Gustave François LAGER, né le 30 mars 1913 à Alger, Algérie, mort le 2 octobre 1995 à Paris, France.
La notice de l’Ordre de la Libération présente Gustave Lager comme fils d’industriels, entré à Saint-Cyr en 1931, puis passé de l’armée de terre à l’armée de l’air en 1939 avant un stage à Melun puis à l’école de perfectionnement de Meknès. Wikipédia offre sur ce point une notice détaillée qui recoupe les grands jalons institutionnels et permet de développer l’après-guerre.
Son parcours relève de la France libre. En juin 1940, au moment de l’armistice, il refuse la défaite et décide avec ses camarades de partir pour Gibraltar afin de poursuivre le combat. L’Ordre de la Libération insiste sur le fait qu’il fait partie du petit groupe d’aviateurs partis du Maroc le 30 juin 1940.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les sources consultées le rattachent aux Forces aériennes françaises libres, puis à plusieurs unités aériennes, notamment le GRB 1, le groupe Franche-Comté et le groupe de bombardement Lorraine. L’Ordre de la Libération le donne Compagnon de la Libération par décret du 29 mars 1943.
Missions et actions
Le 30 juin 1940, il pilote l’un des Glenn Martin qui rejoignent Gibraltar ; son appareil transporte Pierre Aubertin et Pierre Tassin de Saint-Péreuse. Arrivé en Angleterre, il s’engage aussitôt dans les FAFL.
L’Ordre de la Libération détaille ensuite son action en Afrique, au Proche-Orient, puis son retour au combat en Europe. Wikipédia permet de compléter la succession de ses commandements et de ses campagnes.
Pendant la guerre, il participe à Dakar, au Gabon, à la campagne de Koufra, sert à l’état-major des FAFL à Beyrouth, puis commande dans différents cadres aériens en Afrique et au Levant.
Revenu en opérations au sein du Franche-Comté, il prend part à la campagne de France. Le 19 août 1944, son appareil est touché par la DCA allemande ; fait prisonnier à Toulon, il contribue quelques jours plus tard à la reddition de la garnison allemande de la ville.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées indiquent explicitement sa capture après que son appareil a été touché le 19 août 1944, puis sa participation à la reddition de la garnison de Toulon le 23 août 1944.
Camarades de combat
Les sources le relient directement à Pierre Aubertin, Pierre Tassin de Saint-Péreuse, Jacques Le Forestier de Vendeuvre, Jean-Pierre Berger, Bertrand Jochaud du Plessix, Robert Weill et Michel Meyrand dans le groupe des aviateurs du Maroc de juin 1940.
Retour à la vie civile
Après la guerre, Gustave Lager poursuit une importante carrière dans l’armée de l’air. Wikipédia détaille des commandements en métropole, en Indochine, en Allemagne, en Algérie et à Madagascar ; il est promu général de brigade en 1962 et prend sa retraite en 1966.
Décorations
- Compagnon de la Libération. Décret du 29 mars 1943. JO non retrouvé directement dans cette recherche.
- Médaille de la résistance par décret du 31 Mars 1947 JO 26 juillet 1947
- Grand Officier de la Légion d’Honneur
- Croix de Guerre 39/45 (6 citations)
- Croix de guerre des TOE
- Croix de la Valeur Militaire avec palme
- Médaille Coloniale avec agrafes “Koufra”, “Erythrée”, “Abyssinie”, “Libye”, “E-O”
- Médaille de l’Aéronautique
- Air Medal (USA)
- Grand Officier du Nicham Iftikar
- Commandeur de l’Ordre National de la République Malgache
- Côte du dossier : 1O34586
Source Ordre de la Libération.
Lieux de mémoire
Les sources consultées ne signalent pas, dans cette recherche, de lieu de mémoire individualisé autre que les ressources de l’Ordre de la Libération et les listes mémorielles de Compagnons.
Références bibliographiques
Cap sans retour, Germaine L’Herbier-Montagnon, Raoul Solar, Monaco, 1948. Ouvrage de contexte sur l’évasion du Maroc de juin 1940, cité dans les notices secondaires liées à Gustave Lager.
La Promesse de l’aube, Romain Gary. Référence citée dans l’environnement bibliographique des aviateurs de la France libre ; utile pour le cadre mémoriel, sans être centrée sur Gustave Lager.
Références internet
Ordre de la Libération. Notice institutionnelle détaillée sur Gustave Lager. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/gustave-lager
Wikipédia. Notice détaillée exploitée comme source secondaire complémentaire, en particulier pour l’après-guerre et les décorations non vérifiées par décret. https://fr.wikipedia.org/wiki/Gustave_Lager
Les Français Libres. Fiche secondaire utile pour la présence documentaire du personnage dans les réseaux mémoriels de la France libre. https://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=77665
Observations
Aucune notice MVR individuelle exacte retrouvée à son nom ; il est seulement cité dans la notice AUBERTIN et dans la notice TASSIN. Une page Wikipédia détaillée existe bien.
Sources consultées
Ordre de la Libération, notice « Gustave LAGER » : état civil, campagnes, unités, statut de Compagnon.
Wikipédia, notice « Gustave Lager » : compléments secondaires sur la carrière après-guerre et les décorations.
Les Français Libres, fiche Gustave François Lager : confirmation secondaire de présence mémorielle.