maure (Aube), mort à une date inconnue au KL Dachau (Allemagne).
Jeunesse et formation
Les sources consultées ne permettent pas d’établir son cursus scolaire ou sa formation initiale.
En 1940, il a 20 ans et est indiqué comme « marchand d’immeubles » ; son domicile n’est pas renseigné.
Engagement dans la Résistance
André LAURENS est présenté comme résistant dans la documentation mémorielle exploitée pour le département de l’Aube, sans que la nature exacte de son engagement (structure, chaîne hiérarchique, dates d’entrée) soit précisée dans la notice.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Aucune appartenance à un réseau ou mouvement précisément nommé n’est indiquée ; seule la mention générale « Résistance » et « lieux d’action : Aube » est donnée.
Missions et actions
D’après la notice de référence, il est dénoncé comme « chef gaulliste » à Paris par deux jeunes gens interpellés. Interrogé, il reconnaît avoir procuré de fausses cartes d’identité et de l’argent à des réfractaires au STO.
La même source indique parallèlement qu’il est « transporteur à Troyes au profit des Allemands » et qu’il aurait tenté de « rouler » les Allemands dans une affaire commerciale, ce qui conduit la notice à retenir un motif de déportation « double : résistance et préjudice porté aux occupants ».
Arrestation / évasion / déportation / exécution
Il est arrêté le 12 janvier 1944 à Troyes, à la demande d’un commissaire des Renseignements généraux de Paris (commissaire David), puis transféré dans la capitale.
Le 27 avril 1944, il est déporté vers Auschwitz dans le convoi dit des « déportés tatoués » ; à Auschwitz, il reçoit le matricule 185 869. Le 12 mai 1944, il est transféré au KL Buchenwald, puis à Flossenbürg (kommando de Kamenz), avant un dernier transfert au KL Dachau où il meurt à une date non précisée par la source.
Décorations officielles
Aucun décret nominatif de décoration (Médaille de la Résistance, Légion d’honneur) n’a été retrouvé pour André LAURENS dans les sources consultées pour cette fiche.
La notice consultée signale toutefois un élément administratif rare : il aurait obtenu à titre posthume le titre de « déporté-résistant », puis se le serait vu retirer dans les années 1950.
Lieux de mémoire associés au résistant
Aucun lieu de mémoire (voie, établissement, monument nominatif) n’a été retrouvé dans les bases et sites consultés pour André LAURENS ; toute mention en ce sens est donc écartée faute de source vérifiable.
Références bibliographiques
Livre-Mémorial des déportés de France arrêtés par mesure de répression et dans certains cas par mesure de persécution, 1940-1945, Fondation pour la Mémoire de la Déportation, Paris (édition en plusieurs volumes). Ouvrage de référence listant les déportés de France par transports, avec indications d’identité et de parcours ; la notice consultée y renvoie via la « Liste I.206 » correspondant au transport parti le 27 avril 1944 de Compiègne pour Auschwitz-Birkenau.
La Résistance dans l’Aube (CD/DVD-ROM), 2010. Source d’extraction explicitement citée par la notice consultée ; elle fournit la trame biographique (état civil, contexte d’arrestation, transferts, mention de retrait du titre de déporté-résistant) reprise par la base en ligne.
Hommes de l’Aube déportés (L–Z), Archives départementales de l’Aube, cote NA 10142. Répertoire/ensemble documentaire départemental cité dans la notice consultée, utilisé comme source de vérification locale pour les déportés originaires de l’Aube.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance / AERI), notice « André LAURENS » : fiche nominative détaillant l’état civil, la profession, l’arrestation, le convoi du 27 avril 1944, les transferts de camps et la mention du retrait du titre de déporté-résistant, avec renvoi aux sources (Liste I.206, Livre-Mémorial, AD Aube NA 10142, ONAC). Lien : https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail.php?id=6351
Amicale des Déportés Tatoués du 27 avril 1944, pages de contexte sur le convoi du 27 avril 1944 : ressources de cadrage sur le transport, ses effectifs et l’historique de l’amicale (utile pour contextualiser l’expression « convoi des tatoués », sans ajouter d’éléments biographiques individuels non sourcés).
Base de données sur la déportation (BDD-Mémorial), entrée relative à la liste I.206 (repère bibliographique autour des listes de transports et de leurs sources) : ressource d’orientation documentaire sur les listes et renvois cités dans les notices. Lien : https://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.206. URL : https://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.206