André LAFFARGUE est né le 24 septembre 1892 à Ligardes (Gers) et est décédé le 25 septembre 1994 dans la même commune, à l’âge de 102 ans.
Issu d’une famille gersoise, André LAFFARGUE poursuit ses études au lycée d’Agen avant d’intégrer l’École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1911. Il en sort en décembre 1913, affecté au 153e régiment d’infanterie de Toul.
Il complète sa formation à l’École supérieure de guerre de 1922 à 1924, où il a pour condisciple Charles de Gaulle.
Engagement dans la Résistance
Après la défaite de 1940, André LAFFARGUE est affecté à la commission d’armistice de Wiesbaden. En mars 1942, il prend le commandement du 6e bataillon de chasseurs alpins (BCA) à Grenoble. Suite à la dissolution de l’armée d’armistice en novembre 1942, il incite ses hommes à rester en contact et commence à cacher du matériel militaire pour une reprise future du combat. Il rejoint l’Organisation de résistance de l’armée (ORA) en mai 1943, puis l’Armée secrète (AS), devenant chef départemental de l’Isère en décembre 1943.
Sous les pseudonymes de « Roland » puis « Sylvain », André LAFFARGUE coordonne les maquis de l’Isère, organise des caches d’armes et forme des unités combattantes.
Il établit le camp de Malleval dans le Vercors, destiné à reconstituer le 6e BCA. Ce camp est attaqué et détruit par les Allemands le 29 janvier 1944, entraînant de lourdes pertes. Malgré cet échec, il continue à structurer la Résistance dans la région, préparant les maquis aux grandes manœuvres précédant la Libération.
Camarades de combat
Parmi ses camarades de combat figurent le commandant Albert de SEGUIN de REYNIÈS, le capitaine Alain Le Ray, le capitaine Pierre Tanant et le capitaine Hirschauer.
Retour à la vie civile
Après la guerre, André LAFFARGUE poursuit sa carrière militaire, atteignant le grade de général de corps d’armée. Il se retire ensuite dans sa commune natale de Ligardes, où il se consacre à l’écriture et à la préservation de la mémoire de la Résistance.
Décorations
André LAFFARGUE a été nommé commandeur de la Légion d’honneur et a reçu la Croix de guerre 1914-1918.
Références bibliographiques
- Fantassin de Gascogne. De mon jardin à la Marne et au Danube, par André LAFFARGUE, Flammarion, 1965.
Cet ouvrage autobiographique retrace le parcours militaire d’André LAFFARGUE, de la Première Guerre mondiale à la Seconde, mettant en lumière son engagement et ses réflexions sur la guerre. - Foch et la bataille de 1918, par André LAFFARGUE, Flammarion, 1968.
Dans ce livre, l’auteur analyse le rôle du maréchal Foch lors de la bataille de 1918, offrant une perspective stratégique sur les événements. - La victoire du “vieux renard”, par André LAFFARGUE, Flammarion, 1970.
André LAFFARGUE y décrit les tactiques militaires employées durant les conflits, illustrant ses propos par des exemples concrets tirés de son expérience.
Références internet
- Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Laffargue Biographie détaillée d’André LAFFARGUE, couvrant sa carrière militaire, ses engagements durant les deux guerres mondiales et ses publications.
- Simon Jones Historian : https://simonjoneshistorian.com/2014/03/05/infiltration-by-close-order-andre-laffargue-and-the-attack-of-9-may-1915/ Analyse de la contribution d’André LAFFARGUE à la tactique d’infiltration durant la Première Guerre mondiale, notamment lors de l’attaque du 9 mai 1915.
